-
Hantavirus: le Hondius attendu aux Pays-Bas, risque sanitaire toujours "faible" selon l'OMS
-
En plein conflit au Moyen-Orient, le G7 Finances à Paris au chevet de l'économie mondiale
-
L'OMS ouvre son Assemblée annuelle sur fond d'hantavirus et d'Ebola
-
Neuf jurés délibèrent sur le sort des créateurs de ChatGPT, attaqués par Musk
-
Défaits par la DZ Mafia, Félix Bingui et des rescapés du clan Yoda jugés à Marseille
-
Un "choc d'autorité" face aux raves et aux rodéos motorisés: le projet de loi Ripost arrive au Sénat
-
Festival de Cannes: à mi-parcours, Canal+ secoué et une compétition qui tarde à décoller
-
Nouvelle-Calédonie: le gouvernement engagé dans un contre-la-montre incertain au Parlement
-
Le ministre français de la Justice à Alger pour contribuer au dégel des relations
-
Corée du Nord: Kim veut renforcer la première ligne contre "l'ennemi juré" sud-coréen
-
NBA: Gilgeous-Alexander élu MVP comme l'an dernier, Wembanyama doit patienter
-
Espagne: l'Atlético Madrid rend hommage à "la légende" Griezmann, ému au larmes
-
Ligue 1: les tops et les flops de la saison
-
Top 14: La Rochelle corrige Toulouse et reste en course pour la qualification
-
L'Amérique trumpiste célèbre ses racines chrétiennes à Washington
-
Ligue 1: L'OM se console un peu avec la Ligue Europa
-
L1: le PSG termine par une défaite et s'inquiète pour Dembélé
-
Ligue 1 : Humilié par Lens, Lyon rate sa sortie et termine quatrième
-
Ligue 1: Lille file en Ligue des champions, Auxerre se sauve
-
Ligue 1: Nice, incapable de battre Metz, sera barragiste
-
Ligue 1: Nantes-Toulouse définitivement interrompu après un envahissement de terrain (officiel)
-
Frappe de drone près d'un site nucléaire des Emirats, qui se réservent le droit de riposter
-
Iran: nouvelles menaces de Trump, frappe près d'un site nucléaire émirati
-
Bulgarie: la gagnante de l'Eurovision de retour chez elle sous les applaudissements
-
Espagne: l'Atlético Madrid rend hommage à "la légende" Griezmann
-
Foot: Sunderland rêve d'Europe, West Ham face au cauchemar de la relégation
-
Tennis: Jannik Sinner, empereur à Rome et bien au-delà
-
Six nations: l'Angleterre écoeure les Bleues et garde son trophée
-
"Se battre sans relâche": un commandant ukrainien promet de nouvelles frappes en Russie
-
MotoGP: Di Giannantonio remporte un Grand Prix de Catalogne chaotique
-
La Bulgarie décroche sa première victoire à l'Eurovision, devant Israël
-
Foot: Old Trafford enchanté par Carrick, Sunderland rêve d'Europe
-
Tour d'Italie: tout en gestion, Vingegaard double la mise
-
Administration Trump et religieux conservateurs célèbrent les racines chrétiennes de l'Amérique
-
Emirats: frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah
-
MotoGP: Di Giannantonio remporte un Grand Prix de Catalogne très mouvementé
-
Espagne: le Parti socialiste de Pedro Sanchez menacé de perdre en Andalousie
-
Cannes: le président du jury Park Chan-wook rêve de faire un film en France avec des acteurs français
-
Congrès du Fatah: le fils d'Abbas monte en grade
-
Italie: Naples en Ligue des champions, la Juventus Turin en perdition
-
"Elle aurait pu tuer, tuer...": Modène meurtrie par une voiture folle
-
Emirats: incendie après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah
-
En plein désert, une démonstration de force de l'Armée nationale libyenne commandée par Haftar
-
Liban: frappes israéliennes dans l'est et le sud, le Hezbollah pointe "une impasse"
-
Affaire Epstein: "une dizaine" de nouvelles victimes se sont manifestées auprès du parquet de Paris
-
En Ukraine, l'armée mise sur des "essaims" de drones contrôlés par l'IA
-
Violences sexuelles: les plaintes contre Bruel "seront regroupées" au parquet de Nanterre
-
Meloni se rend auprès des victimes fauchées par un automobiliste à Modène
-
La Bulgarie crée la surprise en décrochant sa première victoire à l'Eurovision
-
Népal: deux nouveaux records au sommet de l'Everest
Météo-France: des satellites "nouvelle génération" pour une "nouvelle ère" de prévisions
Des images plus rapides et précises, de nouveaux capteurs d'éclairs ou d'atmosphère: avec les satellites Meteosat de troisième génération, Météo-France se dote d'un nouvel outil pour améliorer ses prévisions, notamment concernant les phénomènes extrêmes, amenés à se multiplier avec le changement climatique.
