-
Tour d'Espagne: Pogacar remporte le contre-la-montre à Monaco et revêt déjà le maillot rouge
-
Treize morts en Ukraine et en Russie dans de nouvelles frappes
-
Ligue 1: Thauvin frappe encore et Lens réussit ses débuts face à Auxerre
-
Droits de douane: le Canada prend des mesures de rétorsion contre les Etats-Unis
-
Attaque à l'épée en Suède: la police tente d'élucider le mobile
-
Rugby: quand les Bleues innovent avec un stage spécial "cinq de devant"
-
La forêt de Fontainebleau rouvre, les grimpeurs renouent avec leurs "bonnes vieilles habitudes"
-
Aux abords de Kinshasa, stopper Ebola sur le fleuve Congo
-
Un navire sud-coréen part vers l'Europe par la route maritime de l'Arctique
-
F1/GP des Pays-Bas: Russell enlève le sprint et Mercedes creuse l'écart au Championnat
-
Attaque à l'épée en Suède: la personne décédée est une élève de 17 ans
-
L'Indonésie va déployer des centaines de soldats pour lutter contre les incendies à Bornéo
-
F1: dernier tour de piste à Zandvoort sous une marée humaine orange
-
Quatre morts en Ukraine et trois en Russie après de nouvelles frappes
-
Mondiaux de badminton: Alex Lanier, premier Français en finale du simple messieurs
-
Nigeria : des dizaines de civils tués et enlevés par des jihadistes dans le centre du pays
-
La Corée du Nord accuse le Japon de préparer une "guerre d'agression"
-
Dans les marais d'Harchies, conflit de voisinage franco-belge autour de la chasse au gibier d'eau
-
Vosges: la réintroduction du grand tétras a du plomb dans l'aile
-
Nucléaire: feu vert aux travaux préparatoires des futurs réacteurs EPR2 à Gravelines
-
"Emily in Mykonos": la jet-set et Hollywood vendent le tourisme grec aux Américains
-
Aux Etats-Unis, des terres rares extraites d'anciennes mines de charbon
-
Une voie ferrée ne menant nulle part : symbole des efforts solitaires de réconciliation de Séoul
-
Des mines du Maroc aux champs européens, le défi d'engrais moins chargés en cadmium
-
Au Soudan, le phénomène El Niño assèche les rives du Nil et menace les cultures
-
Au nom de l'érosion côtière, des restaurateurs sommés de rendre les clés
-
Tour d'Espagne: Bisiaux, Roglic, Van Aert... cinq coureurs à suivre
-
Faute d'accord, le Canada subit de nouveaux droits de douane américains punitifs
-
Pérou: évacuation de plus de 600 personnes sur un axe routier bloqué depuis cinq jours
-
Un navire sud-coréen sur le départ pour la route maritime de l'Arctique
-
L'heure tourne mais toujours pas d'accord commercial entre les Etats-Unis et le Canada
-
Ukraine : frappes russes meurtrières sur un centre commercial en plein jour
-
Trump, pressé de faire baisser les prix, lève temporairement les taxes sur le boeuf importé
-
Pérou : évacuation de plus de 300 personnes sur un axe routier bloqué depuis cinq jours
-
Ligue 1: sans recrue mais avec sérieux, l'OM débute parfaitement
-
Athlétisme: Audrey Werro enchaîne à Lausanne, Shericka Jackson se blesse
-
Wall Street termine une semaine mitigée sur une note positive
-
Ukraine : au moins 19 morts et plus de 130 blessés dans des frappes russes
-
L'attaque à l'épée dans un lycée en Suède fait un mort et trois blessés
-
Foot: les Girondins au bord du précipice après leur relégation confirmée en justice
-
Bolivie : le président Paz contraint de limoger son ministre de l'Economie en pleine crise
-
Meghan bientôt de retour au Royaume-Uni, malgré les blessures passées
-
Ukraine: au moins 18 morts et plus de 120 blessés dans des frappes russes
-
Cyclisme: Julian Alaphilippe annonce "la fin de sa carrière sportive" (réseaux sociaux)
-
Sous pression avant les élections, Trump réduit les taxes sur du boeuf importé
-
En Champagne, le défi des vendanges ultra-précoces cette année
-
Le méga-zoo Vantara du fils d'un magnat indien annonce un changement de cap
-
Des dizaines de milliers de préservatifs "non conformes" vendus en France ces derniers mois
-
Harry et d'autres célébrités contraintes de verser 9,5 millions de livres au Daily Mail
-
Attaque à l'épée dans un lycée en Suède: au moins trois blessés
En Syrie, la facture d'électricité plus élevée que les salaires
Quand Hani Massalkhi est allé payer sa facture d'électricité jeudi à Damas, il a réalisé qu'avec les nouveaux tarifs en vigueur, la somme qu'on lui réclamait dépassait son salaire mensuel.
