-
La Nasa sert-elle des pâtes? L'astronaute italien prépare une mission al dente
-
Le Pakistan mène de nouvelles frappes meurtrières sur l'Afghanistan
-
Mondial et produits dérivés: un jeu simple avec un ballon et à la fin, c'est le commerce chinois qui gagne
-
Un ostéopathe condamné à 17 ans de réclusion pour des viols et agressions sexuelles en série
-
Patrick Bruel, l'idole d'une génération rattrapée par des soupçons d'agressions sexuelles
-
Le suspect de l'attaque de Belfast devant un juge, au lendemain de violences anti-immigrés
-
Indonésie: prison ferme contre des militaires pour une attaque à l'acide contre un militant des droits humains
-
L'Arabie saoudite lance sa nouvelle compagnie nationale Riyadh Air sur fond de guerre au Moyen-Orient
-
Eric Trappier, le Français du "faire seul" qui a fait basculer le Scaf européen
-
Venezuela: sans la main de fer de Maduro, la rue renaît
-
"Vallée de l'IA": comment la région Hauts-de-France séduit les investisseurs
-
De l'ADN de mammouth retrouvé dans des excréments congelés d'écureuil
-
À Paris, des musiciens cherchent la formule d'un concert accessible aux malentendants
-
Patrick Bruel présenté à des juges, le parquet requiert sa mise en examen pour viols et son incarcération
-
Côte d'Ivoire: entre précarité et (auto)censure, une fragile liberté de la presse
-
Valeria, une jeune Ukrainienne confrontée au tribut psychologique de la guerre
-
Art, chiffres et frappes: la formule du chef des dronistes ukrainiens
-
De l'immobilier aux centres de données, le pari IA d'un milliardaire de Dubaï
-
Procès Maradona: sa fille dénonce l'irresponsabilité de l'équipe médicale, charge l'accusé principal
-
Policier non poursuivi pour meurtre dans l'affaire Nahel: la Cour de cassation examine des pourvois
-
Les députés américains approuvent 70 milliards de dollars pour la lutte contre l'immigration
-
La fourmi, pur produit des changements environnementaux passés
-
Musk vers un triomphe avec SpaceX, malgré une image écornée et des mises en garde
-
Téhéran réplique dans le Golfe après des frappes américaines sur l'Iran
-
Dans le Bollywood des films d'action, un réalisateur mise encore sur les histoires d'amour
-
Téhéran réplique après des frappes américaines sur l'Iran répondant à un hélicoptère abattu
-
Les démocrates américains du Maine investissent un ostréiculteur visé par des scandales
-
SNCF: grève des cheminots mercredi, les trains du quotidien au cœur des enjeux
-
En Espagne, le pape va bénir la Sagrada Familia, la plus haute église du monde
-
Affaire Epstein: Bill Gates entendu au Congrès américain
-
Un républicain et un démocrate vont s'affronter pour le poste de gouverneur de Californie
-
Mondial-2026: fin sans incident de la manifestation d'enseignants proche du stade du match d'ouverture à Mexico
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud, au moins onze morts à Tyr
-
Mondial-2026: des milliers de manifestants bloquent l'accès au stade du match d'ouverture à Mexico
-
Qualifs Mondial-2027: Les Bleues battent l'Irlande et verront le Brésil
-
Attaque au couteau à Belfast: incidents lors des manifestations malgré les appels au calme
-
Tennis: Serena Williams, de retour à 44 ans, remporte un premier match en double
-
Wall Street en ordre dispersé à l'issue d'une séance très volatile
-
Forêt: neuf réserves biologiques créées ou étendues en France, la plus grande en Guyane
-
À Barcelone, le pape Léon XIV évoque santé mentale et féminicides lors d'une veillée
-
Tryptamine: sept dérivés synthétiques de cette substance hallucinogène prochainement interdits, selon l'agence du médicament
-
Nouveau bras de fer entre Apple et Bruxelles, autour de Siri AI
-
Une femme à la tête de l'ONU? Les candidates débattent à Genève
-
Nintendo annonce un remake du jeu "The Legend of Zelda: Ocarina of Time"
-
Mondial-2026: relancer la croissance grâce aux Bleus, un mirage persistant
-
A Tyr au Liban, le quartier chrétien jusqu'ici épargné par Israël se vide
-
Un Italien prendra part à la prochaine mission Artémis
-
La Patrouille de France survole la Statue de la Liberté à New York
-
Anthropic rend publique son IA la plus puissante, bridée pour des raisons de sécurité
-
Wall Street: le Nasdaq chute, la tech à nouveau sous pression
Au musée avec une lampe torche: un nouvel éclairage sur l'art
"Une visite hors norme": à la lumière de lampes torches, une vingtaine de curieux arpentent de nuit le musée Unterlinden à Colmar, l'occasion de jeter une lumière différente et "un nouveau regard" fantomatique sur les œuvres.