Cela faisait 20 ans que ce n'était plus arrivé. Le 13 décembre, un nouveau satellite géostationnaire (MTG), fruit de plus de plus de dix ans de recherche et construit par un consortium européen mené par Thales Alenia Space, doit être lancé par Ariane 5 depuis Kourou avec pour objectif de faire "entrer les prévisions météorologiques dans une nouvelle ère", déclare Susanne Dieterle d'Eumetsat, organisme gérant les satellites météo européens.
90% des données d'observation utilisées par les modèles de prévision de Météo-France proviennent des satellites météorologiques. Les 10% restants sont fournis par d'autres sources, comme les stations au sol.
Stabilisé sur trois axes, et non plus tournant comme son prédécesseur (ce qui occasionnait des temps où la Terre n'était pas visible) lancé en 2002, le MTG fournira des données toutes les 10 minutes, contre 15 précédemment, avec une meilleure résolution.
Il sera accompagné d'un capteur d'éclairs puis dans quelques mois d'un autre satellite inédit, avec un sondeur capable de retranscrire la composition de l'atmosphère (température, humidité ...). Le but? Analyser les phénomènes convectifs, ces mouvements de l'atmosphère à l'origine des orages et tempêtes. Mais aussi les feux de forêts, le brouillard ou les particules polluantes, la qualité de l'air n'étant actuellement analysée qu'à partir d'outils partant du sol (ballons, sondes...).
- Petite révolution -
En 2025 suivra un satellite jumeau (MTG-I2), qui se concentrera sur l'Europe à raison d'un scan toutes les deux minutes trente. Trois autres satellites semblables, en cours de construction, doivent leur succéder. Soit six engins pour un montant total de 4,3 milliards d'euros.
En France, ce sera le centre de météorologie spatiale (CMS) de Météo France de Lannion, crée en 1963, qui recevra en temps réel les données brutes de ces satellites. Avec pour mission de les convertir en images puis en cartes fixes ou animées à destination des prévisionnistes.
Sylvain Le Moal, un des responsables du CMS, s'attend à vivre une petite révolution. "Aujourd'hui on reçoit 330 gigaoctets de données brutes par jour. Avec la nouvelle génération, ça va être multiplié par 50", souligne-t-il.
"L'observation constitue la première étape de la prévision. Plus on a de données, et là ce sont des millions en plus auxquelles on aura accès, meilleures seront les prévisions", explique M. Le Moal, soulignant que depuis le premier satellite météo en 1960, "on gagne en moyenne un jour de prévision fiable tous les dix ans".
- Gagner du temps -
Les nouveaux instruments "vont vraiment changer la donne", estime Kenneth Holmlund, un des patrons de l'Organisation météorologique mondiale.
Ils permettront une "visualisation plus précise de certains types de nuages plus fins, comme ceux se formant à l'arrière des avions, qui peuvent influencer le réchauffement climatique et dont on ne sait pas grand chose aujourd'hui", note M. Le Moal.
"On aura également davantage d'informations sur les températures de surfaces de la mer, ce qui permettra de mieux voir des phénomènes comme les remontées d'eau froide ou chaude, l'un des facteurs aggravants des orages", ajoute-t-il, ajoutant que "sonder l'atmosphère permettra à terme de mieux comprendre les phénomènes dangereux".
De quoi mieux les anticiper ?
Pour Bertrand Denis de chez Thales, cela ne fait aucun doute: le temps d'alerte sur ce type de phénomènes sera "considérablement réduit".
Pour M. Le Moal, c'est certes "un pas important", mais un satellite "reste un instrument d'observation comme un thermomètre" et n'est qu'un des paramètres pour élaborer une prévision.
Certes, le capteur d'éclairs, avec "ses images toutes les millisecondes, a un énorme intérêt en terme de prévision immédiate, car aujourd'hui, on n'a que les impacts au sol. Donc on va gagner du temps. Mais, tempère-t-il, on restera sur une prévision de risques de survenue. Impossible de savoir où et quand exactement cela va tomber, en raison du caractère fortement instable et explosif de ces événements".
D'autant que pour l'analyse détaillée des précipitations, il faudra attendre la prochaine génération ... dans 20 ans.
F.AbuZaid--SF-PST