-
Présidentielle en Colombie: salut militaire et K-pop s'invitent dans la campagne
-
Venezuela: dénonciation de mauvais traitements des prévenus au procès "PDVSA Cripto"
-
Plateforme Classés sans suite: quand des victimes dénoncent, en ligne, leurs agresseurs
-
Niger: des tirs entendus à l'aéroport de Niamey, possible attaque jihadiste
-
Fortes chaleurs: la SNCF supprime 71 trains Intercités
-
Grippe aviaire: 13.000 petits d'éléphants de mer morts sur une île australienne isolée
-
Niger: des tirs entendus à l'aéroport de Niamey
-
Renouveler la flotte: l'appel des pêcheurs à "lever les obstacles"
-
Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis
-
La Chine s'apprête à durcir les règles de concurrence autour des livraisons de repas
-
Fermer les écoles ou les laisser ouvertes malgré la chaleur: le dilemme des maires
-
Cuba restreint l'accès aux transports publics, faute de carburant
-
Avec des étés de plus en plus chauds, l'Inde apprend à s'adapter
-
Face à une crise de la presse qui s'aggrave, les syndicats tentent de mobiliser
-
Malgré les promesses, les robots humanoïdes à tout faire ne sont pas pour tout de suite
-
Palantir, ce "défenseur de l'Occident" dont les Européens se méfient
-
Les présidents américain et iranien signent un accord pour cesser les hostilités
-
Face aux attaques sur son système énergétique, l'Ukraine développe le renouvelable
-
Le réseau social W, concurrent européen de X, lance sa version publique
-
Mondial-2026: à New York, un moment suspendu pour la communauté haïtienne
-
L'un des présentateurs du "Daily Show" aimerait que Trump rende la satire moins facile
-
Déserts médicaux: Médecins Solidaires appelle les généralistes à la "mobilisation générale"
-
Cuba: le Parti communiste approuve un train de réformes vers plus d'économie de marché
-
Equateur: un chef de gang abattu dans le deuxième aéroport du pays
-
Royaume-Uni: législative partielle à haut risque pour Keir Starmer
-
La canicule s'installe, les 40 degrés en ligne de mire
-
New York célèbre ses héros des Knicks, titrés en NBA
-
Les Européens cherchent la parade face à la déferlante chinoise
-
Cuba: l'ex-président Raul Castro apporte son soutien à un train de réformes économiques
-
Mondial-2026: l'Angleterre de Kane montre ses muscles contre la Croatie (4-2)
-
Mondial-2026: Ronaldo et le Portugal patinent d'entrée
-
Wall Street recule après que la Fed évoque une hausse des taux
-
Les Etats-Unis et l'Iran dévoilent le texte de leur accord à deux jours de la signature prévue
-
Les dirigeants communistes cubains se réunissent pour impulser des réformes économiques
-
Sous Warsh, la Fed répète sa détermination à lutter contre l'inflation aux Etats-Unis
-
Mondial-2026: Le Portugal de Ronaldo piégé par la RD Congo (1-1)
-
Loi fast-fashion: accord trouvé entre députés et sénateurs
-
Canicule: Jeanbrun annonce une série de mesures pour faciliter l'adaptation des logements
-
Fed: les taux restent gelés mais un tour de vis n'est pas exclu à l'avenir
-
Ligue 1: décès d'Eric Roy, le coach qui a fait rêver Brest
-
Entassés dans un camp de fortune en Afrique du Sud, des milliers de Malawiens espèrent rentrer chez eux
-
Drones: MBDA adapte son bouclier au civil, Naval Group à l'armée de terre
-
Le Parlement adopte un texte pour relancer les investissements dans les barrages
-
Du G7 à VivaTech, la souveraineté numérique au coeur des débats
-
Sam Altman (OpenAI) au G7: "ne cédez pas vos responsabilités aux acteurs de l'IA"
-
Au G7, le revirement inattendu de Trump en faveur de l'Ukraine
-
Fortes chaleurs: de "bons réflexes" à adopter par tous, rappelle Santé publique France
-
G7 : Macron plaide pour une régulation de l'IA, mais met en garde contre la "non-coopération entre démocraties"
-
Pesticides, eau et loup: inquiétudes et fractures politiques autour de la loi d'urgence agricole
-
Les Bourses mondiales patientent avant la Fed, le pétrole nerveux
Antilles: pour sauver leurs bananes, les producteurs comptent sur une nouvelle génération d'OGM
C'est un champignon qui ravage les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique: la cercosporiose noire, contre laquelle les moyens de lutte autorisés sont peu nombreux. Pour le contrer, les producteurs antillais comptent sur les nouvelles techniques génomiques (NGT), ces "nouveaux OGM" sur lesquelles le Parlement européen doit se prononcer mercredi.
