-
La Bourse de Paris en repli quatre jours de suite
-
Dernier coup de chaud avant le répit attendu ce week-end, feu d'ampleur dans les Landes
-
Mexique : le président indigène de la Cour suprême dénonce du racisme
-
"Elles changent ma vie": les lunettes "intelligentes" gagnent du terrain
-
Incendies en Espagne : les restes des premiers rois de l'Aragon sauvés des flammes
-
Les Bourses européennes en baisse, sauf Francfort
-
Aide à mourir: la loi franchit, sans bouleversement, l'épreuve du Conseil constitutionnel
-
Dernier coup de chaud avant le répit attendu en fin de week-end, feu d'ampleur dans les Landes
-
Royaume-Uni: face à des incendies inédits, le Premier ministre appelle à "faire face" au changement climatique
-
Le Conseil constitutionnel valide la quasi-totalité de la loi d'urgence agricole
-
L'OMS dénonce plus de 10.000 attaques contre des centres de santé et un déni de justice
-
La justice française rejette un deuxième recours contre l'expulsion de Xenia Fedorova
-
Fisc piraté: ce que l'on sait des données dérobées
-
Croatie : un mort et des dizaines de blessés dans un incendie sur le littoral
-
Wall Street sans éclat, le marché en mode estival
-
L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans censurée, au nom de la liberté d'expression
-
Aide à mourir: le Conseil constitutionnel valide la loi, avec quelques réserves
-
Le "latiao" chinois, d'en-cas mal famé à phénomène viral
-
"Optimiser" son corps grâce aux peptides: des produits interdits et une tendance risquée pour la santé
-
SNC SCANDIC PAY: Betala – över hela världen och utan gränser
-
स्कैंडिक पे: दुनिया में कहीं भी, बिना किसी सीमा के भुगतान करें।
-
Colons en Cisjordanie: un ministre israélien pour un transfert du maintien de l'ordre à la police
-
SNC SCANDIC ÍOC: Íoc in áit ar bith ar domhan, gan teorainn
-
SNC SCANDIC PAY: Platby po celém světě bez omezení
-
SNC SCANDIC PAY: Płatności na całym świecie bez ograniczeń
-
SNCスカンディックペイ):世界中で、制限なくお支払いいただけます
-
SNC 스칸딕 페이: 전 세계 어디서나, 제한 없이 결제하세요
-
斯堪迪克支付:全球無界支付
-
SNC SCANDIC PAY: الدفع في جميع أنحاء العالم ودون حدود
-
СНК СКАНДІК ПЕЙ: Оплата по всьому світу без обмежень
-
СНК Скандик Пэй: Оплата по всему миру без границ
-
Boris Nadejdine, l'opposant qui pensait pouvoir rester libre en Russie
-
SNC SCANDIC PAY : payer partout dans le monde, sans limites
-
Bangladesh: huit morts dans une fuite de gaz dans un chantier de démolition navale
-
RDC : le Conseil international des infirmières appelle à rémunérer les soignants face à Ebola
-
Bangladesh: huit morts dans une fuite de gaz dans un chantier de démolition navale (police)
-
Lactalis rachète la division produits laitiers au Royaume-Uni du canadien Saputo
-
Croatie : un violent incendie fait 40 blessés et des dégâts importants sur la côte
-
Sécheresse au Royaume-Uni: les pompiers "sous pression" face à la multiplication des incendies
-
Macron à jet-ski : une image qui crée des remous
-
Landes : l'incendie a parcouru plus d'un millier d'hectares, les maisons sauvées
-
Allemagne: 1.800 personnes évacuées dans l'ouest à cause d'un incendie
-
Canicule en Europe : plus de 35°C prévus pour au moins 150 millions d'habitants vendredi
-
Cisjordanie: des militants israéliens tentent de ravitailler des Palestiniens assiégés
-
"Myopie" et "déni", les marchés boursiers ignorent le réchauffement climatique
-
Énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration, feu d'ampleur dans les Landes
-
"Ça a été fantastique !": malgré la défaite, l'étonnante ascension du Comte Tête-de-Poubelle
-
La police brésilienne récupère des œuvres de Matisse dérobées en 2025 à Sao Paulo
-
La Bourse de Paris hésite entre inflation américaine et prix du brut
-
Sécheresse : le gouvernement envisage des prêts garantis pour les agriculteurs
Sri Lanka: des bols à aumônes bon marché bouleversent la vie des moines et des artisans
Dans son atelier de tôle, Thenuwara Badalge Sarath s'échine à fabriquer des bols à aumône, mais depuis que des récipients moins chers et de piètre qualité ont envahi le Sri Lanka, le mode de vie des moines qui les utilisent est bouleversé.
