-
Ligue 1: Nantes-Toulouse définitivement interrompu après un envahissement de terrain (officiel)
-
Frappe de drone près d'un site nucléaire des Emirats, qui se réservent le droit de riposter
-
Iran: nouvelles menaces de Trump, frappe près d'un site nucléaire émirati
-
Bulgarie: la gagnante de l'Eurovision de retour chez elle sous les applaudissements
-
Espagne: l'Atlético Madrid rend hommage à "la légende" Griezmann
-
Foot: Sunderland rêve d'Europe, West Ham face au cauchemar de la relégation
-
Tennis: Jannik Sinner, empereur à Rome et bien au-delà
-
Six nations: l'Angleterre écoeure les Bleues et garde son trophée
-
"Se battre sans relâche": un commandant ukrainien promet de nouvelles frappes en Russie
-
MotoGP: Di Giannantonio remporte un Grand Prix de Catalogne chaotique
-
La Bulgarie décroche sa première victoire à l'Eurovision, devant Israël
-
Foot: Old Trafford enchanté par Carrick, Sunderland rêve d'Europe
-
Tour d'Italie: tout en gestion, Vingegaard double la mise
-
Administration Trump et religieux conservateurs célèbrent les racines chrétiennes de l'Amérique
-
Emirats: frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah
-
MotoGP: Di Giannantonio remporte un Grand Prix de Catalogne très mouvementé
-
Espagne: le Parti socialiste de Pedro Sanchez menacé de perdre en Andalousie
-
Cannes: le président du jury Park Chan-wook rêve de faire un film en France avec des acteurs français
-
Congrès du Fatah: le fils d'Abbas monte en grade
-
Italie: Naples en Ligue des champions, la Juventus Turin en perdition
-
"Elle aurait pu tuer, tuer...": Modène meurtrie par une voiture folle
-
Emirats: incendie après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah
-
En plein désert, une démonstration de force de l'Armée nationale libyenne commandée par Haftar
-
Liban: frappes israéliennes dans l'est et le sud, le Hezbollah pointe "une impasse"
-
Affaire Epstein: "une dizaine" de nouvelles victimes se sont manifestées auprès du parquet de Paris
-
En Ukraine, l'armée mise sur des "essaims" de drones contrôlés par l'IA
-
Violences sexuelles: les plaintes contre Bruel "seront regroupées" au parquet de Nanterre
-
Meloni se rend auprès des victimes fauchées par un automobiliste à Modène
-
La Bulgarie crée la surprise en décrochant sa première victoire à l'Eurovision
-
Népal: deux nouveaux records au sommet de l'Everest
-
Blocage de routes en Bolivie: 57 interpellations après des affrontements entre manifestants et police
-
La Russie attaquée par environ 600 drones ukrainiens, quatre morts
-
Le Sri Lanka, nouvel eldorado asiatique de l'arnaque en ligne ?
-
Quand le pouvoir trumpiste réécrit l'histoire
-
La chanteuse Dara offre sa première victoire à l'Eurovision à la Bulgarie
-
Le cacique brésilien Raoni en soins intensifs
-
En Allemagne, le bastion chimique de Ludwigshafen face au déclin industriel
-
Rodéos urbains: entre passion et répression, la "bike life" revendique sa place
-
L'équipe féminine de football nord-coréenne de Naegohyang est arrivée en Corée du Sud
-
L'OMS déclare une urgence internationale pour l'épidémie d'Ebola qui frappe la RDC
-
Guatemala: des centaines de personnes fêtent le départ de la procureure générale sous sanctions
-
A New York, Gucci investit Times Square pour un défilé croisière
-
La Bulgarie remporte la 70e édition de l'Eurovision, Israël deuxième
-
La Bulgare DARA remporte l'Eurovision avec son hymne entraînant "Bangaranga"
-
Venezuela: Alex Saab, de vendeur de porte-clés à monnaie d'échange diplomatique
-
La finale de l'Eurovision dans l'attente des résultats après un show flamboyant
-
Mondial-2026: à Dallas, une lumière violette pour faire pousser le gazon
-
Top 14: en tête, le rythme ne faiblit pas
-
"Remigration", "croisades": à Londres, des dizaines de milliers de sympathisants de l'extrême droite ont défilé
-
Tennis: huit ans après, Svitolina retrouve les sommets à Rome
Burn-out: une prise en charge complexe et souvent "artisanale"
Souvent d'abord un déni, puis parfois une errance médicale et toujours une longue reconstruction: des personnes ayant vécu un burn-out témoignent de prises en charge très hétérogènes et de la difficulté à trouver des lieux d'écoute pour ce qui n'est pas considéré comme une maladie.
