-
L'UE dégaine ses mesures face à l'envolée du prix des engrais
-
Un incendie menace des milliers d'habitations près de Los Angeles
-
Trois morts dans une attaque contre une mosquée de Californie, les deux tireurs se suicident
-
Loi Ripost: le Sénat soutient un "choc d'autorité" face aux free parties
-
Trump dit annuler au dernier moment une nouvelle attaque contre l'Iran
-
Hantavirus: des pièges à Ushuaïa pour traquer un éventuel rongeur porteur du virus
-
Trump voit de "très bonnes chances" de parvenir à un accord avec l'Iran
-
Trois morts dans une mosquée de San Diego, les deux tireurs présumés retrouvés morts à proximité
-
SNC Scandic Coin et Biconomy : des actifs réels réglementés rencontrent une infrastructure d'échange mondiale
-
Bolivie : violents heurts à La Paz, bloquée par les barrages routiers
-
Mondial-2026: Neymar signe son grand retour avec le Brésil
-
Foot: la Lyonnaise Melchie Dumornay désignée meilleure joueuse de Première Ligue féminine
-
Mondial-2026: Neymar de retour avec le Brésil
-
Un "choc d'autorité" face aux raves et aux rodéos motorisés: le Sénat s'empare du projet de loi Ripost
-
Moyen-Orient: les marchés peinent à trouver un consensus
-
Wall Street: la tech et les perspectives d'inflation pèsent sur les indices
-
Cuba prévient d'un "bain de sang" en cas d'attaque américaine, nouvelles sanctions de Washington
-
Bolivie : violents heurts à La Paz lors d'une manifestation contre le gouvernement
-
Trump dit avoir renoncé à attaquer l'Iran mardi
-
Le nationaliste Janez Jansa, pro-Trump, aux marches du pouvoir en Slovénie
-
Face à un nombre record de violations de données en 2025, la Cnil va renforcer ses contrôles
-
Musk perd sa grande bataille judiciaire contre les créateurs de ChatGPT
-
Élections en Nouvelle-Calédonie: Lecornu refuse le "statu quo", contre-la-montre lancé au Parlement
-
Un jury californien déboute Musk de ses poursuites contre OpenAI
-
Société Générale condamnée à 20 millions d'euros pour manquements à ses obligations
-
L'indien Adani accepte de payer 275 millions de dollars à Washington pour avoir acheté du pétrole iranien sous sanctions
-
Kenya: quatre morts lors de violences en marge de protestations contre les prix des carburants
-
Ebola et hantavirus: le monde vit une époque "dangereuse", alerte l'OMS
-
Ebola et hantavirus: le monde vit une époque "dangeureuse", alerte l'OMS
-
La Bourse de Paris progresse, tiraillée entre risques d'inflation, résultats et géopolitiques
-
Moyen-Orient: les investisseurs tentent de garder le moral sur des marchés contrastés
-
Nouvelle-Calédonie: Lecornu refuse le "statu quo" institutionnel, contre-la-montre lancé au Parlement
-
Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte
-
Iran: audience judiciaire mercredi pour le cinéaste dissident Jafar Panahi
-
Pour les primaires, Trump ouvre la saison des vengeances
-
Cours à distance sans électricité: les étudiants cubains voient leur "futur hypothéqué"
-
Kim Kardashian demande un euro de dommages et intérêts pour son agression à Paris en 2016
-
Record du loyer médian à Manhattan, supérieur à 5.000 dollars pour la 1ère fois
-
Affaire Patrick Bruel: enquête rouverte plus de trois ans après le classement d'une plainte pour viol
-
Collaboration Swatch-Audemars Piguet: une demande "phénoménale", des "problèmes" dans une vingtaine de magasins
-
Wall Street ouvre sur une note prudente face au flou diplomatique
-
Moyen-Orient: les taux d'intérêt des dettes d'Etats se stabilisent, les Bourses sans élan
-
A Cannes, embarras généralisé face au spectre d'une "liste noire" de Canal+
-
Décès d'Etienne Davignon, ancien diplomate belge cité dans l'affaire Lumumba
-
Retour en France et cap à l'est: le Tour de France partira de Reims en 2028
-
Le nouveau patron de la BBC, Matt Brittin, prévient de "choix difficiles" à venir
-
Mondial-2026: l'équipe iranienne de football en Turquie avant les Etats-Unis
-
Le nouveau patron de la BBC, Matt Brittin, prend ses fonctions dans un contexte de crise
-
Tourisme: avec la guerre au Moyen-Orient, les voyageurs modifient leurs plans
-
Moyen-Orient: les taux d'intérêt des dettes d'Etats se stabilisent à un haut niveau, les Bourses sans élan
"Chez nous Teams, c'est fini": une région allemande tourne le dos à Microsoft
Dans trois mois, les policiers, magistrats ou agents publics dans le Land allemand de Schleswig-Holstein n'utiliseront plus d'applications développées par l'américain Microsoft, une transition audacieuse pour cette collectivité en quête de "souveraineté numérique".
