-
Trump menace de bombarder "fort" l'Iran après de premiers échanges de frappes en un mois
-
Tennis: le N.1 français Arthur Fils battu dès le 1er tour de l'US Open par Stefanos Tsitsipas
-
"Éternel", Lionel Messi dit adieu à la sélection argentine
-
La Bourse de Paris plie sous le poids de la hausse des prix de l'énergie
-
Au Porge, après le mégafeu, une population "à bout" et "traumatisée" avant la rentrée scolaire
-
Crue éclair au Grand Canyon: deux morts, les recherches se poursuivent
-
Macron scelle un accord de défense avec la Suède renforçant le "pilier européen" de l'Otan
-
Foot: Lionel Messi annonce sa retraite internationale avec l'Argentine
-
Shein s'apprête à entrer en Bourse, pour une valorisation à 22,6 milliards d'euros
-
Le sommet du Pacifique s'est ouvert, en l'absence de cinq dirigeants
-
Fusillade lors d'une rave en Suisse: un suspect arrêté
-
Norvège: le fils de la reine Mette-Marit porte la dépouille du roi Harald à travers le Palais
-
RDC: l'épidémie d'Ebola dépasse les 6.000 cas confirmés
-
Trump menace de bombarder "fort" l'Iran après les premiers échanges de frappes en un mois
-
À Cannes, dernier hommage des Grosses Têtes à Philippe Bouvard
-
G20 Finance aux Etats-Unis : Washington cherche des alliés contre Téhéran
-
Wall Street ouvre en baisse face à la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Foot: Barcola de Paris à Liverpool, en quête d'un nouveau statut
-
Macron à Stockholm pour conclure une importante vente de frégates
-
Decathlon lorgne Sport 2000 France dans un marché toujours plus concentré
-
Le peuple afghan ne doit pas "être abandonné", plaide le CICR
-
Défis cyber et budgétaire au menu d'un séminaire du gouvernement Lecornu
-
Foot: Barcola quitte le PSG pour Liverpool, vente record en Ligue 1
-
Ceuta: Sánchez exonère le Maroc et fustige les fausses informations diffusées par une "internationale d'ultradroite"
-
L'Iran dit ne pas vouloir la guerre après les premières frappes avec les Etats-Unis en un mois
-
Naomi Watts sera honorée d'un prix pour sa carrière au festival de cinéma de Saint-Sébastien
-
Après la taxe sur les petits colis, un malus sur les vêtements de mode jetable
-
La chanteuse Angèle annonce une tournée internationale dès mars 2027
-
"Nous sommes profondément inquiets" : un virus mortel menace les sardines d'Afrique du Sud
-
Défenseur du photojournalisme et fondateur de Visa pour l’image, Jean-François Leroy est mort
-
Le Japon veut un budget record de 48 milliards d'euros pour sa défense, axé sur l'IA
-
سفارة فلسطين في عُمان تنظم ندوة لتعزيز الاستثمارات والفرص الاقتصادية
-
Rareté de la PS5 Pro : ruptures de stock et flambée des prix en France
-
Malaisie : ensemencement de nuages pour contrer la fumée des incendies d'Indonésie
-
Une nouvelle ère s'ouvre chez Apple avec l'intronisation de John Ternus, confronté à plusieurs défis
-
La Ferrari secrète de Michael Jordan mise aux enchères après 25 ans
-
Marseille : L'explosion de la consommation de crack dans les rues du centre-ville
-
Pedro Sánchez assure que l'Espagne enquête toujours sur la crise de Ceuta, mais exonère le Maroc
-
Mort de Jean-François Leroy, fondateur du festival de photojournalisme Visa pour l'image
-
La Bourse de Paris revient vers l'équilibre après un début de séance en hausse
-
Amy Adams : Comment un rôle d'infirmière l'a aidée à sauver un homme poignardé
-
Léon Marchand : du natation à l'histoire de l'art
-
Xi, Pezeshkian et Poutine en sommet régional au Kirghizstan
-
Top 14: Toulon, "le lieu parfait pour me challenger", assure Fickou
-
Durée de guérison des tendinites : ce qu'il faut savoir selon les experts
-
Au moins un mort et une quinzaine de disparus après une crue éclair dans le Grand Canyon
-
La journaliste Natacha Polony se lance en politique pour "perturber l'entre-soi"
-
Les Cotswolds, campagne anglaise prisée des célébrités et possible havre pour Harry et Meghan
-
Premier échange de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran depuis un mois
-
Crue dans l'Himalaya: déjà 900 morts, les secours à la recherche de milliers de disparus
Édouard Balladur, Premier ministre devenu le rival honni de Jacques Chirac
Dernier Premier ministre de François Mitterrand, Édouard Balladur, décédé lundi à Paris à l'âge de 97 ans, restera dans l'histoire politique comme "l'ami de trente ans" de Jacques Chirac devenu son rival lors d'une campagne présidentielle de 1995 féroce qui mettra un terme à ses ambitions.
