-
Masters 1000 de Rome: Ruud surclasse Darderi et file en finale
-
Mexique: A Uruapan malgré la présence militaire, les habitants résignés à vivre dans la peur des cartels
-
La Bourse de Paris rattrapée par les craintes inflationnistes
-
Nouvelle plainte contre Patrick Bruel, accusé de viol par l'animatrice Flavie Flament
-
Décharges sauvages de Nestlé: l'annulation d'expertises-clés va être réexaminée
-
L'animatrice Flavie Flament annonce porter plainte pour viol contre Patrick Bruel
-
Tour d'Italie: Jonas Vingegaard s'impose en solitaire lors de la première arrivée au sommet
-
Allemagne: Manuel Neuer prolonge jusqu'à l'été 2027 au Bayern
-
Indonésie: le premier panda géant de l'archipel s'apprête à charmer le public
-
Aux portes de pays baltes en alerte, la résignation de Russes de Pskov
-
A Gaza, un mariage collectif au milieu des décombres pour "continuer à vivre"
-
Paternité du cliché de la "petite fille au napalm": Netflix jugé en 2027 pour diffamation
-
En Turquie, les mines "épuisent notre eau", dénoncent les riverains
-
Aux Emirats, Modi plaide pour un détroit d'Ormuz "ouvert et sûr"
-
Hantavirus: ce que l'Argentine sait, et ne sait pas, de son expérience du virus
-
Groenland: les minerais critiques au cœur d'une visite du ministre du Commerce français
-
Contre les fusillades scolaires, l'usage de drones expérimenté aux Etats-Unis
-
Wall Street ouvre en baisse, entre repli de la tech et remontée des taux obligataires
-
Cannes: John Travolta, une icône du groove à Hollywood
-
La RDC frappée par une nouvelle épidémie d'Ebola
-
La guerre au Moyen-Orient, un nouveau danger pour les vautours égyptiens en route pour les Balkans
-
Défense: KNDS avance vers la Bourse sans attendre la décision de Berlin
-
Danemark: la reine Margrethe a subi une angioplastie à l’hôpital
-
Vers un dénouement en Espagne pour les orques de Marineland
-
En Egypte, la guerre au Moyen-Orient pousse les agriculteurs à voir plus petit
-
Modi en tournée aux Emirats et en Europe avec des partenariats et la sécurité énergétique en vue
-
Frappes israéliennes dans le sud du Liban au deuxième jour des négociations à Washington
-
Ukraine: Kiev en deuil, échange de prisonniers avec la Russie
-
Dans l'est de la RDC, les civils, victimes de la guerre des drones
-
Epidémie d'Ebola déclarée dans la province de l'Ituri, dans l'est de la RDC, selon l'Africa CDC
-
Marineland vise un transfert des orques et dauphins en Espagne avant fin juin
-
Adolescent tué à Nantes: Nuñez promet de poursuivre la guerre contre le narcotrafic
-
Verdict attendu pour la star Saad Lamjarred, jugé pour viol
-
La transformation d'Harry Styles, idole des ados devenue une icône en solo
-
La Bourse de Paris recule face aux craintes inflationnistes, les taux grimpent
-
Rachat de SFR: les négociations entre opérateurs vont se poursuivre jusqu'au 5 juin
-
Rachat de SFR: les négociations exclusives avec Bouygues Telecom, Iliad et Orange prolongées jusqu'au 5 juin
-
Trump quitte la Chine en revendiquant des accords commerciaux "fantastiques"
-
Zimbabwe: la production de tabac décolle, tirée par des fermiers sous contrat
-
Ukraine: journée de deuil à Kiev après au moins 24 morts la nuit précédente
-
A Pékin, Trump revendique des accords commerciaux "fantastiques"
-
Ukraine: le bilan de l'attaque sur Kiev monte à au moins 24 morts
-
Modi part aux Emirats et en Europe avec des partenariats et la sécurité énergétique en vue
-
Marc Jacobs change de mains, passant de LVMH au duo américain WHP Global et G-III
-
Trump et Xi concluent le sommet des superpuissances, Trump revendique ses premiers gains
-
Procès OpenAI: Musk absent, Altman au premier rang pour les plaidoiries finales
-
Etats-Unis: la Cour suprême maintient temporairement l'envoi de la pilule abortive par la poste
-
Trump et Xi concluent le sommet des superpuissances à Pékin
-
Le directeur de la CIA à Cuba pour une réunion exceptionnelle avec les autorités de l'île
-
Ukraine: le bilan de l'attaque sur Kiev monte à au moins 21 morts
Brésil: vivre à Recife dans la peur d'être enseveli sous la boue
"Nous restons réveillés jusqu'au petit matin, avec la peur que la colline nous tombe dessus": Claudia do Rosario, comme d'autres habitants de Recife (nord-est du Brésil), craint tous les jours pour sa vie, alors que les glissements de terrain dus à des pluies torrentielles ont déjà fait plus d'une centaine de morts.
