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Ligue des champions: le PSG veut étendre son règne européen contre Arsenal
Le Paris SG a l'opportunité inouïe de marquer l'histoire en remportant un deuxième titre d'affilée en Ligue des champions samedi contre Arsenal à Budapest et d'instaurer une domination durable sur le continent européen, comme aucun club français avant lui.
Les Marseillais aiment répéter "A jamais les premiers" en référence à leur sacre de 1993, les Parisiens adoreraient leur répliquer qu'ils ont gagné deux fois, eux.
Le faire deux fois d'affilée, seul le Real Madrid l'a réussi dans l'ère moderne de la Ligue des champions, avec même trois titres de 2016 à 2018.
Paris et ses 17.000 supporters pénètreront dans la Puskas Arena avec le souvenir ému de leur épopée de 2025, conclue par une démonstration face à l'Inter Milan (5-0) à Munich. Ils sont d'ailleurs retournés en Bavière début mai pour les demi-finales et ont pu à bon droit y déceler les promesses d'un nouveau titre (1-1 solide après le 5-4 spectaculaire du match aller).
Ils s'avancent désormais en légers favoris contre Arsenal, qui court toujours après une première Ligue des champions, 20 ans après la finale perdue contre le FC Barcelone. Et ce d'autant que l'infirmerie est vide, avec le retour du Ballon d'Or français Ousmane Dembélé (mollet) et du latéral marocain Achraf Hakimi (cuisse).
Les hommes de Mikel Arteta s'appuieront sur la confiance engrangée avec leur récent titre de champion d'Angleterre, dûment fêté, mais aussi sur leur constance en C1, eux qui ont fini premiers de la phase de ligue.
- "Accomplissement inédit" -
"C'est un accomplissement inédit, maintenant qu'on la fait, on veut aller plus loin, on a goûté la victoire", a appuyé vendredi le capitaine des Gunners Martin Odegaard.
L'entraîneur a d'ailleurs promis à ses joueurs qu'ils allaient gagner samedi, dans une vidéo d'une soirée privée diffusée sur les réseaux sociaux.
Mais la confiance parisienne est peut-être encore supérieure, puisque Luis Enrique et ses troupes se sont dépêtrés d'un scénario particulièrement tordu pour prendre la route de Budapest: repos d'intersaison minimal dû à la Coupe du monde des clubs, blessures en série et nouveau passage par les barrages d'accession aux huitièmes de finale.
En revanche, sitôt passé ce cap, le PSG s'est comporté en champion d'Europe en titre en balayant Chelsea (5-2, 3-0) puis Liverpool (2-0, 2-0) avant de se montrer encore plus fougueux que le Bayern Munich.
"On veut rester concentrés sur ce qui est important: pas marquer l'histoire puisqu'on l'a déjà fait l'an dernier en remportant le premier titre, mais continuer à être une des meilleures équipes du monde", a déclaré vendredi Luis Enrique devant une salle de conférence de presse remplie par une centaine de journalistes à la Puskas Arena.
Et "gagner deux fois de suite" la Ligue des champions est une motivation encore plus "puissante" que remporter un premier titre, selon Luis Enrique.
Le principal défi de la finale sera donc pour l'équipe de maintenir ce standard de très haut niveau, à base de circuits de passes vertigineux et de pressing intense à la perte du ballon, avec une touche de folie dans les deux surfaces.
Pour bien la préparer, plutôt que de partir en stage, le PSG s'est réfugié de nouveau dans le confort et le calme de son Campus de Poissy (Yvelines). Conscients de leur mérite et de leur force, mais aussi de l'immense enjeu, les joueurs ont reçu dans la détente plus de 150 journalistes lors du "Media day" du 20 mai.
- Dembélé, "100%" -
Depuis, privés d'une finale de Coupe de France qui aurait pu faire office de répétition générale, ils n'ont pu s'étalonner que lors d'une opposition interne, samedi dernier, devant les Ultras conviés en tribune.
Vendredi, les Parisiens sont arrivés vers 13h00 l'hôtel Anantara New York Palace à Budapest, avant de gagner le stade pour un entraînement dans la bonne humeur et au soleil, pendant lequel Dembélé, gêné à un mollet ces derniers jours, s'est testé en faisant plusieurs courses avant de rejoindre l'exercice de frappes.
"On n'a pas eu beaucoup de vacances, le staff et le coach ont bien géré. J'ai eu dix ou quinze jours pour me préparer (...) c'est pour ça que je suis à 100% pour cette finale", a-t-il assuré vendredi, ajoutant qu'il n'avait "pas eu peur de rater la finale".
"Tout le monde veut gagner des trophées, on a faim", a-t-il insisté, tout comme son capitaine Marquinhos.
"Une fois que tu as goûté à ce moment-là, tu as tellement envie de le revivre (...). La motivation, la faim, l'ambition de gagner ce titre... Rien n'a changé", selon le Brésilien.
Désormais, place à une soirée qui pourrait être légendaire pour le PSG, porté par une partie de la Puskas Arena, par les supporters présents dans la fan zone à Budapest mais aussi par les 46.000 du Parc des Princes et par toute la capitale française. En cas de victoire, Paris et les Champs-Elysées basculeraient de nouveau dans la folie, encadrés par une mobilisation massive de 8.000 forces de l'ordre.
S.Abdullah--SF-PST