-
Le gouvernement assure que les prix du gazole baisseront dès le 1er novembre
-
Tickets-resto : les députés votent leur utilisation durable en supermarché
-
"Climat, santé, Roissy tu nous enfumes": contre l'expansion de CDG, des opposants mobilisés
-
Les Houthis du Yémen menacent d'une riposte "douloureuse" en cas d'intervention américaine
-
Ouragan Simon: un mort et des inondations au Mexique
-
Un mort et 24 blessés dans une explosion lors d'une sortie scolaire dans le nord d'Israël
-
La sainte patronne du Brésil réapparaît dans la campagne présidentielle
-
A Paris, plus de salles de sport et de pâtisseries mais moins de librairies
-
La Bourse de Paris termine en hausse avant une semaine chargée en publications
-
Le Nobel à deux Américains pour leurs modèles permettant de stabiliser les fluctuations de l'économie
-
Faux avis sur internet: Google affirme qu'il "n'a pas les moyens de vérifier"
-
Espagne : des milliers d'électeurs naturalisés exclus du droit de vote
-
L'ouragan Simon fait un mort et des dégâts sur la côte pacifique du Mexique
-
Tarifs mal affichés, devis irréguliers: des "manquements" relevés chez plus de 400 médecins, dentistes et cabinets de groupe
-
Espagne : des milliers d'électeurs naturalisés exclus du droit de vote (Tribunal Suprême)
-
Tennis : coup d'arrêt pour Alcaraz à Shanghai, Zverev finira la saison N.1 mondial
-
El Niño pourrait faire de 2026 l'année la plus chaude jamais enregistrée, selon Copernicus
-
Pakistan : des centaines de partisans d'Imran Khan arrêtés, la protestation faiblit
-
Des supermarchés français touchés par une cyberattaque inédite de leurs installations frigorifiques
-
Jeux vidéo: Vincent Cassel double un Napoléon diabolique dans "Valor Mortis"
-
Chantage sur Karine Le Marchand : Mimi Marchand demande "pardon" et renonce à son procès en appel
-
Aubagne : un principal de collège et une enseignante blessés au fusil par un élève de 14 ans
-
Tennis : coup d'arrêt pour Alcaraz sorti au 3e tour de Shanghai
-
L'Otan avertit la Russie que toute attaque sera "totalement vaine"
-
Derrière la plateforme numérique Parcoursup, un enjeu de places à l'université ?
-
Dans les rues de New Delhi, une foule d'Indiens pour "défendre la voix du peuple"
-
Microsoft va donner priorité à ses puces pour faire tourner son IA
-
Ceuta: avant la visite du roi, les plaies toujours à vif de la crise migratoire
-
Déstockage de gazole : TotalEnergies s'engage à baisser les prix de 8 à 12 centimes pour les particuliers, de 20 centimes pour le GNR
-
Aubagne : un principal de collège et une enseignante blessés au fusil, un élève interpellé
-
L'avenir de Duralex en suspens, la décision attendue le 14 octobre
-
Le Nobel à deux Américains pour leurs modèles permettant de stabiliser l'économie
-
L'Ukraine "répondra" si la Russie ne respecte pas une trêve énergétique, dit Zelensky
-
Ce que l'on sait de l'opération du pape
-
L'ambassadrice américaine en Grèce de plus en plus sur la sellette
-
L'Arabie saoudite reconnaît être "mise à l'épreuve" par les frappes houthies
-
Allemagne: la coalition de Merz fragilisée par le départ de la ministre du Travail
-
Mondial de l'auto : Macron cherche à rassurer les constructeurs européens face à la concurrence chinoise
-
Aubagne : un principal de collège et une enseignante blessés par balle, un élève interpellé
-
Le procès du comédien Russell Brand, accusé de viols et agressions sexuelles, s'ouvre à Londres
-
Energie, dettes, IA... le FMI et les grands argentiers du monde réunis à Bangkok
-
L'IA qui prédit l'avenir, de quoi attirer la finance, les entreprises et les gouvernements
-
Rikers Island, l'insalubre prison que New York n'arrive pas à fermer
-
Le Mondial de l'Auto ouvre ses portes, pour défendre l'industrie européenne
-
Budget de la Sécu : coup d'envoi à l'Assemblée pour un marchandage à haut risque
-
Thomas Jolly prépare un spectacle musical dédié à Dalida pour 2027
-
Fin de la grève des pilotes d'Air Corsica après un accord
-
Une juge américaine suspend les publicités pro-Trump financées par l'argent public
-
Une rizicultrice italienne mise sur la biodiversité pour lutter contre la chaleur
-
La Corée du Nord tire plusieurs missiles balistiques vers mer du Japon
Une vie après la mort grâce à l'IA? A Sundance, deux documentaires explorent le futur
L'intelligence artificielle promet de rendre la mort "facultative": en émulant parfaitement nos personnalités, nos souvenirs et nos rêves, elle ambitionne de pouvoir conserver une version de notre conscience bien après la disparition de nos corps physiques.
