-
Australie : la députée victime d'une attaque amputée des deux jambes
-
Ligue des champions : Kane/Konsa, une bataille d'Angleterre pour Bayern-Arsenal
-
Ligue des champions : enfin lancé avec le Real Madrid, Diomandé retrouve Leipzig
-
Ligue des champions : Florian Thauvin, le lensois providentiel
-
Ligue des champions : Lille reçoit Galatasaray pour débloquer son compteur
-
Un avion de chasse s'écrase près de Nancy, au moins un mort
-
A Madagascar, un poivre sauvage à sauver dans les forêts grignotées
-
L'émissaire de Trump en Russie pour une rencontre avec Poutine sur l'Ukraine
-
"Mainmise sur les médias" : des journalistes serbes sous pression à l'approche des législatives
-
A Rome, un hôpital met l'art au service des patients atteints d'un cancer
-
NBA : Wemby foudroyé par Oklahoma, les Sixers fâchent New York d'entrée
-
Corée du Sud : troisième essai pour reconduire un requin égaré vers la mer
-
NBA : Philadelphie fâche New York avec une victoire d'entrée contre les champions
-
L'émissaire de Trump attendu en Russie pour une rencontre avec Poutine sur l'Ukraine
-
Brésil : Lula et Bolsonaro veulent se disqualifier, les réseaux sociaux en cause
-
Procès Maradona : la défense plaide l'acquittement pour l'addictologue et la psychiatre
-
L'avenir de l'encadrement des loyers devant le Sénat
-
"Casseurs-payeurs": après les violences du 17 octobre, la réponse législative au Sénat
-
Distancé par YouTube sur les téléviseurs américains, Netflix ne rassure pas Wall Street
-
Premiers bénéfices pour SpaceX grâce au "cloud", Musk favorable à une fusion avec Tesla
-
Budget de la Sécu : le gouvernement sous le feu des critiques dès l'ouverture des débats
-
Lecornu reçoit les syndicats avant de nouvelles manifestations
-
Ligue des champions: Lucas Hernandez, l'invité surprise répond présent
-
Ligue des champions: le PSG continue son spectacle, même face au Barça
-
"Tensions" en France: inquiet pour la consommation, Carrefour réduit légèrement ses objectifs 2026
-
Et de deux... Boeing obtient la certification du 737 MAX 10, après celle du MAX 7
-
Albanie : le Premier ministre dénonce une "guerre hybride" derrière les manifestations violentes
-
En grande difficulté, GiFi va solliciter un redressement judiciaire
-
Wall Street clôture dans le vert, soutenue par les résultats d'entreprises et le pétrole
-
Après un demi-siècle, le mythique Orchestra Baobab parie sur une pétillante nouvelle génération
-
A la Maison Blanche de Donald Trump, le retour des turbulences à mi-mandat
-
Brésil : Lula veut disqualifier Flavio Bolsonaro pour "ingérence" de Meta
-
Procès Maradona : la défense demande l'acquittement du psychologue Diaz, l'accusé qui divise
-
Brésil : Meta assure que Lula et Flavio Bolsonaro sont traités de façon égalitaire
-
Ukraine : Zelensky salue le rétablissement du partage du renseignement américain
-
Ebola : un premier cas au Nigeria
-
Mairie de Limoges incendiée : interpellation de "l'un des suspects", lié à l'ultragauche
-
Sans enthousiasme, l'Assemblée s'empare du budget de la Sécu et ses économies massives
-
La Bourse de Paris termine en légère baisse, le "spread" au plus haut depuis 2011 en clôture
-
Le Rwanda pressenti pour accueillir le premier centre de migrants expulsés d'Europe
-
Kenya : neuvième cas d'Ebola
-
Zelensky rencontre Witkoff à Oslo pour remettre la diplomatie sur les rails
-
Le prince Harry veut "régler" les désaccords avec sa famille
-
Au Soudan, retourner dans les mines d'or, malgré les frappes égyptiennes meurtrières
-
Le Parlement roumain approuve un gouvernement pro-UE après des mois d'impasse
-
Brésil : Meta dit assurer un traitement égalitaire à Lula et Flavio Bolsonaro
-
Commerces pillés: des cagnottes de soutien virales sur les réseaux sociaux
-
Manifestations : le principal syndicat des livreurs indépendants demande la suspension des commandes dans les zones à risque
-
Une panne électrique sur Google Cloud perturbe les services de plusieurs banques britanniques
-
Merz annonce une manne d'investissements privés pour relancer l'Allemagne
En Moselle, 20 ans après, l'héritage du dernier puits de charbon de France
"On a la mine dans le coeur": pour une trentaine d'anciens mineurs de Moselle, l'attachement au charbon, même 20 ans après sa fermeture, le 23 avril 2004, reste présent et le travail de mémoire, indispensable.
