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Présidentielle au Chili: un duel entre deux candidats aux antipodes
Le second tour de la présidentielle chilienne opposera dimanche deux candidats que tout oppose : Jeannette Jara, la représentante d'une vaste coalition de gauche aux origines modestes, et le leader d'extrême droite José Antonio Kast, un catholique ultraconservateur déterminé à expulser massivement les migrants sans papiers.
- Kast l'ultraconservateur -
Favori des sondages, José Antonio Kast, 59 ans, est le benjamin d'une fratrie de dix enfants. Son père, qui a servi dans l'armée allemande, s'est installé au Chili après la Seconde Guerre mondiale et y a fondé une entreprise de charcuterie prospère.
Admirateur du défunt dictateur Augusto Pinochet (1973-1990), M. Kast, avocat de profession, est opposé à l'avortement, à la pilule du lendemain, au divorce et au mariage entre personnes de même sexe. Membre du mouvement Schönstatt, un courant catholique conservateur d'origine allemande, il est marié et père de neuf enfants.
D'un tempérament calme, il ne tombe pas dans les excès d'autres leaders d'extrême droite auxquels il est parfois comparé, comme le Brésilien Jair Bolsonaro ou l'Argentin Javier Milei.
"Il est perçu comme très sobre, très pragmatique, très posé et calme", déclare à l'AFP Amanda Marton, co-autrice du livre "Kast, l'extrême droite à la chilienne".
Toujours tiré à quatre épingles, il mène sa troisième campagne présidentielle.
Son programme tient en une promesse: lutter de manière implacable contre la criminalité et les étrangers en situation irrégulière qu'il tient pour responsables de la recrudescence de la délinquance. "Si cela ne se fait pas volontairement, nous irons les chercher" pour les expulser, menace-t-il.
Il a visité le Salvador de Nayib Bukele, l'Italie de Giorgia Meloni et la Hongrie de Viktor Orban.
Député pendant 16 ans, il a quitté l'Union démocratique indépendante (UDI) en 2016, estimant que le parti auquel il appartenait depuis des décennies avait abandonné ses principes conservateurs.
En 2019, il crée le Parti républicain, formation d'extrême droite qu'il dirige depuis.
Mara Sedini, porte-parole de sa campagne, défend son caractère. "Sur les choses pour lesquelles il faut être têtu, il est têtu, mais sur celles où il faut se montrer flexible et apprendre, il ne l'est pas".
- Jara, la communiste modérée -
Jeannette Jara, 51 ans, est née dans un quartier populaire du nord de Santiago, où elle a grandi avec ses grands-parents jusqu'à l'adolescence.
Militante communiste depuis l'âge de 14 ans, elle représente l'aile social-démocrate du parti et s'est distancée de ses positions les plus orthodoxes, affichant notamment son désaccord sur Cuba et le Venezuela, dont elle ne considère pas les gouvernements comme démocratiques.
"Elle se présente comme dissidente", observe auprès de l'AFP la journaliste Alejandra Carmona, autrice d'une biographie intitulée "Jeannette".
L'origine populaire de Mme Jara contraste avec celle de l'élite politique chilienne. Elle a travaillé comme cueilleuse de fruits et comme caissière avant de poursuivre des études supérieures et d'assumer des responsabilités étudiantes. Elle est diplômée en administration publique et en droit.
"Pour la première fois (...) une personne issue des milieux populaires peut accéder au pouvoir", a-t-elle déclaré à l'AFP avant le premier tour.
Elle s'est mariée à 19 ans alors qu'elle étudiait encore et est devenue veuve à 21 ans, après le suicide de son mari.
Ancienne ministre du Travail du président de gauche sortant Gabriel Boric, elle s'est imposée sur la scène nationale en réduisant la semaine de travail de 45 à 40 heures et en lançant une réforme du système privé de retraites.
Ses partisans vantent son charisme et sa capacité de dialogue.
"Elle comprend que pour parvenir à des accords, il faut aller au-delà de ses propres convictions", indique à l'AFP Dario Quiroga, l'un de ses proches conseillers.
En couple et mère d'un fils, elle défend un renforcement des contrôles migratoires et un programme de lutte contre la criminalité, des thèmes traditionnellement portés par la droite.
La candidate d'une vaste coalition de partis de gauche et de centre gauche propose aussi d'augmenter le salaire minimum à près de 800 dollars, soit environ 250 de plus que l'actuel, et de renforcer les droits des travailleurs.
A.Suleiman--SF-PST