-
F1: dernier tour de piste à Zandvoort sous une marée humaine orange
-
Quatre morts en Ukraine et trois en Russie après de nouvelles frappes
-
Mondiaux de badminton: Alex Lanier, premier Français en finale du simple messieurs
-
Nigeria : des dizaines de civils tués et enlevés par des jihadistes dans le centre du pays
-
La Corée du Nord accuse le Japon de préparer une "guerre d'agression"
-
Dans les marais d'Harchies, conflit de voisinage franco-belge autour de la chasse au gibier d'eau
-
Vosges: la réintroduction du grand tétras a du plomb dans l'aile
-
Nucléaire: feu vert aux travaux préparatoires des futurs réacteurs EPR2 à Gravelines
-
"Emily in Mykonos": la jet-set et Hollywood vendent le tourisme grec aux Américains
-
Aux Etats-Unis, des terres rares extraites d'anciennes mines de charbon
-
Une voie ferrée ne menant nulle part : symbole des efforts solitaires de réconciliation de Séoul
-
Des mines du Maroc aux champs européens, le défi d'engrais moins chargés en cadmium
-
Au Soudan, le phénomène El Niño assèche les rives du Nil et menace les cultures
-
Au nom de l'érosion côtière, des restaurateurs sommés de rendre les clés
-
Tour d'Espagne: Bisiaux, Roglic, Van Aert... cinq coureurs à suivre
-
Faute d'accord, le Canada subit de nouveaux droits de douane américains punitifs
-
Pérou: évacuation de plus de 600 personnes sur un axe routier bloqué depuis cinq jours
-
Un navire sud-coréen sur le départ pour la route maritime de l'Arctique
-
L'heure tourne mais toujours pas d'accord commercial entre les Etats-Unis et le Canada
-
Ukraine : frappes russes meurtrières sur un centre commercial en plein jour
-
Trump, pressé de faire baisser les prix, lève temporairement les taxes sur le boeuf importé
-
Pérou : évacuation de plus de 300 personnes sur un axe routier bloqué depuis cinq jours
-
Ligue 1: sans recrue mais avec sérieux, l'OM débute parfaitement
-
Athlétisme: Audrey Werro enchaîne à Lausanne, Shericka Jackson se blesse
-
Wall Street termine une semaine mitigée sur une note positive
-
Ukraine : au moins 19 morts et plus de 130 blessés dans des frappes russes
-
L'attaque à l'épée dans un lycée en Suède fait un mort et trois blessés
-
Foot: les Girondins au bord du précipice après leur relégation confirmée en justice
-
Bolivie : le président Paz contraint de limoger son ministre de l'Economie en pleine crise
-
Meghan bientôt de retour au Royaume-Uni, malgré les blessures passées
-
Ukraine: au moins 18 morts et plus de 120 blessés dans des frappes russes
-
Cyclisme: Julian Alaphilippe annonce "la fin de sa carrière sportive" (réseaux sociaux)
-
Sous pression avant les élections, Trump réduit les taxes sur du boeuf importé
-
En Champagne, le défi des vendanges ultra-précoces cette année
-
Le méga-zoo Vantara du fils d'un magnat indien annonce un changement de cap
-
Des dizaines de milliers de préservatifs "non conformes" vendus en France ces derniers mois
-
Harry et d'autres célébrités contraintes de verser 9,5 millions de livres au Daily Mail
-
Attaque à l'épée dans un lycée en Suède: au moins trois blessés
-
Familles de France et la CGT s’inquiètent d’une remise en cause des avantages familiaux
-
La Bourse de Paris met fin à huit séances de baisse consécutives
-
Entre William et Harry, une réconciliation toujours hors d'atteinte
-
Influenceuse tuée dans le Gard : le suspect est un homme au lourd profil judiciaire
-
La forêt de Fontainebleau, en partie ravagée en juillet par le feu, rouvre au public samedi
-
Bronchiolite des bébés: deux traitements préventifs mieux remboursés
-
Tennis: trahi par un genou, Sinner renonce à l'US Open
-
Budget: le gouvernement en mode déminage et ballons d'essai avant un automne laborieux
-
Finale du Mondial-2026: l'Argentin Leandro Paredes suspendu dix matches par la Fifa
-
Le président iranien veut mettre fin à la guerre, jugeant l'Iran "en position de force"
-
Influenceuse du Gard: un suspect mis en examen pour assassinat
-
Wall Street repart en hausse grâce au retour de l'appétit pour le risque
Bruno Lafont, ex-patron de Lafarge désormais derrière les barreaux
L'ex-PDG de Lafarge, Bruno Lafont, 69 ans, dormira derrière les barreaux lundi soir, condamné à six ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris pour financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014, une décision dont il va faire appel.