Sur les pentes de Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, Letycia Lavital traque la cercosporiose. Des feuilles qui jaunissent, se couvrent de taches brunes, et c'est le signe que le champignon est là.
Pour le combattre, la jeune exploitante a deux options. Soit elle effeuille les bananiers touchés, soit elle pulvérise des produits de biocontrôle avec un atomiseur de 35 kg. "Je suis en forte densité et en pente, donc je le porte sur le dos. À deux, c'est une journée entière de travail" pour ses quatre hectares, raconte-t-elle.
Présente aux Antilles depuis les années 2010, la cercosporiose n'est pas mortelle mais elle abime les plantations, réduit les rendements et menace la viabilité d'une filière qui fait vivre 530 exploitations en Guadeloupe et en Martinique.
Le contraste avec la concurrence sud-américaine est saisissant. "On n'est pas dans le même monde", résume Pierre Monteux, directeur général de l'Union des groupements de producteurs de bananes (UGPBAN).
"Eux ont l'avion qui passe, le drone, les tracteurs. Nous, on n'a plus rien", dit-il, expliquant qu'au Costa Rica ou en Équateur, une vingtaine de molécules de produits phytosanitaires sont autorisées, contre trois en France.
- Le "bout du tunnel" -
C'est dans ce contexte que les producteurs antillais attendent le vote du Parlement européen sur les NGT, qualifiées de "nouveaux OGM" par leurs détracteurs. Ces techniques permettent de modifier le génome d'une plante sans introduire d'ADN étranger, contrairement aux OGM transgéniques.
Un compromis trouvé avec les États membres assouplit les règles pour une partie des NGT, dites de catégorie 1. Sous réserve d'un nombre limité de mutations, les semences obtenues seront considérées comme équivalentes aux variétés conventionnelles.
Hormis sur un volet disputé des brevets, l'issue du vote ne fait guère de doute, les NGT étant soutenues de la droite au centre.
Pour la filière, qui produit 200.000 tonnes par an et fournit environ 20% du marché français, c'est l'espoir d'une banane tolérante à la cercosporiose. Avec des laboratoires partenaires, l'UGPBAN a déjà commencé à tester des variétés tolérantes, dont les premiers résultats sont jugés encourageants.
"On aura accès à ces vitroplants tolérants à la cercosporiose noire et c'est un peu le bout du tunnel pour notre filière", veut croire Pierre Monteux, qui prévient que la transition prendra plusieurs années. Six mille hectares, soit 12 millions de plants, seront à replanter.
Mais la prudence reste de mise. "Il faut faire très attention (...), parce qu'une variété peut résister à la maladie mais ne pas répondre au cahier des charges" du premier fruit consommé en France avec 13 kilos par habitant et par an, tempère Philippe Aliane, directeur général du groupement des producteurs de Guadeloupe.
- "Économie de la promesse" -
Au-delà des contraintes commerciales, c'est la pertinence même du pari NGT qui est questionnée.
"On est dans une économie de la promesse", met en garde Denis Loeillet, agro-économiste à l'Observatoire des marchés du Cirad, qui pointe l'incertitude sur la durée de tolérance des nouvelles variétés et le risque d'une dépendance aux brevets détenus par quelques semenciers.
Sans s'opposer aux NGT, il plaide pour des "solutions variétales" qui sortent de la monoculture de la cavendish, qui est quasiment l'unique banane cultivée commercialement dans le monde.
"Un bon système est un système diversifié, en termes de variétés et en termes d'organisation, parce qu'il y aura toujours des maladies", estime-t-il.
À Strasbourg, le texte devrait être soutenu par une majorité d'eurodéputés. Le vice-président du Parlement européen, le Réunionnais Younous Omarjee (LFI), a assuré à l'AFP qu'une partie de la gauche était favorable aux NGT au nom des "régions ultrapériphériques, en particulier pour la banane antillaise".
Seuls les Verts s'y opposent frontalement. "Si on voulait œuvrer à l'autonomie alimentaire, œuvrer à l'emploi dans les îles, on s'opposerait aux NGT et on chercherait d'autres solutions", plaide l'eurodéputée Marie Toussaint, qui regrette l'absence de débat sur ce qu'elle décrit comme "l'introduction d'OGM sur le territoire européen".
H.Jarrar--SF-PST