-
L'UE en Algérie pour accélérer son approvisionnement en gaz
-
Crues: la Garonne, en vigilance rouge, déborde au sud-est de Bordeaux
-
L'Inde va acheter une centaine de nouveaux chasseurs français Rafale
-
L'ex-employé d'une crèche londonienne condamné à 18 ans de prison pour des agressions sexuelles d'enfants
-
La suite de "La Servante écarlate" lancera Séries Mania, qui promet une édition politique
-
Wall Street ouvre sans direction claire, attend l'inflation américaine
-
Madagascar: le bilan du cyclone Gezani grimpe à 38 morts
-
La tempête Nils baisse d'intensité, vigilance rouge crues maintenue
-
Ski alpin: Romane Miradoli, une si longue attente
-
L'Inde approuve l'achat de nouveaux chasseurs français Rafale
-
Après l'emploi, Wall Street attend sereinement l'inflation américaine
-
Sanofi évince son DG Paul Hudson, remplacé par la patronne de Merck
-
Des comptes pro-Kremlin utilisent les dossiers Epstein pour désinformer
-
Affaire Epstein : perquisitions chez l'ex-Premier ministre Thorbjørn Jagland
-
Syrie: la plupart des familles de jihadistes étrangers ont disparu du camp d'al-Hol
-
Nucléaire, renouvelables: le gouvernement dévoile enfin sa stratégie énergétique d'ici à 2035
-
Perquisitions à la Commission européenne dans une enquête sur la vente d'actifs immobiliers
-
Ukraine: sans chauffage, les plantes tropicales du Jardin botanique flétrissent
-
A Wine Paris, innover pour attraper de nouveaux consommateurs
-
Ariane 6: dernière ligne droite avant le vol inaugural pour Amazon
-
Mercedes-Benz: le bénéfice net s'effondre, les marges en chute libre
-
Restreints, bloqués, que se passe-t-il pour WhatsApp et Telegram en Russie?
-
Les 11-14 ans passent presque 2 heures par jour sur les réseaux sociaux et messageries, selon Médiamétrie
-
Les 11-14 ans passent presque 2 heures par jour sur les réseaux sociaux et messageries (Médiamétrie)
-
JO-2026: Federica Brignone championne olympique du super-G, Romane Miradoli en argent
-
Virus Nipah: risque de propagation faible au niveau mondial, selon l’OMS
-
L'UE promet de se réformer pour résister à la Chine et à Trump
-
Corée du Nord: Kim s'apprêterait à désigner sa fille comme héritière, selon Séoul
-
Grèce: les Cyclades emportées par la fièvre du béton
-
Compétitivité: Macron et Merz s'affichent ensemble, malgré les divergences
-
Tempête Nils: les vents violents font un mort, 900.000 foyers privés d'électricité
-
Sanofi évince son directeur général Paul Hudson, remplacé par Belén Garijo
-
Luxe: le patron d'Hermès raconte comment Jeffrey Epstein a fait le forcing pour l'approcher
-
Le CAC 40 dépasse les 8.400 points pour la première fois
-
Incendie en Suisse: vive colère des proches de victimes à l'arrivée des Moretti à une audition
-
JO-2026: Lucas Pinheiro Braathen trace sa route entre les portes et hors-piste
-
Dans les pays montagneux d'Asie centrale, le ski alpin patine encore
-
Sanofi: le directeur général Paul Hudson prend la porte après de récents revers
-
Madagascar: le bilan du cyclone Gezani s'alourdit à 35 morts
-
Le Venezuela s'apprête à adopter une loi d'amnistie historique
-
Nucléaire, renouvelables: le gouvernement dévoile enfin sa stratégie énergétique d'ici 2035
-
Mondial-2026: le prix des billets explose sur le site de revente officiel
-
Condamnation de Jimmy Lai: les journalistes hongkongais sur le fil du rasoir
-
Hommage aux victimes de la tuerie dans une ville canadienne en deuil
-
Le président taïwanais avertit que la Chine ne "s'arrêtera pas" si elle s'empare de Taïwan
-
JO-2026: ces drones qui poursuivent les champions pour plus de spectacle
-
JO-2026: avant le super-G, Federica Brignone déjà géante
-
JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais
-
Législatives au Bangladesh: les favoris battent le rappel de leurs partisans
-
NBA: Wembanyama enchaîne, les cadors se baladent à l'Est
Frontaliers, vos papiers : nouvelles règles, vieux souvenirs à l'entrée en Allemagne
Polonais, il s'était habitué à passer en Allemagne sans emporter ses papiers. Une période révolue avec les contrôles anti-immigration renforcés par Berlin qui donnent l'impression à Bartlomiej Bartczak de revenir vingt ans en arrière.
