-
F1: Verstappen veut "rester" chez Red Bull, martèle son directeur Mekies
-
WTA 500 de Bad Homburg: première finale sur gazon pour Osaka juste avant Wimbledon
-
Médicaments non utilisés: un Français sur dix les jette encore à la poubelle
-
Championnats de France de cyclisme: Godon pour rempiler, Grégoire pour une revanche
-
Loukachenko sera toujours une menace pour l'Ukraine, selon l'opposante bélarusse Tikhanovskaïa
-
Les Bourses européennes clôturent en baisse: Paris -0,55%, Londres -0,21%, Francfort -1,29%
-
Séisme au Venezuela : une mère fouille dans les décombres, à la recherche de son fils disparu
-
Sous l'effet de la chaleur, les glaciers risquent une "très forte perte", alerte un glaciologue suisse
-
Golfe de Gascogne: la justice exige de l'Etat "un plan national d'actions" pour protéger les cétacés
-
Prison à vie pour l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Magdebourg
-
Epidémie d'Ebola en RDC: 304 morts et 1.115 cas, selon un dernier bilan
-
Une jeune lynx relâchée dans le massif des Vosges, une "première"
-
Wall Street ouvre en baisse, la tech de nouveau sous pression
-
Dans un bidonville italien, des travailleurs à bout de forces sous la chaleur
-
La Crimée placée en "situation d'urgence" après les attaques ukrainiennes
-
Le Japon se prépare à deux tempêtes tropicales, les pluies font deux morts à Taïwan
-
Japon: deux morts à Taïwan dans les inondations à l'approche de deux tempêtes tropicales
-
A Abidjan, pas question de se priver de la climatisation
-
"C'est de la survie": dans Paris écrasée par la canicule, une éprouvante quête de fraîcheur
-
Buckingham boudé par le roi: Charles ne s'installera pas dans le célèbre palais
-
Le procès en appel de Stéphane Plaza pour violences conjugales s'est ouvert à Paris
-
Mondial-2026: la France et l'Espagne pour compléter l'affiche des 16e
-
Wimbledon: Serena Williams défiera Maya Joint pour son grand retour en simple
-
Les Bourses mondiales ploient sous le poids des doutes sur la tech
-
Coup de chaleur, déshydratation, décompensation: les maux du chaud
-
Canicule en Europe: l'ONU juge "possible" qu'il s'agisse d'une vague de chaleur record
-
"On avait nos gourdes": plus de 850.000 collégiens ont passé le brevet en pleine canicule
-
En RDC, des mines géantes et une course mondiale aux minerais critiques
-
La CFDT adopte sa feuille de route pour les quatre ans à venir
-
L'UE ouvre une enquête contre Sanofi, soupçonné d'entrave à la concurrence
-
Deux tiers de la France en alerte canicule maximale, les hôpitaux sous tension
-
Un parc japonais aux "singes des neiges" va limiter ses visiteurs après une surfréquentation et des incivilités
-
L'Europe étouffée par la canicule, l'Allemagne en alerte à la chaleur extrême
-
L'exécution du budget 2026 "va être compliquée", estime Roland Lescure
-
L'AIEA plaide pour une vérification nucléaire "très poussée" en Iran
-
Cybersécurité: l'Insee visée par une attaque informatique, 12.800 personnes affectées
-
Birmanie: plus de 500 millions de dollars de drogues incinérés
-
Le pape appelle à "résoudre les conflits en tant qu’êtres humains et non comme des bêtes"
-
La Nouvelle-Zélande prédit une présence militaire chinoise "persistante" dans le Pacifique
-
Corée du Sud: l'ex-Première dame Kim Keon Hee condamnée à 7 ans de prison pour corruption
-
La Bourse de Paris prudente face à la défiance sur la tech
-
Privées d'alpages français à cause de la dermatose, les vaches suisses étouffent en plaine
-
L'UE veut renouveler le statut des réfugiés ukrainiens, mais le refusera aux hommes en âge de combattre
-
Les Bourses mondiales reculent face au regain de doutes sur la tech
-
Séisme au Venezuela: au moins 235 morts, la quête éperdue des survivants
-
"Le feu ne s'est jamais éteint pour nous": la douleur des victimes d'incendies en Grèce
-
Athlétisme: "profiter" et "aller le plus vite possible", l'été sans pression de Noah Lyles
-
Dans les zoos, les animaux "équipés" pour supporter la canicule
-
Dans les serres de tomates, ouvriers et bourdons à l'épreuve de la canicule
-
Canicules extrêmes, sécheresses intenses: une pépinière expérimentale prépare la forêt de demain
Dans les serres de tomates, ouvriers et bourdons à l'épreuve de la canicule
Des horaires allégés et des réveils plus matinaux: dans les serres de tomates bretonnes, les ouvriers agricoles doivent s'adapter à la chaleur étouffante, qui les fait transpirer à grosses gouttes. A l'instar des bourdons, qui pollinisent moins.