Cet Etat du nord de l'Allemagne mise sur des logiciels libres pour "reprendre le contrôle" sur ses systèmes informatiques et pouvoir décider "où les données sont stockées", explique le ministre régional de la numérisation, Dirk Schrödter.
L'entretien en visioconférence avec l'AFP se déroule via une application libre allemande. "Chez nous, Teams, c'est fini !", ajoute-t-il, en référence à l'une des applications phare du géant Microsoft.
A ce stade, la moitié des 60.000 fonctionnaires de cette région frontalière du Danemark ont entamé ce basculement technique qui doit s'achever fin septembre. Le reste, soit 30.000 enseignants, devrait suivre dans les prochaines années.
- Montrer le chemin -
Au cours de cette première phase, enclenchée en 2024, les fonctionnaires sont en train d'abandonner Word et Excel, remplacés par LibreOffice, puis la messagerie Outlook, substituée par Open-Xchange et Thunderbird. Sharepoint doit également être remplacé par la solution nextcloud.
La prochaine étape d'ici quelques années: le basculement vers le système d'exploitation Linux, pour tourner définitivement la page Windows.
Le principe de l'open source, ou logiciel libre, existe depuis une quarantaine d'années et propose des logiciels dont le code source peut être inspecté, modifié et amélioré par tous.
Le contexte de la montée des tensions entre l'Union européenne et les Etats-Unis, depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, a mis au premier plan le sujet de la souveraineté numérique et mis en lumière les risques inhérents au monopole des géants technologiques américains.
Microsoft, en particulier, détient à la fois le système d’exploitation Windows et un écosystème d'applications bureautiques devenues incontournables, solutions clef en main pour les administrations comme pour les entreprises.
"Les développements géopolitiques de ces derniers mois ont renforcé l'intérêt pour le chemin que nous avons pris, surtout en Europe", assure le ministre, qui dit recevoir des demandes de conseils du monde entier.
"La guerre en Ukraine avait révélé la dépendance énergétique de l'Europe; désormais, on voit qu'il existe également des dépendances numériques", ajoute-t-il.
Le Land de près de trois millions d'habitants anticipe aussi la future migration de ses données vers un cloud, et souhaiterait privilégier une infrastructure publique allemande plutôt que les services d’une entreprise américaine, explique M. Schrödter, économiste de formation et passionné du numérique.
- Administrations "prises à la gorges" -
Autre intérêt: faire des économies, car le coût des licences de logiciels dépasse celui des investissements dans la programmation d'applications libres et de la formation des fonctionnaires, d'après les experts interrogés par l'AFP.
D'autant plus qu'en cas de mise à jour obligatoire, les administrations et entreprises n'ayant pas anticipé le surcoût se retrouvent "prises à la gorge", explique l'un d'eux, Benjamin Jean, à la tête du cabinet de conseil Inno3.
A moyen terme, la région allemande compte économiser plusieurs dizaines de millions d'euros.
Obstacles à la transition: le manque de formation et la crainte de la nouveauté. "Sans accompagnement c'est l'émeute et tout le monde veut revenir à ce qu'il connaît", prévient François Pellegrini, professeur d'informatique à l'université de Bordeaux et spécialiste du sujet.
D'ailleurs, quelques fonctionnaires devraient faire exception au basculement prévu après l'été dans le cas d'applications et procédures très spécialisées ou liées à la coopération interrégionale, précisent les autorités du Schleswig-Holstein.
D'autres tentatives ailleurs en Europe illustrent ces risques comme dans la ville de Munich, pionnière de l'open source dans les années 1990, qui a fait marche arrière en 2017, évoquant des problèmes de compatibilité avec les logiciels fermés omniprésents et le manque de soutien politique continu.
Autre acteur historique, la gendarmerie française a tenu bon: ses quelques 100.000 gendarmes utilisent toujours Linux depuis les années 2000.
Un récent règlement européen, l'"Interoperable Europe Act", entré en vigueur en avril 2024, pourrait donner un coup d'accélérateur. Celui-ci favorise la coopération entre les administrations publiques de l'Union européenne et encourage l'usage des logiciels libres.
"D'ici deux ou trois ans", plusieurs administrations modèles pourront faire un retour d'expérience et entraîner "un grand nombre d'acteurs" dans leur sillage, espère M. Jean.
A.AbuSaada--SF-PST