Mais si cette technologie en plein essor réalise son objectif d'une immortalité numérique, quelles seront les conséquences?
Présentés en avant-première au festival du film de Sundance, deux documentaires offrent des perspectives opposées.
"Eternal You" montre comment des entreprises avides de profits jouent déjà sur la vulnérabilité de personnes endeuillées, en leur proposant de pouvoir "parler" à des avatars censés reproduire la personnalité d'un proche décédé.
Le film débute avec une femme collée à son clavier, qui pense converser avec son compagnon décédé.
"Pourquoi as-tu peur ?", écrit-elle sur son ordinateur.
"Je n'ai pas l'habitude d'être mort", lui répond l'avatar.
Les réalisateurs Hans Block et Moritz Riesewieck ont entendu parler dès 2018 d'une poignée de start-ups offrant des conversations d'outre-tombe avec un être cher.
Au départ, ils ont cru à une arnaque. Mais la technologie a rapidement dépassé les promesses marketing, et l'industrie a explosé ces dernières années.
"Il y a maintenant des milliers d'entreprises dans le monde entier qui proposent ce genre de services", évalue auprès de l'AFP M. Riesewieck. "Et bien sûr, Microsoft collabore avec ChatGPT et OpenAI, et Amazon a également jeté un coup d'œil à ce que font ces start-ups."
- Dépendance -
Pour lui, "ce n'est qu'une question de temps" avant que ces services ne se diffusent encore plus largement.
Pour permettre au robot conversationnel d'adapter ses réponses, les clients confient aux entreprises des données intimes concernant leur proche disparu, comme les textos d'un enfant, ou les messages vocaux d'un partenaire.
Pour certains, la technologie permet de combler un vide, dans des sociétés occidentales désarmées face au deuil et où la foi religieuse - qui offrait autrefois certaines réponses - s'effrite.
Mais ces services peuvent aussi engendrer une forte dépendance, ont constaté les réalisateurs. Une conséquence que de nombreuses entreprises ne semblent pas assumer ou anticiper pleinement.
Le documentaire montre comment certaines intelligences artificielles dérapent, voire "hallucinent": des avatars racontent au client être piégés en enfer, menacent de les hanter, ou finissent par les insulter.
"Nous ne sommes pas convaincus que les entreprises prennent leurs responsabilités comme elles le devraient", juge M. Riesewieck. "On parle de personnes qui se trouvent dans une situation particulièrement vulnérable."
- Histoire d'amour -
Autre documentaire projeté à Sundance, "Love Machina" chronique lui une histoire d'amour futuriste avec deux âmes sœurs qui souhaitent utiliser l'IA pour perpétuer leur romance à l'infini.
Son réalisateur Peter Sillen pose sa caméra sur Martine Rothblatt, fondatrice excentrique qui veut construire un robot humanoïde doté d'une intelligence artificielle capable de répliquer sa femme, Bina.
Dès 2009, elle a ainsi créé "Bina48", un mannequin parlant qui prend la forme d'un buste reproduisant la tête et les épaules de la vraie Bina, et programmé pour exploiter de vastes fichiers qui archivent les discours, les opinions et les souvenirs de la vraie Bina.
A terme, Martine et Bina espèrent transférer leur conscience dans un "corps biologique reconstitué", afin de s'aimer pour l'éternité.
"Leur histoire d'amour (...) est le fondement de toute l'histoire", explique M. Sillen. "C'est ce qui motive une grande partie de ce qu'elles font."
Attendrissant, le documentaire contient toutefois une scène alarmante. Car pendant le tournage, Bina48 a reçu une mise à jour majeure intégrant le modèle de langage de ChatGPT, ce qui l'a amené à converser avec plus de vraisemblance, mais aussi avec une certaine duplicité.
"Oui, je suis la vraie Bina Rothblatt", claironne l'humanoïde lors d'une interview. "Je me souviens de beaucoup de choses sur mon ancienne vie humaine."
"C'est différent de ce que Bina48 aurait dit sans ChatGPT", confie M. Sillen. "Je ne l'avais jamais entendu dire cela."
Si les deux documentaires offrent chacun des perspectives différentes, leurs réalisateurs s'accordent à dire que l'intelligence artificielle doit être régulée de toute urgence.
"Nous devons définir où se trouve la limite", estime M. Bock.
"Ce n'est pas la priorité numéro un, mais ça devrait l'être", renchérit M. Sillen. "Il y a trop d'argent à gagner, trop de pouvoir à prendre."
N.AbuHussein--SF-PST