Dans le hall d'accueil du musée célèbre pour abriter le retable d'Issenheim, joyau récemment restauré, le groupe patiente dans la pénombre.
Ambiance intimiste, quelques bougies sur le comptoir où des alcôves éclairées de rouge apportent un peu de visibilité. A leur arrivée, les 25 visiteurs se voient remettre une lampe de poche.
C'est la deuxième soirée de ce type qu'organise Unterlinden, après une première l'an passé pendant la nuit de Halloween, explique à l'AFP Samuel De Nita, directeur du développement de l'établissement.
L'idée, c'est de proposer un "nouveau regard" sur les œuvres, "faire découvrir le musée de manière totalement différente, toucher un public plus large" et montrer que c'est un lieu "accessible à tous", poursuit M. De Nita.
- "Vermine" -
Quand tout le monde est équipé, la visite peut commencer. Direction le cloître du musée, construit au XIIIe siècle. Au sol, des bougies balisent le chemin. A l'extérieur, le froid de l'hiver alsacien pique les visages.
Dans l'obscurité, une forme encapuchonnée se dessine : c'est la guide de la soirée - en réalité une médiatrice du musée. Elle brosse à grands traits l'histoire des lieux, tour à tour couvent ("entendez les pas des religieuses sur les dalles!"), prison ("les cellules des nonnes remplacées par des geôles putrides où grouille la vermine!"), hôpital, caserne, musée enfin...
Le clic des lampes électriques résonne dans la nuit, les faisceaux balaient les murs. L'assemblée emboite le pas de la femme en noir qui, lanterne à la main, s'enfonce par un escalier de pierre dans les entrailles du musée pour une visite des collections archéologiques avant de filer vers la salle des sculptures.
Chaque étape est prétexte à un commentaire décalé sur une oeuvre. Entre deux stations, les lampes se rallument, chacun tentant de grappiller un peu de temps pour observer les détails d'une statue ou d'un visage gravé.
Devant des stèles funéraires, musique sépulcrale en arrière-fond, la guide demande aux visiteurs de saluer la mémoire des défunts. Devant une "pharmacie", elle raconte l'histoire d'une "Soeur Apolline" qui a concocté pour une femme au coeur brisé un philtre d'amour... à base de digitale, une plante toxique.
Le coeur de la malheureuse cessa de battre, "son mal d'amour était résolu", grince la guide.
Vient le moment de contempler le fameux retable d'Issenheim, un polyptyque du XVIe siècle : il évoque la vie du Christ et la résurrection. Au moment d'entrer dans la chapelle l'abritant, on remise les torches et le retable est joliment éclairé par quelques projecteurs.
- "Ô mort!" -
"Regardez la vierge qui s'évanouit à la vue des souffrances de son fils", lance la guide devant la crucifixion. "Putréfaction, putréfaction, Ô mort, Ô mort", répète-t-elle, alors que des cloches sonnent au loin.
La visite, longue d'un peu moins d'une heure, se termine, les applaudissements retentissent.
Une expérience "hors norme, dans un lieu hors norme, dans des conditions hors norme", s'enthousiasme Emmanuel Chapotin, 54 ans. Cet hôtelier de Bergheim (Haut-Rhin) se dit particulièrement impressionné par "la scénographie qui met vraiment en avant le côté un peu mystique" du musée.
Sabrina Reszka, consultante en R&D, s'attendait à quelque chose de "plus classique" mais au final, elle est "impressionnée (...) on était en immersion, on est tout de suite emporté par la voix, l'ambiance", confie cette Colmarienne de 45 ans.
Quant à sa fille, Emy, collégienne de 12 ans, elle a tout simplement "adoré" : "Les décors, les lampes torches, que tout soit dans le noir (...) On se concentrait plus sur les éléments, on arrivait mieux à comprendre".
I.Saadi--SF-PST