"Je travaillais non-stop, sans m'arrêter. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus. J'avais tout le temps des douleurs partout. Je pleurais énormément. Je faisais des malaises au travail", énumère Julie (prénom modifié), 28 ans. "Les signes étaient là, mais je ne les connaissais pas", décrypte cette fonctionnaire en Guyane.
Quand le médecin du travail lui dit qu'elle est en burn-out et doit être arrêtée, Julie ressent "énormément de culpabilité" et peine à accepter la situation.
Bien que le burn-out, défini par un épuisement physique et émotionnel, une vision négative des autres et du travail et un sentiment d'inefficacité ou de perte de sens, touche de nombreux hommes et plus encore de femmes, les données chiffrées restent lacunaires.
Selon Santé publique France, 5,9% des femmes et 2,7% des hommes éprouvaient en 2019 des souffrances psychiques en lien avec le travail, deux fois plus qu'en 2007, mais ces chiffres ne mesurent pas spécifiquement l'épuisement professionnel.
Considéré comme un syndrome ou un risque psychosocial et non une maladie, le burn-out ne figure pas dans les tableaux des maladies professionnelles de la Sécurité sociale, ce qui complique sa reconnaissance comme telle. Le salarié doit prouver que son état est causé par son travail et qu'il entraîne une incapacité permanente d'au moins 25%.
La reconnaissance passe parfois par le classement, après une crise aiguë, en accident du travail.
Un récent rapport de l'Assurance maladie notait que les affections psychiques reconnues comme maladies professionnelles avaient plus que doublé entre 2020 et 2024 mais ne se montaient qu'à 1.805. Près des deux-tiers des demandes de reconnaissance en 2024 émanaient de femmes.
Mal reconnu, le burn-out est pris en charge très diversement par les professionnels de santé.
"Cette pathologie des violences collectives au travail est prise en charge de manière assez artisanale par la Sécurité Sociale" qui "n'en veut pas", estime la psychologue Marie Pezé, à l'origine du réseau Souffrance et travail, qui regroupe quelque 200 consultations spécialisées.
Avec un versant psychique et un versant somatique (troubles cognitifs...), le burn-out est "très complexe à prendre en charge", souligne-t-elle. Outre, souvent, une psychothérapie, la prise en charge requiert des "spécialistes des nouvelles organisations du travail, du droit de la Sécurité sociale et du droit du travail".
La Haute Autorité de Santé recommande que le médecin traitant coordonne la prise en charge, en lien avec le médecin du travail.
- "Dans la nature" -
Infirmière à Toulouse, Solène s'est retrouvée "paralysée dans (son) lit" à la suite d'une surcharge de travail combinée à une situation de harcèlement moral. Après un diagnostic de burn-out de son médecin généraliste, elle consulte un psychiatre.
"J'ai été très mal prise en charge parce que j'ai pas été suivie dans une clinique spécialisée dans le burn-out", explique cette quadragénaire, regrettant d'avoir "été traitée comme une personne dépressive". "Il manque des structures juste pour écouter dans cette pathologie-là".
Solène dit avoir été "sauvée" par une "psychologue exceptionnelle" et des séances d'EMDR (une psychothérapie qui utilise les mouvements oculaires).
Pour Brigitte Vaudolon, vice-présidente de la Fédération des Intervenants en Risques Psychosociaux, "ce qui fonctionne, c'est un accompagnement pluridisciplinaire, où la personne peut se reconstruire psychologiquement, mais aussi repenser sa trajectoire professionnelle".
Mais toutes les victimes de burn-out n'ont pas la chance de trouver des professionnels qui travaillent en bonne intelligence.
"On est abandonné dans la nature", soupire Catherine. Enseignante en collège dans le Nord, elle rapporte avoir contacté "une bonne vingtaine" de médecins pour faire agréer un mi-temps thérapeutique après son burn-out.
Travaillant dans le secteur bancaire en Loire-Atlantique, Anne-Marie a, elle, misé sur les "médecines douces" (sophrologie, kinésiologie...) pour soigner son burn-out parce qu'elle en avait "les moyens".
Elle souligne aussi l'importance du "collectif" pour surmonter cette épreuve. Au sein d'un groupe de parole, "on travaille l'estime de soi, la confiance en soi, (...) les croyances limitantes, le regard des autres", note-t-elle.
H.Darwish--SF-PST