-
Crash d'hélicoptère au Kenya: le chef du renseignement de l'Equateur et cinq Américains tués
-
Trump annonce une "guerre économique" inédite contre l'Iran
-
Le prince Harry et Meghan vont revenir vivre au Royaume-Uni
-
Espagne: un Atlético à deux visages réussit ses débuts en Liga contre Malaga
-
Procès Meta: certains outils de sécurité étaient "conçus pour échouer", accuse un ex-ingénieur du groupe
-
Wall Street clôture en hausse, salue le recul des taux obligataires
-
La Nasa annonce l'échec de sa mission pour secourir un téléscope en orbite
-
Ligue 1: la pelouse du Parc victime de la canicule, le PSG débutera dimanche à Rennes
-
En Ukraine, le pari politique risqué de l'ex-ministre Fedorov
-
Trump annonce qu'il rencontrera Kim Jong Un cette année
-
L'Onu, l'UE et le Japon soutiennent la CPI après les sanctions de Washington contre sa présidente
-
Esport: "Je me suis construit au sein de Vitality", raconte Mathieu "Zywoo" Herbaut
-
Ligue 1: une valse des entraîneurs sans précédent
-
Cyberattaques: Lecornu demande la création d'une "nouvelle unité cyber"
-
Incendie en Belgique: les habitants autorisés à rentrer chez eux
-
Affaire Bruel: une avocate annonce une nouvelle plainte pour tentative de viol
-
Canicule en France: déjà 7.300 morts en excès recensées cette année, selon un bilan provisoire
-
Décès accidentel du couple Altmayer-Favier: information judiciaire ouverte pour "homicide involontaire"
-
Deux interpellations après la découverte du corps calciné d'une "influenceuse" dans le Gard
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients, selon le CHU de Strasbourg
-
En Floride, la gauche crée à nouveau la surprise aux primaires démocrates
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients, selon le CHU Strasbourg
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients (CHU Strasbourg)
-
Présidentielle: Francis Lalanne en meeting samedi pour lancer sa campagne
-
Wall Street ouvre en hausse, profite du répit sur les taux
-
Canicule en France: 1.243 morts en excès du 3 au 22 juillet, 2eme vague de chaleur, selon Santé publique France
-
Espagne: le Real Madrid mise sur Mourinho pour détrôner le Barça de Flick
-
En Chine, les centres de données pour l'IA mettent le cap à l'ouest
-
F1: Isack Hadjar forfait pour le GP des Pays-Bas, remplacé par Lawson chez Red Bull
-
Les entreprises chinoises roulent des mécaniques au salon de la robotique de Pékin
-
"Sentiment d'apocalypse" : canicules, sécheresse et incendies attisent l'éco-anxiété
-
Strasbourg : les drones de livraison aux détenus font peser un risque "vital" sur les patients du CHU
-
L'UE soutient la Cour pénale internationale après les sanctions de Washington contre sa présidente
-
Royaume-Uni: l'inflation repart à la hausse en juillet à cause de l'énergie
-
Moderna et Merck annoncent des résultats encourageants pour un vaccin thérapeutique contre le cancer de la peau
-
En Chine, une école pour robots en quête de débouchés commerciaux
-
La Russie et l'Ukraine échangent 103 prisonniers de guerre de chaque camp
-
Inde : l'incendie d'un hôtel fait neuf morts à Calcutta
-
Après la mort de Jason Arday, les médias au banc des accusés
-
A Chambord, des jardins fragilisés par la sécheresse et à réinventer
-
Tennis: Kyrgios rattrapé par un contrôle positif à la cocaïne
-
En France, la vague de chaleur en cours devient la 2e plus longue jamais enregistrée, selon Méteo-France
-
Les publicités arrivent sur ChatGPT en Europe à partir du 24 août
-
Les espoirs démocrates pour les élections de mi-mandat à l'épreuve de la Floride, bastion trumpiste
-
Belgique: l'incendie est "encerclé" mais toujours des reprises de feu
-
Trois-cent cinquante travailleurs humanitaires tués en 2025, selon l'ONU
-
Face aux performances en piratage de sa future IA, OpenAI en ralentit le développement
-
La Nasa publie des clichés du cratère formé quand une fusée SpaceX s'est écrasée sur la Lune
-
France : la vague de chaleur en cours devient la 2e plus longue jamais enregistrée (Méteo-France)
-
Royaume-Uni : la reine Camilla confie avoir eu du mal à garder secret le cancer de Charles III
Chez Meta, le virage IA à marche forcée nourrit la peur et la colère
Licenciements en cascade, surveillance des salariés, fuite des cerveaux: chez Meta, la ruée vers l'intelligence artificielle (IA) se paie d'un climat interne délétère que la prospérité du géant des réseaux sociaux ne suffit pas à apaiser.
