-
Euro d'athlétisme: revanchard, Gressier va chasser l'or du 10.000 m
-
Puissant séisme dans l'est de l'Indonésie, au moins 20 morts
-
La Colombie à la recherche des centaines de disparus du séisme
-
Foot: avis négatif du CNOSF, le spectre de liquidation se rapproche pour les Girondins
-
Euro d'athlétisme: Audrey Werro remporte "la course de l'année" à Birmingham
-
Natation: en finale du 200 m papillon, Marchand vise un premier titre européen
-
La Colombie recherche les centaines de disparus du séisme
-
Luigi Mangione, accusé du meurtre d'un patron d'assurance américain, avoue lui avoir "tiré" dessus
-
Foot: Jeff Bezos devient actionnaire minoritaire du club anglais de Liverpool (club)
-
La Bourse de Paris en repli quatre jours de suite
-
Dernier coup de chaud avant le répit attendu ce week-end, feu d'ampleur dans les Landes
-
Mexique : le président indigène de la Cour suprême dénonce du racisme
-
"Elles changent ma vie": les lunettes "intelligentes" gagnent du terrain
-
Incendies en Espagne : les restes des premiers rois de l'Aragon sauvés des flammes
-
Les Bourses européennes en baisse, sauf Francfort
-
Aide à mourir: la loi franchit, sans bouleversement, l'épreuve du Conseil constitutionnel
-
Dernier coup de chaud avant le répit attendu en fin de week-end, feu d'ampleur dans les Landes
-
Royaume-Uni: face à des incendies inédits, le Premier ministre appelle à "faire face" au changement climatique
-
Le Conseil constitutionnel valide la quasi-totalité de la loi d'urgence agricole
-
L'OMS dénonce plus de 10.000 attaques contre des centres de santé et un déni de justice
-
La justice française rejette un deuxième recours contre l'expulsion de Xenia Fedorova
-
Fisc piraté: ce que l'on sait des données dérobées
-
Croatie : un mort et des dizaines de blessés dans un incendie sur le littoral
-
Wall Street sans éclat, le marché en mode estival
-
L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans censurée, au nom de la liberté d'expression
-
Aide à mourir: le Conseil constitutionnel valide la loi, avec quelques réserves
-
Le "latiao" chinois, d'en-cas mal famé à phénomène viral
-
"Optimiser" son corps grâce aux peptides: des produits interdits et une tendance risquée pour la santé
-
SNC SCANDIC PAY: Betala – över hela världen och utan gränser
-
स्कैंडिक पे: दुनिया में कहीं भी, बिना किसी सीमा के भुगतान करें।
-
Colons en Cisjordanie: un ministre israélien pour un transfert du maintien de l'ordre à la police
-
SNC 스칸딕 페이: 전 세계 어디서나, 제한 없이 결제하세요
-
斯堪迪克支付:全球無界支付
-
SNCスカンディックペイ):世界中で、制限なくお支払いいただけます
-
SNC SCANDIC PAY: Płatności na całym świecie bez ograniczeń
-
SNC SCANDIC PAY: Platby po celém světě bez omezení
-
SNC SCANDIC ÍOC: Íoc in áit ar bith ar domhan, gan teorainn
-
SNC SCANDIC PAY: الدفع في جميع أنحاء العالم ودون حدود
-
СНК Скандик Пэй: Оплата по всему миру без границ
-
СНК СКАНДІК ПЕЙ: Оплата по всьому світу без обмежень
-
Boris Nadejdine, l'opposant qui pensait pouvoir rester libre en Russie
-
SNC SCANDIC PAY : payer partout dans le monde, sans limites
-
Bangladesh: huit morts dans une fuite de gaz dans un chantier de démolition navale
-
RDC : le Conseil international des infirmières appelle à rémunérer les soignants face à Ebola
-
Bangladesh: huit morts dans une fuite de gaz dans un chantier de démolition navale (police)
-
Lactalis rachète la division produits laitiers au Royaume-Uni du canadien Saputo
-
Croatie : un violent incendie fait 40 blessés et des dégâts importants sur la côte
-
Sécheresse au Royaume-Uni: les pompiers "sous pression" face à la multiplication des incendies
-
Macron à jet-ski : une image qui crée des remous
-
Landes : l'incendie a parcouru plus d'un millier d'hectares, les maisons sauvées
De la bruine aux tempêtes: la mégalopole Sao Paulo chamboulée par le changement climatique
À quelques centimètres près, le pire arrivait: Cristiane Andrade et Raquel Nascimento ont été surprises par un orage qui a provoqué la chute d'un arbre en plein sur leur pare-brise à Sao Paulo.