Arrêté dans la salle d'audience et emmené par des policiers, l'ancien patron du géant français du ciment nie avoir été informé des versements aux groupes jihadistes et son avocate a aussitôt annoncé faire appel de la condamnation et déposer une demande de mise en liberté.
Lors du procès, celui qui avait dirigé le cimentier entre 2007 et 2015 a répété avoir "dit la vérité" et être "innocent". "Si j'avais été informé plus tôt (...), j'aurais décidé de fermer l'usine plus tôt et j'aurais pu épargner toutes ces souffrances", a assuré M. Lafont.
La justice française considère au contraire qu'il a été l'"artisan" du système de paiements aux groupes jihadistes, "étant au sommet de la chaîne hiérarchique", et qu'il avait décidé de maintenir l'activité de l'usine en Syrie, faisant un "choix purement économique".
Le tribunal a fustigé la "mauvaise foi" et la "lâcheté" de l'ex-patron, le condamnant à six ans d'emprisonnement avec incarcération immédiate, et 225.000 euros d'amende.
Les paiements aux groupes jihadistes, destinés à permettre à l'usine syrienne de Lafarge de continuer à fonctionner lors de la guerre en Syrie en 2013 et 2014, ont permis à ces groupes de "préparer des attentats terroristes", notamment ceux de janvier 2015 en France, a établi le tribunal correctionnel dans son jugement.
Pur produit des grandes écoles françaises, diplômé de HEC et de l'ENA, Bruno Lafont était entré chez Lafarge en 1983 via la direction financière, avant d'en gravir les échelons.
- "Bonaparte" -
C'est lui qui est à l'origine de l'absorption de Lafarge par le suisse Holcim en 2015.
Cet amateur de cigarillos et chewing-gum, au ton parfois cassant, devait devenir directeur général de ce nouveau numéro un mondial du béton, avant que Holcim ne revienne sur les accords et laisse entendre implicitement qu'il ne voulait pas de ce "Bonaparte" à la tête du futur groupe, selon la presse suisse à l'époque.
Son habilité lui avait finalement permis de sauver sa tête et d'obtenir la coprésidence pendant deux ans.
Ce rapprochement franco-suisse avait été décidé en raison des difficultés du groupe.
A son arrivée à la présidence de Lafarge en 2007, en effet, Bruno Lafont s'était heurté à la crise de la construction, coeur de l'activité du groupe, qui frappait alors l'Europe.
Il avait davantage positionné l'entreprise sur les marchés émergents, où les besoins en infrastructures et logements étaient plus importants et la croissance plus forte que sur les marchés matures. Des choix risqués, cependant: quelques années après des investissements conséquents en Egypte, le printemps arabe paralysait l'économie du pays.
Bruno Lafont avait aussi procédé à plusieurs cessions pour réduire la lourde dette de 16 milliards d'euros, afin d'améliorer la note de l'entreprise auprès des agences de notation.
Mais l'ampleur de l'endettement l'avait finalement conduit à la conclusion que son groupe ne pouvait pas faire cavalier seul.
Il aurait pu s'allier à des concurrents comme l'allemand Heidelberg Cement ou le mexicain Cemex, mais avait choisi le suisse Holcim pour une "fusion entre égaux" afin de créer un colosse mondial du ciment.
"J'ai proposé plusieurs fois à Lafarge de fusionner. Mais ils ont préféré devenir suisses avec Holcim", avait aussi confié à l'AFP Jean-Louis Beffa, l'ancien patron de Saint-Gobain, également présent sur le marché des matériaux de construction.
K.AbuDahab--SF-PST