-
Lentilles, pistaches: des vignerons du Sud se tournent vers des cultures "d'avenir"
-
Cancer du sein: à Nantes, des chercheurs traquent les failles des tumeurs chez les jeunes femmes
-
LVMH en petite croissance cet été mais la mode et la maroquinerie sont à la peine
-
Epic Games, créateur du jeu Fortnite, engage un "immense virage" vers l'IA
-
L'actrice américaine Selma Blair poursuivie après des violences à bord d'un avion
-
L'acteur RJ Mitte, de la série "Breaking Bad", est mort
-
France : les émissions de gaz à effet de serre en baisse en 2026, mais pas assez
-
Ligue des champions : Lille au pied de la montagne Arsenal, avec un élan limité
-
Ligue des champions: le PSG défie City, Giroud retrouve Arsenal
-
Tennis de table : Félix Lebrun met le cap sur l'Europe
-
Indonésie: endommagées et asséchées, les tourbières partent en fumée
-
El Niño : l'essentiel de la semaine
-
Louvre : un an après le casse, l'énigme du commanditaire
-
Le FMI relève sa prévision 2026 pour l'économie mondiale, tiraillée entre choc énergétique et boom de l'IA
-
La Russie dit avoir livré pour 320 milliards de dollars d'hydrocarbures à l'Europe depuis 2022
-
En RDC, l'ex-président Joseph Kabila prend la tête de la rébellion dans l'est
-
Le roi d'Espagne à Ceuta pour une visite sous haute tension diplomatique
-
Le pape Léon XIV se prépare à subir une opération sur un poumon
-
Le Mondial de l'auto ouvre ses portes au public
-
Le budget entre dans l'hémicycle mardi, la présidentielle aussi
-
En Californie, la houle de la tempête Rachel laisse des maisons au bord de l'effondrement
-
RDC: l'ex-président Joseph Kabila et le M23 unis dans un mouvement politico-militaire
-
Un match de Ligue des champions d'Asie avec Cristiano Ronaldo retardé à cause d'une alerte à Ryad
-
Wall Street opte pour la prudence avant l'inflation et les résultats d'entreprises
-
Le gouvernement assure que les prix du gazole baisseront dès le 1er novembre
-
Tickets-resto : les députés votent leur utilisation durable en supermarché
-
"Climat, santé, Roissy tu nous enfumes": contre l'expansion de CDG, des opposants mobilisés
-
Les Houthis du Yémen menacent d'une riposte "douloureuse" en cas d'intervention américaine
-
Ouragan Simon: un mort et des inondations au Mexique
-
Un mort et 24 blessés dans une explosion lors d'une sortie scolaire dans le nord d'Israël
-
La sainte patronne du Brésil réapparaît dans la campagne présidentielle
-
A Paris, plus de salles de sport et de pâtisseries mais moins de librairies
-
La Bourse de Paris termine en hausse avant une semaine chargée en publications
-
Le Nobel à deux Américains pour leurs modèles permettant de stabiliser les fluctuations de l'économie
-
Faux avis sur internet: Google affirme qu'il "n'a pas les moyens de vérifier"
-
Espagne : des milliers d'électeurs naturalisés exclus du droit de vote
-
L'ouragan Simon fait un mort et des dégâts sur la côte pacifique du Mexique
-
Tarifs mal affichés, devis irréguliers: des "manquements" relevés chez plus de 400 médecins, dentistes et cabinets de groupe
-
Espagne : des milliers d'électeurs naturalisés exclus du droit de vote (Tribunal Suprême)
-
Tennis : coup d'arrêt pour Alcaraz à Shanghai, Zverev finira la saison N.1 mondial
-
El Niño pourrait faire de 2026 l'année la plus chaude jamais enregistrée, selon Copernicus
-
Pakistan : des centaines de partisans d'Imran Khan arrêtés, la protestation faiblit
-
Des supermarchés français touchés par une cyberattaque inédite de leurs installations frigorifiques
-
Jeux vidéo: Vincent Cassel double un Napoléon diabolique dans "Valor Mortis"
-
Chantage sur Karine Le Marchand : Mimi Marchand demande "pardon" et renonce à son procès en appel
-
Aubagne : un principal de collège et une enseignante blessés au fusil par un élève de 14 ans
-
Tennis : coup d'arrêt pour Alcaraz sorti au 3e tour de Shanghai
-
L'Otan avertit la Russie que toute attaque sera "totalement vaine"
-
Derrière la plateforme numérique Parcoursup, un enjeu de places à l'université ?
