-
Avec SpaceX, Elon Musk met un autre joyau de son empire en Bourse
-
Pluies diluviennes en Chine: le bilan grimpe à 22 morts et 20 disparus
-
Prêt à Kiev: l'UE va débloquer "mi-juin" une première aide budgétaire de 3,2 milliards d'euros
-
La loi américaine contre les deepfakes pornos entre en vigueur
-
Aux Etats-Unis, un mécontentement croissant face à la montée de l'IA
-
Stellantis veut ouvrir son usine de Rennes au chinois Dongfeng
-
En Ukraine, les amoureux des oiseaux observent une hécatombe
-
La Bourse de Paris à l'équilibre, entre hausse des taux et Nvidia
-
Entre Brésil et Australie, l'exceptionnelle odyssée de deux baleines
-
Corée du Sud: ultimes négociations pour éviter une grève géante à Samsung
-
"On se dispute pour un poulet" : La Paz asphyxiée par les barrages routiers
-
En Cisjordanie, lancer des pierres sur des soldats israéliens, et mourir à 15 ans
-
En Malaisie, passerelles aériennes et mobilisation pour un singe menacé
-
Xi et Poutine affirment le caractère "inébranlable" des relations sino-russes malgré les crises
-
Risques de pandémie: Ebola et l'hantavirus montrent que le monde demeure mal préparé, selon une experte
-
Verdict contre un ex-agent du renseignement autrichien accusé d'espionnage pour la Russie
-
L'UE prête à approuver la création de centres pour migrants à l'étranger
-
L'Australie recrute son prochain chien sauveteur de koalas
-
Play-offs NBA: les Knicks renversants, les Cavaliers s'effondrent pour débuter la finale à l'Est
-
Pékin annonce des pourparlers avec Washington pour réduire leurs droits de douane
-
Le président de Taïwan affirme que des "forces étrangères" ne peuvent pas choisir l'avenir de l'île
-
Ligue Europa: le quintuplé dans le viseur d'Unai Emery
-
Indonésie: Prabowo annonce un encadrement des exportations de charbon et d'huile de palme
-
Corée du Sud: grève à Samsung à partir de jeudi, au risque de bousculer l'économie
-
Xi et Poutine affirment le caractère "inébranlable" des relations malgré les crises
-
Corée du Sud: grève à Samsung Electronics à partir de jeudi, au risque de bousculer l'économie
-
Moment de vérité pour Emmanuel Moulin, auditionné par le Parlement pour la Banque de France
-
Elections en Nouvelle-Calédonie: le texte poursuit sa course à l'Assemblée
-
Pressée par Trump, l'UE parvient à un accord sur les droits de douane
-
Avec la défaite du député Massie, Trump confirme sa mainmise sur le Parti républicain
-
Angleterre: Mikel Arteta, le rebâtisseur des Gunners
-
Moyen-Orient: nouveau coup de chaud sur les marchés obligataires
-
Foot: Arsenal roi d'Angleterre après 22 ans d'attente
-
Le ministre américain de la Justice défend le fonds destiné aux alliés de Trump poursuivis en justice
-
Wall Street termine en baisse, minée par l'envolée du coût de la dette américaine
-
Hantavirus : autour d'Ushuaïa indifférente, la chasse au rat et à l'insaisissable virus
-
Le projet de loi d'urgence agricole a débuté son marathon dans l'hémicycle
-
Google promet un moteur de recherche qui agit pour vous
-
Violences sexuelles: des concerts de Patrick Bruel prévus en décembre annulés au Québec
-
Soupçon de détournement de fonds publics: Edouard Philippe sous la loupe d'un juge
-
Capture de rongeurs en Terre de Feu pour trouver un éventuel porteur d'hantavirus
-
Laits infantiles: un rapport parlementaire pointe les "lacunes" de l'Etat et des industriels
-
Pour le gouvernement américain, Anthropic risquait de "mettre en danger la vie de soldats"
-
Laits infantiles: un rapport parlementaire français pointe les "lacunes" de l'Etat et des industriels
-
L'Assemblée approuve 36 milliards d’euros supplémentaires pour les armées
-
Nouveaux échanges de menaces entre les Etats-Unis et l'Iran
-
Jugé pour le meurtre de Jonathan en 2004, un criminel allemand redit son innocence
-
Tour d'Italie: Ganna écrase le chrono, Vingegaard se rapproche du rose
-
Moyen-Orient: nouveau coup de chaud sur le marché de la dette publique
-
Trump parti, Poutine en Chine pour cimenter l'indéfectible amitié avec Pékin
Grèce: 36 accusés face à la justice trois ans après la catastrophe ferroviaire de Tempé
Trois ans après l'accident ferroviaire le plus meurtrier en Grèce, 36 personnes, dont d'anciens responsables des chemins de fer, comparaissent à partir de lundi devant la justice dans l'un des plus vastes procès de ces dernières décennies dans le pays.