Mardi marque les 20 ans de la fermeture à Creutzwald du puits de la Houve, dernière mine de charbon en France, après trois siècles d'exploitation.
Ces anciens mineurs ont voulu organiser une "commémoration" et non un "anniversaire", insiste auprès de l'AFP Serge Wernet, président de l'amicale des mineurs-sapeurs de cette commune frontalière de l'Allemagne.
M. Wernet, qui y a travaillé de 1977 à sa fermeture, se remémore, ému, "cet univers à part", "hostile", mais marqué par des travailleurs "très solidaires, unis".
A la Houve, une "petite mine", il y a eu jusqu'à 2.500 mineurs employés, bien moins qu'à Freyming-Merlebach, à quelques kilomètres de là, avec "5.000, 5.500 mineurs", selon M. Wernet. C'est cette dernière qui aurait dû sceller trois siècles d'histoire charbonnière française, mais elle a fermé plus tôt à la suite d'un coup de terrain.
Après la Seconde Guerre Mondiale, quelque 300.000 personnes travaillaient dans les mines de charbon en France.
Le gisement de la Houve, "pas très riche", était "très éloigné du puits. Tous les jours, on avait une bonne heure de transport pour aller au chantier", se souvient-il. "C'était une ville souterraine, on se croyait dans le métro".
- "Une déchirure" -
La fin annoncée du charbon a commencé à se faire sentir dans les houillères à partir des années 1980, selon Bernard Starck, ancien responsable de service et électromécanicien à la Houve.
Après avoir débuté dans le privé, il est venu au fond "pas pour le salaire, mais pour les avantages en nature, car je comptais me marier", relate-t-il. Parmi eux, le logement ou encore une sécurité sociale spécifique.
La mine, c'était aussi les combats sociaux, rappelle-t-il. Au milieu des années 80, les embauches étaient gelées à la Houve.
Et "si on n'embauche plus, on ferme", savaient déjà les travailleurs. "Pour nous, ça a été une déchirure. On n'avait pas envie de partir", insiste Bernard Starck, malgré un "Pacte charbonnier" avantageux qui préparait la fermeture des mines. Signé dès 1994, il garantissait un emploi dans le cadre d'un congé de fin de carrière.
Ce "pacte" permettait à l'Etat d'exprimer la "reconnaissance de la Nation pour une profession qui a contribué au redressement économique de la France", selon le site internet des Charbonnages de France, et définissait les conditions d'arrêt de l'exploitation en 2005, une échéance ensuite ramenée à 2004.
Le Pacte assurait un niveau de ressources correct ainsi que la gratuité du logement "à vie" et des garanties de mobilité interne pour les plus jeunes.
A Creutzwald, 20 ans après, une exposition et des animations ont permis aux habitants, qui ont "tous un père, un grand-père, un oncle qui a travaillé à la mine", de se replonger dans l'épopée du charbon, explique le maire de la commune, Jean-Luc Wozniak. Sinon, la mine, "c'est deux ou trois lignes dans un livre d'histoire".
- Maintien de l'emploi -
Il y a "un avant" le charbon et "un après", souligne M. Wozniak. En plus de fédérer, la mine faisait l'activité économique de tout un territoire, note-t-il.
Il y avait donc un enjeu à l'échelle du territoire d'anticiper la fermeture et de développer d'autres industries. "On a réussi à avoir quasiment sur toute la période un maintien de l'emploi", souligne Isabelle Prianon, directrice générale des services à la communauté de communes de Warndt. De nouvelles zones d'activités ont vu le jour et l'industrie s'y est développée.
Pour les mineurs de Creutzwald, une déception demeure toutefois: du puits, tout a été rasé. Pas un chevalement ne subsiste.
Et si, avec cet attachement, la mine est "dans le coeur" de certains, elle est aussi dans les voies respiratoires d'autres ouvriers, souffrant de silicose ou de cancers, rappelle M. Wernet.
Tous n'ont pas été reconnus comme atteints de cette maladie et des actions en justice sont en cours dans certaines régions de France pour faire reconnaître la part de responsabilité de leur ancien employeur - l'Etat - dans ces maladies.
D.AbuRida--SF-PST