Sur le pont séparant Guben, petite commune allemande, de sa jumelle polonaise Gubin, un policier allemand lève à intervalles réguliers son panneau "Halt" ("Stop") rouge et blanc, à l'adresse des automobilistes.
Une scène en passe de devenir routinière avec l'annonce cette semaine par le nouveau gouvernement de Friedrich Merz du refoulement aux frontières de la plupart des demandeurs d'asile, "sauf les groupes vulnérables, comme les enfants et les femmes enceintes".
Ce nouveau tour de vis migratoire s'accompagne du déploiement de policiers supplémentaires aux points d'entrée vers l'Allemagne, déjà visibles vendredi le long de la frontière avec la Pologne, selon des témoignages recueillis sur place par l'AFP.
"Les souvenirs remontent à la surface", s'émeut Bartlomiej Bartczak, 47 ans.
- "On a vécu tout ça enfant" -
"On a vécu tout ça quand on était enfant, puis on a connu cette période sans contrôles aux frontières, sans papiers d'identité. Et soudain, on revient à cette époque", décrit ce consultant polonais, habitant de Gubin dont il fut maire sans étiquette pendant 18 ans jusqu'à l'an dernier.
Le gouvernement polonais a été l'un des premiers à exprimer son irritation, malgré les assurances de Friedrich Merz d'une action menée en concertation avec les pays voisins.
L'immigration appelle une "solution européenne commune", a averti la présidente de la Commission Ursula von der Leyen en recevant le dirigeant allemand vendredi à Bruxelles.
Guben et Gubin, deux villes d'environ 15.000 habitants, ne formaient autrefois qu'une seule cité qui fut divisée par la frontière germano-polonaise tracée le long de la rivière Neisse après la Seconde Guerre mondiale.
Le trafic restait fluide en fin de semaine d'une rive à l'autre, les policiers arrêtant les camionnettes et laissant passer les voitures.
"Les agents sont tellement expérimentés qu'ils savent reconnaître à la plaque d'immatriculation s'ils doivent effectuer un contrôle", affirme Fred Mahro, le maire de Guben l'allemande où de très nombreux frontaliers polonais viennent travailler.
- "Important d'agir" -
Cet élu de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti conservateur de Friedrich Merz, accueille avec satisfaction les nouvelles mesures qu'il souhaite "permanentes jusqu'à ce que les frontières extérieures de l'Europe soient sécurisées".
"Il était important d'agir", assure l'élu de 64 ans, reprenant les arguments du gouvernement qui entend enrayer la progression continue du parti d'extrême droite AfD, devenu première force d'opposition au parlement.
Les chiffres de l'immigration "sont trop élevés, la charge est trop lourde, les communes sont débordées, le système de santé est débordé, le système social est débordé", a affirmé cette semaine le nouveau ministre de l'Intérieur Alexander Dobrindt.
Au total, 250.945 personnes ont demandé l'asile en Allemagne l'an dernier, soit une baisse de 28,7% par rapport à 2023, après une hausse significative depuis 2020.
En décembre 2007, la Pologne est entrée dans l'espace Schengen de libre circulation et les postes-frontières entre Guben et Gubin ont disparu.
Mais le principe de libre circulation, l'un des socles de la construction européenne, a été malmené depuis cinq ans, d'abord face à la pandémie de Covid-19 qui a conduit à des restrictions aux frontières, puis avec le durcissement des politiques migratoires.
- Equilibre -
En septembre 2024, Berlin avait déjà rétabli des contrôles contre l'immigration illégale à l'ensemble de ses frontières, sous l'impulsion du chancelier social-démocrate Olaf Scholz qui avait froissé les voisins de l'Allemagne.
Alors qu'il accompagnait il y a quelques mois une délégation chinoise souhaitant implanter une usine dans la région, Bartlomiej Bartczak raconte avoir été "pris dans des embouteillages" inimaginables entre Berlin et la Pologne, à cause des contrôles, et il s'inquiète pour l'activité économique locale.
Tout en admettant qu'il faut "trouver un équilibre" entre "libre circulation" et "protection".
Plus d'un million de migrants, essentiellement des Syriens et des Afghans fuyant la guerre, avaient trouvé refuge en Allemagne durant la "crise migratoire" des années 2015-2016. Les demandes d'asile, qui avaient culminé à près de 900.000 en 2015 en Allemagne, se sont réduites au fil de la décennie.
U.Shaheen--SF-PST