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Pour une pilote américaine transgenre, les conséquence très concrètes d'une campagne de désinformation
Plaçant précautionneusement son arme sur le comptoir de sa cuisine, la pilote militaire transgenre Jo Ellis explique qu'elle ne quitte plus son domicile sans être armée depuis qu'elle est accusée en ligne, et à tort, d'être impliquée dans une collision mortelle. Ce qui lui vaut de recevoir un torrent de haine en ligne.
Sa carrière de pilote d'hélicoptère pour la Garde nationale de l'Etat américain de Virginie est en suspens depuis la publication la semaine dernière d'une note de service du Pentagone indiquant que les personnes transgenres seront expulsées de l'armée, sauf dérogation spéciale.
Aux États-Unis, les droits des personnes transgenres sont un sujet brûlant, l'un des volets des guerres sociétales qui divisent les camps républicain et démocrate, et Donald Trump en a fait un aspect central de sa campagne présidentielle en 2024. Il a promis de mettre fin au "délire transgenre".
Arrivé au pouvoir, il a pris une série de décrets parmi lesquels la reconnaissance de seulement deux sexes, masculin et féminin, et la restriction des procédures de transition de genre pour les personnes âgées de moins de 19 ans.
Sur les réseaux sociaux, des dizaines de milliers de publications ont faussement accusé Jo Ellis, 35 ans, d'être la pilote de l'hélicoptère militaire qui est rentré en collision avec un avion de ligne fin janvier à Washington - un accident qui a fait 67 morts au total, ne laissant aucun survivant.
"Quand j'ai réalisé la proportion que prenait cette affaire et que j'ai vu les commentaires, la première chose que je me suis dite est: +"Est-ce que ma famille est en sécurité?", explique-t-elle à l'AFP dans son appartement de Richmond, en Virginie.
- "Nous sommes des cibles" -
"J'ai pris une sécurité privée armée pour chez moi et j'ai fait mes valises", explique-t-elle en montrant ses armes à feu.
Dans la foulée, elle a temporairement fait déménager sa famille et a publié sur Facebook une vidéo montrant qu'elle était vivante - et donc pas la pilote de l'hélicoptère.
Elle voit les accusations et l'hostilité qui la visent comme un impact bien réel de la désinformation qui touche les personnes trans, déjà ciblées par la rhétorique de nombreux responsables politiques républicains.
"Maintenant, nous sommes des cibles", estime-t-elle.
En ligne, plusieurs personnes ont suggéré que ce serait sa haine pour Donald Trump qui l'aurait poussée à conduire son hélicoptère dans un avion de ligne.
Une accusation qu'elle trouve bizarre pour une personne comme elle "qui a plus voté républicain que démocrate" dans sa vie.
Ses supérieurs hiérarchiques l'ont assurée de leur soutien et l'ont informée que la note du Pentagone ne leur avait pas été officiellement transmise, l'encourageant donc à continuer son activité de pilote.
"Je vais continuer de faire mon travail", explique Jo Ellis.
"Je ne suis pas sûre de remplir les critères pour bénéficier d'une dérogation spéciale, mais j'épuiserai tous les recours pour continuer à servir sous les drapeaux", promet-elle.
Dans un texte publié sur internet récemment, Jo Ellis explique qu'elle a commencé à reconnaître chez elle des signes de dysphorie de genre à l'âge de cinq ans, mais les a cachés à sa famille, religieuse et conservatrice.
Plus jeune, elle a essayé d'être "plus masculine", espérant que cela la "guérisse", dit-elle.
Lorsqu'elle a prévenu sa hiérarchie en 2023 qu'elle allait commencer sa transition de genre, elle se souvient avoir reçu "un large soutien".
"Si j'étais dans l'armée aujourd'hui et que je n'avais pas commencé ma transition, je réfléchirais à ne pas le faire. Ou à quitter l'armée", ajoute-t-elle en blâmant "les politiques actuelles".
H.Nasr--SF-PST