Dans le quartier pauvre de Vila dos Milagres, à quelques rues de sa bicoque au toit de tôle et aux murs roses suintant d'humidité, les fortes précipitations du week-end dernier ont provoqué des coulées qui ont tout emporté sur leur passage, ensevelissant de nombreuses habitations.
Mercredi après-midi, les autorités locales ont estimé à 120 le nombre de morts. Celui des personnes sans abri s'est elevé de son côté à 7.312.
Les voisins sinistrés "ont appelé les gens de la Défense civile plusieurs fois et personne n'est venu. Ce n'est que lorsqu'il y a eu des morts qu'ils sont venus. Ils attendent qu'il se passe la même chose ici pour venir?", lance cette femme de 43 ans sans emploi.
Même angoisse du côté de Maria Lucia da Silva. "A chaque fois qu'il pleut, la colline cède un peu... Nous sommes pleins d'appréhension ici. Nous appelons les autorités mais jusqu'à présent elles ne nous ont donné aucune solution, elles disent que la priorité, c'est la partie du quartier qui a été le plus touchée", avance la commerçante de 37 ans.
Là-bas, où se sont produits les glissements de terrain, les pompiers, les agents d'entretien et d'autres fonctionnaires s'activent ce mercredi à la recherche de personnes portées disparues, comme le constate un vidéaste de l'AFP.
- Zones exposées -
La mairie de Recife, la capitale de l'Etat du Pernambouc, a affirmé qu'elle avait ouvert des numéros de téléphone et de messagerie WhatsApp pour que les habitants fassent état des incidents. Selon elle, plus de 200 fonctionnaires se trouvaient mercredi dans ce quartier, oeuvrant dans "le nettoyage, l'assistance sociale, la défense civile et la santé".
Un refuge a été monté à Vila dos Milagres pour fournir assistance médicale, vêtements et articles de première nécessité aux sinistrés.
Entre vendredi soir et samedi matin, il a plu l'équivalent de 70% de ce qui est normalement attendu pour l'ensemble du mois de mai dans certaines zones de la capitale régionale.
Le président brésilien Jair Bolsonaro a survolé les zones inondées lundi et le gouvernement a débloqué un crédit de 1 milliard de réais (environ 198 millions d'euros) pour venir en aide aux sinistrés.
Le chef de l'Etat d'extrême droite avait été critiqué pour avoir dit que ce type de catastrophe, ce sont "des choses qui arrivent", après notamment une tragédie similaire qui a fait 233 à Petropolis, près de Rio de Janeiro (sud-est), en février.
D'autres inondations meurtrières avaient eu lieu à la fin de l'année dernière dans l'Etat de Bahia (nord-est), puis en janvier dans le sud-est, dans les Etats de Sao Paulo et Minas Gerais
Les experts expliquent ces épisodes par une combinaison de fortes pluies, exacerbées par le changement climatique, et l'implantation de quartiers entiers faits de logements précaires dans des zones escarpées à risque.
Le Centre national de surveillance et d'alerte des catastrophes naturelles du Brésil (Cemaden) estime que 9,5 millions de personnes au Brésil vivent dans des zones exposées aux glissements de terrain ou aux inondations, dont beaucoup dans des favelas - des bidonvilles - dépourvues de structures sanitaires de base.
B.Khalifa--SF-PST