Tour à tour décrit comme un grand bourgeois plein de morgue ou comme un "honnête homme" au style un peu désuet, Édouard Balladur fait irruption dans la vie politique française en 1986 lorsque Jacques Chirac, alors dirigeant d'une droite victorieuse aux législatives, en fait son tout puissant ministre d'État chargé de l'Économie, des Finances et des Privatisations dans le premier gouvernement de cohabitation.
Dans ces années marquées au niveau international par le libéralisme économique imposé par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne et Ronald Reagan aux États-Unis, il met en œuvre en France un ambitieux programme de privatisations. Il s'agit alors de défaire les nationalisations des grandes entreprises, réalisées par la gauche en 1981.
D'une apparence tranquille et sûre, fidèle au costume à doubles poches et aux chaussettes rouges, allure plutôt "british" alliée à un langage châtié, M. Balladur est unanimement jugé "courtois". "C'est un peu lassant", commentait ce grand amateur du cérémonial républicain.
Né le 2 mai 1929 à Smyrne (aujourd'hui Izmir) dans une famille de riches marchands levantins catholiques, il quitte la Turquie de Mustapha Kemal avec ses deux frères aînés, son père, directeur de la Banque ottomane, et sa mère, "une femme remarquable" selon lui. La famille débarque à Marseille, y obtient la naturalisation française, et Édouard Balladur y grandit en élève raisonnable et appliqué. Après des études de droit interrompues par une tuberculose, il sort de l'ENA comme auditeur au Conseil d'État.
En 1957, il épouse Marie-Josèphe Delacour avec laquelle il aura quatre enfants.
Entré à 35 ans au cabinet de Georges Pompidou alors Premier ministre du général de Gaulle, il participe en 1968 aux côtés de Jacques Chirac aux accords de Grenelle.
"Je n'ai pas bien compris les événements de Mai 68", reconnaissait ce conservateur dans une tribune testamentaire publiée fin avril 2026 dans Le Figaro, admettant être passé à côté "d'une crise de civilisation".
Puis il suit son mentor à l'Élysée comme secrétaire général adjoint puis secrétaire général de la présidence. C'est dans le privé que Jacques Chirac, devenu président du RPR, vient le chercher pour le ramener à la politique dans les années 80.
En 1988, François Mitterrand est réélu pour son second mandat et la droite perd les législatives. Mais elle tient sa revanche cinq ans plus tard, avec le retour d'une chambre "bleu horizon" qui contraint le président socialiste à une nouvelle cohabitation.
- Bataille fratricide -
Chef de la droite, Jacques Chirac n'a aucune envie de retourner à Matignon et il laisse Édouard Balladur s'y installer. Les rôles semblent clairs : à Balladur celui de Premier ministre, à Chirac (alors maire de Paris et président du RPR) la préparation de la présidentielle de 1995.
Mais Édouard Balladur devient un Premier ministre populaire, dont les ambitions s'aiguisent. Et le 18 janvier, fort du soutien d'une majorité de l'opinion et du clan Pasqua (dont Nicolas Sarkozy, jeune ministre du Budget), il se déclare candidat à la présidentielle.
Longtemps donné largement en tête du premier tour, il voit son avance fondre au fil des semaines. Son image se confond avec les caricatures du dessinateur Plantu qui le représente dans Le Monde avec une perruque Louis XV sur une chaise à porteurs.
"Au fil des années, j'ai manifesté trop de distance et de froideur dans le rôle public que j'avais à jouer, si bien que la politique que j'ai inspirée ou menée moi-même a semblé au peuple français manquer de chaleur et de rayonnement", admettait-il dans la même tribune.
Auteur d'une campagne offensive et audacieuse sur le thème de "la fracture sociale", Jacques Chirac sera finalement élu au second tour face au socialiste Lionel Jospin.
Cet échec sonnera le glas de ses ambitions nationales et cette bataille fratricide entre les deux amis "de trente ans" - l'expression est de Chirac - va durablement diviser la droite entre chiraquiens et balladuriens.
Il retrouve son siège de député de Paris et préside à partir de 2002 la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
Fin 2006, il annonce, à 77 ans, son retrait de la vie politique active. En 2010, il décline la proposition de son ancien protégé Nicolas Sarkozy, devenu président, de le nommer au Conseil constitutionnel.
C'est alors qu'il est rattrapé par la justice qui le soupçonne d'avoir alimenté les comptes de sa campagne présidentielle grâce à des rétrocommissions sur des contrats d'armement avec le Pakistan.
En 2017, M. Balladur, qui nie tout financement illicite, est mis en examen par la Cour de justice de la République dans le cadre de "l'affaire Karachi". Il est finalement relaxé en 2021 mais pas son ex-ministre de la Défense François Léotard, aujourd'hui décédé, qui est condamné à deux de prison avec sursis.
bur-rap-cg-hr/sde/ybl
I.Yassin--SF-PST