-
Dans les rues de New Delhi, une foule d'Indiens pour "défendre la voix du peuple"
Le numérique, eldorado pour la santé mentale en souffrance?
Bientôt, un algorithme pour diagnostiquer sa dépression? Applis pour gérer son stress, casques de réalité virtuelle pour soigner les phobies... Le numérique arrive dans la santé mentale, un secteur qui manque cruellement de moyens en France.
Le nombre de nouvelles applis se multiplie, parfois à la frontière entre bien-être et thérapeutique, de l'accompagnement de l'arrêt du tabac à des soins plus spécifiques: par exemple, pour les personnes souffrant d'anxiété sociale, un jeu virtuel les amène à se confronter à la foule.
"Le traitement médicamenteux n'est pas une finalité en soi: ce qui aide les patients, c'est le lien social, le fait de retrouver une activité. Et les applis peuvent aider à cela", déclare la psychiatre Déborah Sebbane, directrice du Centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la recherche et la formation en santé mentale.
"Aujourd'hui, le numérique se retrouve dans le domaine du soin, du dossier patient, des outils de +self help+, de la recherche d'informations sur internet. Il y a plus de 10.000 applis au monde", énumère-t-elle, notant "une volonté des tutelles très forte pour enclencher le numérique en santé".
Ainsi, le gouvernement a lancé en octobre la stratégie d'accélération Santé numérique, dotée de 650 millions d'euros. Le secteur a commencé à se structurer, et le collectif MentalTech, qui regroupe sept start-up dans la santé mentale, a été lancé en mars.
- Soignants et machines -
Face aux listes d'attente à rallonge avant d'obtenir un rendez-vous chez le psy, "il y a urgence à trouver de nouvelles solutions", explique la psychiatre Fanny Jacq, directrice santé mentale pour l'entreprise de téléconsultation Qare, à l'initiative du collectif.
"Le numérique est une chance, l'idée est de déployer des solutions éthiques et de les mettre en avant", explique la cofondatrice de l'appli de "soutien psychologique" Mon Sherpa. "L'offre est large, mais les gens s'y perdent un peu". L'idée du collectif est de guider les utilisateurs, ajoute-t-elle, se défendant de vouloir remplacer le soignant par des machines.
Parisanté Campus, un lieu qui vise à réunir divers acteurs de la recherche en santé, récemment inauguré dans la capitale, accueille lui aussi des start-up du secteur. Pour son directeur général, le professeur de médecine Antoine Tesnières, "ces initiatives vont avoir de la valeur si elles s'inscrivent dans une approche globale".
Parmi les jeunes pousses hébergées, on trouve notamment ResilEyes Therapeutics, qui développe des solutions pour les victimes de stress post-traumatique.
Son dirigeant, Yannick Trescos, se veut réaliste: "Le numérique ne résoudra pas tout, il est hors de question de remplacer un psychologue ou un professionnel de santé". La start-up travaille sur des programmes thérapeutiques, adossés à du suivi plus classique, et vise à terme un remboursement par la sécurité sociale.
- Clics et diagnostic -
Les outils sont variés et parfois déroutants: une équipe américaine a ainsi développé un coach de santé mentale, Woebot, qui, selon le site, permettrait de former "un lien thérapeutique" sans thérapeute humain en trois à cinq jours.
Les psys du futur seront-ils des robots, capables de diagnostiquer, voire de prévenir? Il existe ainsi des recherches sur le phénotypage numérique en santé mentale. Cela consiste pour nos ordinateurs à déduire notre état mental présent et futur, à partir de nos clics sur le web, ou en utilisant les données relevées par nos objets connectés.
"Qu'arrivera-t-il à quelqu’un dont les données suggèrent qu’il recevra un diagnostic de psychose à 90% de certitude au cours des six prochains mois?", interroge le professeur de psychiatrie allemand Gerhard Gründer sur le site Mind.
Quant au caractère scientifique des applis, c'est un peu le Far West, reconnaissent certains acteurs. "Il y a une grosse opacité sur ce sujet", souligne Yannick Trescos. "Peu d'applis ont une validité clinique". Son entreprise, ResilEyes Therapeutics, veut entamer des essais cliniques cette année.
Se pose, enfin, la question de la confidentialité des données. Les données de santé doivent être hébergées par un organisme dûment certifié mais ce n'est pas le cas des données "émotionnelles", relève Yannick Trescos. Une question majeure, selon les spécialistes interrogés, qui plaident pour une meilleure information des patients usagers.
K.AbuTaha--SF-PST