Cet homme de 65 ans est le dernier forgeron de Panvila, un village situé près de la station balnéaire de Hikkaduwadu, dans le sud-ouest de l'île, autrefois un haut-lieu de la fabrication artisanale de ces "pathras".
Depuis des siècles, ces bols permettent aux moines de collecter leur nourriture quotidienne. Le couvercle leur sert d'assiette même si certains préfèrent manger directement dans la sébile.
"Quand mon père m'a appris le métier, plus de dix familles en fabriquaient", raconte-il à l'AFP en martelant un bout de métal.
"Je suis désormais le seul à perpétuer cette tradition", regrette M. Sarath, après la mort récente de son fils dans un accident de voiture.
Chaque semaine, cinq à six bols, fabriqués à partir de barils d'acier récupérés, sortent de son petit atelier. Ils sont vendus 600 roupies (1,70 euros) la pièce, contre 400 à 500 roupies pour ceux en aluminium, pour la plupart fabriqués en Chine.
"Ils sont moins chers et plus légers, nous ne pouvons pas rivaliser" constate-t-il.
A plusieurs reprises, le gouvernement a essayé d'en interdire l'importation, en vain.
L'île de 22 millions d'habitants, majoritairement bouddhistes, compte plus de 42.000 moines qui croulent sous les bols.
A la tête du temple de Gangaramaya, dans la capitale Colombo, Kirinde Assagi, explique que le bol est l'un des rares objets que les moines sont autorisés à posséder, avec deux robes, une ceinture, un tissu servant de filtre, un rasoir et une aiguille.
- Fin d'un rituel ancestral -
"C'est leur moyen de subsistance", insiste-t-il. "Lorsqu'un moine sort mendier avec son bol, il trouve de quoi se nourrir".
En offrant une sébile, les fidèles espèrent que cela leur apportera un bon karma, c'est pourquoi ils en reçoivent beaucoup, souligne-t-il.
A l'arrière de son temple, dans un entrepôt, gît une montagne de bols de mauvaise qualité, jetés au rebut. Les moines ne veulent même pas que les animaux domestiques mangent dedans.
"Nous perçons des trous au fond et les réutilisons comme pots pour les plantes".
M. Assagi affirme qu'en raison de leur mauvaise qualité, beaucoup de moines renoncent à leur rituel ancestral: parcourir, à l'aube, les rues pour collecter l'aumône auprès des habitants.
Dans le village d'Ingiriya, à 50 km au sud-est de Colombo, cette tradition perdure. Mais ailleurs dans le pays, il est de plus en rare de croiser le matin des hommes en robe couleur safran ou rouge un bol à la main.
Le temple Gangaramaya à Colombo mène une campagne pour améliorer la qualité des récipients offerts et préserver les rituels afin de maintenir des relations plus étroites avec les fidèles.
"Si les moines sortent quotidiennement, cela leur permet d'avoir un contact plus étroit avec les laïcs", affirme M. Assagi.
Contrairement au temple Gangaramaya, financièrement bien loti, les plus petits revendent parfois les bols dont ils ne savent que faire, ce qui nuit aux artisans traditionnels comme M. Sarath.
Quand les bols sont remis sur le marché, "nous avons du mal à vendre notre production", se lamente l'artisan, qui tente de convaincre les fidèles qu'il y a moins de mérite à offrir ces bols.
F.AbuZaid--SF-PST