L'ancien ingénieur agricole, qui vit avec une retraite d'environ 58 euros par mois, est reparti du centre de recouvrement sans payer.
"D'habitude, ma facture varie entre 15.000 et 20.000 livres syriennes (moins de deux euros). Aujourd'hui, elle dépasse les 800.000!" (un peu plus de 60 euros), s'exclame-t-il.
En octobre, le ministère syrien de l'Énergie a augmenté les prix jusqu'à 6 .000 %, provoquant une onde de choc au sein d'une population déjà éprouvée par plus de treize ans de guerre.
"Où est-ce qu'on est censé trouver cet argent ?", soupire M. Massalkhi.
"Les gens sortent d'une crise, épuisés... Ils n'ont même pas les moyens de mettre de la nourriture sur la table", s'indigne-t-il.
Les autorités ont expliqué que l'augmentation vertigineuse des prix s'est faite "dans le cadre d'un projet de réforme du secteur de l'électricité et d'amélioration du service".
Des arguments inaudibles dans un pays dont l'économie a été ravagée par la guerre, où une vaste part de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et où le salaire minimum mensuel s'établit à 750.000 livres (63 euros).
Contacté par l'AFP, le ministère de l'Energie n'a pas donné suite.
- "Nous ne paierons pas!" -
Depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, le nouveau pouvoir islamiste dirigé par le président Ahmad al-Chareh promet régulièrement d'augmenter la production d'électricité dans le pays, où les coupures de courant peuvent durer jusqu'à 20 heures par jour.
Au cours de l'année 2025, les autorités de Damas ont signé des contrats et des accords pour importer du gaz depuis la Turquie et le Qatar. Elles espèrent également attirer les fonds et les investisseurs étrangers pour réhabiliter les infrastructures dévastées par la guerre.
La Banque Mondiale a chiffré à plus de 216 milliards de dollars le coût de la reconstruction en Syrie.
Les changements promis dans la vie de tous les jours se font attendre pour les Syriens.
Si les habitants de Damas reçoivent désormais en moyenne six heures d'électricité par jour, ceux qui vivent hors de la capitale restent majoritairement sans courant.
La hausse des prix "vise avant tout à empêcher l'effondrement financier du secteur de l'électricité", explique à l'AFP Mohamad Ahmad, économiste au centre de consultants Karam Shaar.
"Le coeur du problème n'est pas le prix en lui-même, mais plutôt l'érosion du pouvoir d'achat", ajoute-t-il, rappelant que nombre d'employés gagnent moins de 85 euros par mois.
Jeudi, quelques personnes se sont rassemblées devant le ministère de l'Energie pour protester contre la hausse des prix, scène inédite dans un pays où toute manifestation était proscrite sous Bachar al-Assad.
"Nous ne paierons pas", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les protestataires.
L'un d'eux, Mohammed Daher, fonctionnaire à la retraite touchant une pension mensuelle de 52 euros, a expliqué à l'AFP qu'il y avait seulement deux heures d'électricité par jour à Tadamon, dans la banlieue de Damas.
Habitué à scrupuleusement se rationner à domicile, il s'est dit "choqué de découvrir une facture qui dépasse les 350.000 livres (26 euros)", quand elle était auparavant de moins de 2 dollars.
"Nous n'utilisons pas l'air conditionné, et cette année nous n'avons même pas utilisé la chaudière", raconte Sawsan Zakzak, une militante féministe de 65 ans brandissant une pancarte sur laquelle on peut lire: "l'électricité est un droit".
"Nous ne faisons plus que de regarder un tout petit peu la télévision", dit-elle.
Q.Najjar--SF-PST