Inondations, arbres arrachés, quartiers entiers privés d'électricité, embouteillages monstres: avec le changement climatique, les intempéries sont de plus en plus violentes dans la plus grande ville d'Amérique latine.
De quoi plonger dans le chaos cette mégalopole de 12 millions d'habitants, poumon économique du Brésil, qui s'est toujours vantée d'être mieux organisée et dotée de meilleures infrastructures que Rio de Janeiro.
"C'était un vrai moment de panique, en quelques secondes, c'était la tempête", raconte à l'AFP Cristiane Andrade, 43 ans. Cette employée d'hôpital a dû être extraite par les pompiers du véhicule totalement détruit par la chute d'arbre.
"Sao Paulo, c'est comme ça, il fait beau et tout d'un coup le ciel s'assombrit et on ne sait pas ce qui peut arriver", renchérit sa collègue de travail Raquel Nascimento, 39 ans.
Le réchauffement de la planète et l'urbanisation effrénée ont élevé la température moyenne dans la mégalopole du Sud-Est, ce qui, combiné à la forte humidité, favorise la formation d'orages violents.
Lors des deux dernières décennies, Sao Paulo a vécu dix épisodes de précipitations extrêmes, supérieures à 100 millimètres en une journée, seuil considéré comme "très dangereux" par l'Institut national de météorologie (Inmet). Soit deux fois plus que lors des vingt années précédentes.
"Avant, le climat de Sao Paulo ressemblait à celui de Londres. Aujourd'hui, c'est presque un climat tropical", résume César Soares, météorologue de la société Climatempo.
- 2.000 arbres arrachés -
Dans "Sampa", une ode à Sao Paulo composée en 1978, le célèbre chanteur Caetano Veloso évoquait la "garoa", sorte de bruine qui tombait régulièrement sur Sao Paulo.
L'air humide amené par la brise venue du littoral se frottait aux températures fraîches de la ville, formant de fines gouttes de pluie propres au climat londonien.
Mais de nos jours, la "garoa" a pratiquement disparu.
L'humidité et la forte chaleur forment des cumulonimbus, nuages porteurs d'orages, surtout durant l'été austral, de décembre à mars, explique César Soares.
Sao Paulo a vécu en janvier son troisième pire déluge depuis le début des relevés en 1961.
Les orages de l'été 2025 ont fait six morts, le double de l'an dernier, ainsi qu'un disparu.
Trois des personnes décédées étaient chauffeurs de taxi ou de VTC, une profession particulièrement vulnérable face aux intempéries.
"Il y a un fort impact sur notre secteur, les rues s'inondent et on perd non seulement nos véhicules, mais aussi la vie d'un collègue écrasé par un arbre", déplore Antonio Ceara, président du syndicat des chauffeurs de taxi de Sao Paulo.
Plus de 2.000 arbres ont été arrachés durant des orages depuis le début de l'année, selon la mairie.
En mars, la mégalopole a enregistré son record annuel d'embouteillages, avec 1.174 km de bouchons lors d'un jour de pluie.
L'activité économique se ressent de cette nouvelle réalité climatique, de l'interruption des opérations les jours d'orage aux problèmes dans les chaînes d'approvisionnement en raison des fortes chaleurs.
- Vivre avec le risque -
De violents orages éclatent aussi parfois hors saison, comme en octobre 2024, quand près d'un million de foyers ont été privés d'électricité.
Les autorités tentent de prendre les devants pour faciliter l'adaptation.
Depuis décembre, les habitants de Sao Paulo ont reçu sur leurs téléphones 14 alertes les prévenant du risque d'orages sévères. Le système doit s'étendre à tout le territoire brésilien d'ici la fin de l'année.
La couverture végétale est passée de 15% à 26% de 2021 à 2024, selon les autorités locales, qui tentent de limiter la présence d'"îlots de chaleur" dans les zones de forte densité urbaine.
Des travaux sont en cours pour améliorer le drainage des rues, mais les zones les plus sensibles restent en état d'alerte.
A Jardim Pantanal, quartier pauvre bâti sur les rives de la rivière Tietê, des images de voitures flottant dans les rues inondées et d'habitants se déplaçant dans des barques de fortune ont fait le tour du Brésil en février.
"Les autorités ont proposé de reloger les familles, mais la plupart ne veulent pas partir d'ici. Nous avons besoin de travaux", dit Pedro Guedes, leader communautaire de 66 ans.
"Ce n'est pas viable d'évacuer tout le monde à chaque fois qu'un quartier est inondé", affirme le lieutenant Maxwell de Souza, porte-parole de la Défense civile.
"Puisque nous ne contrôlons pas le changement climatique, les communautés doivent apprendre à être résilientes".
X.AbuJaber--SF-PST