La Cour de Larissa (centre) devra déterminer la responsabilité de chacun des accusés dans la collision frontale entre deux trains, le 28 février 2023, qui avait fait 57 morts.
Ce soir-là, dans la vallée de Tempé (centre), un train de marchandises avait percuté un train convoyant quelque 350 personnes d'Athènes à Thessalonique (nord).
Les deux trains avaient circulé sur la même voie pendant plus de 10 minutes sans déclencher aucun système d'alarme.
Les Grecs avaient alors découvert avec effroi les failles de sécurité de leur réseau ferroviaire, miné par des années de gestion indigente, et des systèmes de signalisation vétustes.
Leur modernisation accusait un retard de plusieurs années malgré l'octroi de fonds européens conséquents et les alertes des syndicats.
Aucun train ne circulera d'ailleurs lundi en Grèce en raison d'une grève qui se veut, selon le syndicat des cheminots, "un acte de mémoire collective, de protestation et de vigilance démocratique".
Trente-trois accusés répondent de charges criminelles et encourent des peines de prison pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité.
- Au moins 352 témoins -
Tous comparaissent libres même si certains ont effectué de la détention préventive.
Ce procès s'annonce comme l'un des plus importants par son ampleur en Grèce ces dernières décennies, relèvent des juristes.
Au moins 352 témoins de l'accusation devraient défiler à la barre, dont des survivants de cette collision qui avait soulevé une immense vague de colère dans le pays, jamais apaisée depuis.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont encore descendues dans les rues le 28 février à l'occasion du troisième anniversaire du drame.
Des survivants et des parents de victimes, pour beaucoup des étudiants de retour du week-end de carnaval, viendront témoigner dans l'enceinte de l'Université de Larissa où ce procès a été déplacé en raison des capacités d'accueil limitées du tribunal local.
Parmi les accusés figurent le chef de gare en poste ce soir-là à Larissa, Vassilios Samaras, peu expérimenté et interpellé le lendemain de l'accident, et deux autres chefs de gare qui avaient quitté leur poste avant la fin de leur service.
Ils sont accusés d'avoir commis "des actes dangereux pour la sécurité de la circulation ferroviaire (...) ayant eu pour conséquence la mort d'un grand nombre de personnes et des lésions corporelles graves pour un grand nombre de personnes", selon l'acte d'accusation consulté par l'AFP.
Des cadres et des employés de l'Organisme des chemins de fer de Grèce (OSE), le gestionnaire du réseau ferré, sont également jugés, deux hauts fonctionnaires du ministère des Transports, ainsi que deux responsables italiens de la compagnie des chemins de fer Hellenic Train, filiale des chemins de fer italiens, Ferrovie dello Stato.
- "Dissimuler l'affaire" -
Aucun responsable politique ne sera sur le banc des accusés, ce qui alimente la rancœur alors que le camp conservateur du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a été accusé par l'opposition et la société civile de couvrir les responsables du "crime de Tempé".
Deux anciens membres du gouvernement Mitsotakis font l'objet d'une procédure, mais aucun n'a comparu devant un tribunal.
Des preuves précieuses ont par ailleurs été perdues quand, quelques jours seulement après la collision, le site a été rasé au bulldozer.
"Jusqu'à maintenant tout visait à dissimuler l'affaire", a fustigé auprès de l'AFP Pavlos Aslanidis, dont le fils de 26 ans est mort dans l'accident et qui préside l'Association des familles de victimes.
"Nous n'allons pas vers un procès équitable mais nous serons là pour nous battre (...) pour que ceux qui sont responsables de la mort de nos proches aillent en prison", a-t-il ajouté.
Une manifestation est d'ailleurs prévue à l'ouverture du procès pour appuyer notamment leur demande de vérité sur "les causes structurelles qui ont transformé le chemin de fer en bombe à retardement".
La cheffe du Parquet européen, Laura Kövesi, avait assuré, en octobre dernier, que cette collision aurait pu être évitée si le système de signalisation avait été modernisé dans les temps avec les fonds de l'UE.
F.AbuZaid--SF-PST