Depuis plus d'un an, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp vit au rythme des coupes d'effectifs, d'une réorganisation chaotique de sa recherche dans l'IA et d'une intense pression sur ses salariés.
Le malaise tranche avec une santé financière éclatante. Porté par la publicité — l'essentiel des revenus — Meta a dégagé un bénéfice de près de 23 milliards de dollars au premier trimestre (+30% sur un an).
Mais la facture de ses investissements pour l'IA explose. Mark Zuckerberg, son fondateur au pouvoir quasi absolu, a décidé d'imposer à ses troupes des coupes claires et une surveillance accrue.
Au printemps, l'entreprise a supprimé environ 8.000 postes, près de 10% des effectifs.
Et la presse américaine regorge de témoignages décrivant une "culture de la peur", où chacun redoute la prochaine vague et où les rumeurs paralysent le travail.
Ces coupes financent une course aux infrastructures vertigineuse: Meta prévoit jusqu'à 145 milliards de dollars d'investissements en 2026, près du double de l'an dernier. Quelque 6.500 salariés ont par ailleurs été réaffectés à une équipe d'IA, où certains se voient confier des tâches jugées "abrutissantes" pour entraîner les machines, voire automatiser leur propre métier.
- Données d'employés captées -
Cette logique est celle d'un programme controversé, suspendu le 22 juin.
Baptisé Model Capability Initiative et déployé en avril, il captait clics, frappes de clavier et navigation des employés américains pour entraîner des agents d'IA, ces outils capables d'exécuter seuls des tâches informatiques.
Mark Zuckerberg, qui a érigé l'IA comme boussole du groupe, a assumé cette méthode lors d'une réunion interne: "Les modèles d'IA apprennent en regardant des gens vraiment intelligents faire des choses", s'est-il justifié, jugeant ses salariés plus qualifiés que des prestataires extérieurs.
Mais l'outil a soulevé une fronde. Plus de 1.600 employés ont signé une pétition pour son arrêt, certains comparant l'entreprise à une "usine d'extraction de données".
Une fuite dans le logiciel a ensuite rendu des conversations privées et des données de performance accessibles à tout le personnel. "Bien que nous n'ayons aucune indication que des employées ont eu accès à ces données, nous le mettons en pause le temps d'enquêter", a déclaré un porte-parole de Meta.
"J'espère que nous pourrons raviver le meilleur de notre culture d'entreprise", a écrit mi-juin Andrew Bosworth, le directeur de la technologie du groupe, dans un post de blog en réponse au malaise.
- Tests de modèle "trafiqués" -
Tous ces efforts visent à rattraper un retard persistant face à Google, OpenAI ou Anthropic, qui dominent la course aux modèles d'IA de pointe. Ceux de Meta, repoussés à plusieurs reprises, ont déçu jusqu'en interne.
Pour reprendre la main, M. Zuckerberg a investi à l'été 2025 quelque 14 milliards de dollars dans la start-up Scale AI et débauché son patron, Alexandr Wang, 29 ans, pour diriger un laboratoire destiné à atteindre la "superintelligence".
Mais le pari doit encore convaincre. Plusieurs figures ont pris la porte, en premier lieu le Français Yann LeCun, l'un des pères de l'IA moderne, qui dirigeait la recherche du groupe depuis 2013.
Sommé de rendre des comptes à Alexandr Wang, de plus de 35 ans son cadet, il est parti fin 2025 fonder sa propre entreprise à Paris.
Dans un entretien au Financial Times, le lauréat du prix Turing — l'équivalent du Nobel pour l'informatique — a déploré qu'Alexandr Wang n'ait "aucune expérience de la recherche". Et estimé que la quête de la "superintelligence" fondée sur les grands modèles de langage (LLM) menait à "une impasse".
L'enjeu dépasse les réseaux sociaux du groupe, maintenant que Meta avance ses pions dans la course aux objets électroniques avec ses lunettes connectées, vitrine de sa stratégie pour l'après-smartphone.
Le groupe envisage aussi une application de paris en ligne, sans argent, Arena, sur le modèle des marchés de prédiction au succès actuel fulgurant, selon le New York Times.
Le groupe explore ces relais de croissance sous une épée de Damoclès judiciaire.
En mars, un jury de Los Angeles a, pour la première fois, jugé le groupe responsable des effets de l'addiction à ses plateformes sur une adolescente, au lendemain d'une autre condamnation au Nouveau-Mexique sur son échec à protéger les mineurs. Meta a fait appel, mais d'autres procès l'attendent cette année.
Le jour de la découverte de la fuite du programme de surveillance, un salarié a résumé l'ambiance, en postant sur un forum interne l'image d'un personnage de la série "The Office" brandissant une pancarte: "0 jour depuis notre dernière absurdité".
T.Samara--SF-PST