Il est à peine 09h00 dans la campagne verdoyante de Taulé, à quelques kilomètres au nord-ouest de Morlaix (Finistère), et la température extérieure avoisine déjà les 30°C.
"Aujourd'hui, ça commence à chauffer plus fort qu'hier", remarque Tomislav Stojanovic, chef d'équipe de 53 ans, hissé sur une nacelle au-dessus de la canopée des plants de tomates.
Dans ces immenses serres en verre qui s'étendent à perte de vue, le thermomètre n'affiche encore que 27°C, aidé par l'effet refroidissant de la transpiration des plantes.
"La plante se ventile et rejette de l'eau dans l'atmosphère, ce qui permet de faire baisser la température dans la serre", détaille Guénolé Kerbrat, maraîcher de 45 ans, qui exploite 9 hectares avec sa famille.
En plein soleil, la chaleur est cependant vite accablante. Pour parer à sa virulence, Tomislav a emporté casquette, bouteille d'eau et ventilateur sur son chariot élévateur. "Comme ça, j'ai un peu d'air quand il commence à faire trop chaud", dit-il.
En pleine canicule, "tu travailles pas bien, tu passes ton temps à boire de l'eau", lâche Ronan Le Borgne, 46 ans, transpirant sous son treillis et sa casquette Jurassic Park.
Et encore, "le matin, il fait bon, c'est agréable", explique l'ouvrier agricole, qui se félicite de terminer le travail à 13h00, alors que les températures maximales doivent avoisiner 36°C l'après-midi - 16 degrés au-dessus des normales de saison.
- Journée décalée et écourtée -
"Après 14h00, on ne pourrait pas travailler. Pour notre santé, ça serait insupportable", dit-il.
"On suffoquerait", confirme Lætitia Miossec, 37 ans, qui assure elle aussi ne pas souffrir de la chaleur précoce du matin. "Ça va, c'est supportable. Je m'adapte", dit-elle, malgré les gouttes qui perlent sous sa casquette.
Depuis que le thermomètre s'affole, M. Kerbrat a décalé les horaires de travail de ses salariés, qui commencent deux heures plus tôt - à 06h00 - et ne travaillent pas l'après-midi.
La journée de travail a même été écourtée d'une heure et demi lors des trois journées les plus chaudes de la semaine.
"On ne peut pas demander au personnel de travailler dans ces conditions exceptionnelles. On est moins efficace au bout d'un moment. Ça ne sert à rien de les faire travailler pour le principe", explique l'agriculteur aux mains noircies par la sève des plants de tomates.
Les postes de travail ont également été adaptés pour éviter aux équipes qui s'occupent du palissage d'être exposés au soleil en fin de matinée.
Quant aux ruches de bourdons, il a fallu tripler leur nombre pour s'assurer une bonne pollinisation. Car par cette chaleur, "les bourdons travaillent moins. Ils adaptent leurs horaires, comme nous", sourit M. Kerbrat.
"Il faut qu'on apporte plus de bourdons pour bien féconder nos fleurs. Sinon, il va y avoir des fruits en moins dans les grappes de tomates", ajoute-t-il.
Dans les années qui viennent, le maraîcher estime d'ailleurs qu'il va devoir investir pour s'adapter "aux conditions climatiques futures", en installant des écrans d'ombrage ou des systèmes de brouillard diminuant la température dans les serres.
- "Un cap est passé" -
"Avant, 30°C c'était dingue (en Bretagne, ndlr). Maintenant, c'est normal. On sent qu'un cap est passé et qu'on va avoir des canicules à répétition", remarque-t-il.
Région au climat tempéré, la Bretagne produit un quart des tomates françaises, avec 150.000 tonnes par an, cultivées quasi exclusivement sous serres.
Au-delà de la tomate, c'est toute la production légumière de la région, grosse productrice de choux-fleurs, artichauts et brocolis, qui pourrait être menacée par ces pics de chaleurs récurrents.
"C’est assez brutal", confirme Marc Kerangueven, président de la Sica de Saint-Pol-de-Léon, première coopérative légumière française.
"Je suis plutôt quelqu'un d'optimiste mais là, je suis inquiet", confie l'agriculteur. "Si ça continue comme ça, il va falloir évoluer. Nos cultures ne sont pas adaptées à ce genre de températures".
N.AbuHussein--SF-PST