-
Espagne: les conducteurs de train en grève après les accidents mortels de janvier
-
Affaire Epstein/Mandelson: Starmer exclut de démissionner, "se concentre sur son travail"
-
L'UE prévient Meta qu'il doit ouvrir WhatsApp aux services d'IA concurrents
-
A Wine Paris, Macron promet de défendre le vin français à l'export
-
"Nazi sans prépuce": pas de jugement dans l'affaire Meurice, l'affaire renvoyée à un nouveau procès
-
Avec son nouveau président, le Portugal a fait le choix de la stabilité
-
Ligue 1: en perdition, Rennes finit par écarter Beye
-
Parallèlement aux tractations diplomatiques, l'Iran accentue la répression
-
Quand les patrons ne disent plus merci Macron
-
Thaïlande: revers historique pour le Pheu Thai, des interrogations sur l'avenir du parti
-
Eramet: "enquête indépendante" sur des "pratiques de management", le directeur financier suspendu
-
Le prince William en Arabie saoudite pour trois jours, une visite assombrie par l'affaire Epstein
-
IA: le nouveau modèle de création de vidéo de Bytedance envahit les réseaux
-
Japon: nouvel essai de redémarrage de la plus grande centrale nucléaire du monde
-
Décès d'une patiente aux urgences: l'AP-HP fixée lundi sur son sort, la relaxe requise
-
Détection des PFAS, une nouvelle ligne dans la facture d'eau
-
Japon: Takaichi promet un "important changement de politique" après son succès électoral
-
SpaceX donne la priorité à la Lune pour y établir une base, devant Mars
-
Australie: heurts entre police et manifestants propalestiniens lors de la visite d’Isaac Herzog
-
Ghislaine Maxwell, la complice d'Epstein, témoigne à huis clos au Congrès
-
Trompés, traumatisés: le calvaire des Kényans enrôlés de force par l'armée russe
-
La Bourse de Paris prudente avant des indicateurs américains attendus dans la semaine
-
Japon: l'ultra-conservatrice Sanae Takaichi a maintenant les coudées franches
-
Thaïlande: Le Premier ministre victorieux grâce au nationalisme
-
Le président israélien en visite en Australie pour un hommage aux victimes de l'attentat de Bondi
-
"Nazi sans prépuce": jugement attendu sur le licenciement de Guillaume Meurice, ex-France Inter
-
Le haut-commissaire au Plan Clément Beaune propose 30% de droits de douane pour la Chine
-
Jimmy Lai condamné à 20 ans: décryptage de sa peine
-
"Je veux rentrer": abandonnés au Cap-Vert, les marins indonésiens veulent leur salaire
-
NBA: les Knicks s'imposent largement chez les Celtics, Leonard grandiose avec 41 points
-
Au Bangladesh, dernier jour de campagne avant les législatives de jeudi
-
Venezuela: l'opposition dénonce l'enlèvement d'un de ses chefs tout juste sorti de prison
-
Venezuela: trois opposants libérés à l'avant-veille du vote d'une loi d'amnistie générale
-
Ghislaine Maxwell, la complice de Jeffrey Epstein, témoigne à huis clos devant le Congrès
-
Instagram et YouTube rendent-ils les jeunes accros? Début des débats devant des jurés californiens
-
A Wine Paris, trois jours de salon pour contrer les multiples crises du vin
-
Japon: la Première ministre Takaichi a les coudées franches après son pari électoral réussi
-
Super Bowl: les Seahawks triomphent des Patriots, Bad Bunny festif avec un message d'unité
-
JO: Cizeron et Fournier Beaudry entrent en scène
-
Super Bowl: Bad Bunny festif sans attaquer Trump, qui l'insulte publiquement
-
Hong Kong: le magnat de la presse prodémocratie Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison
-
Coup d'envoi donné au Super Bowl, entre Patriots, Seahawks et Bad Bunny
-
Hong Kong: la peine du magnat de la presse prodémocratie Jimmy Lai annoncée lundi
-
Les Portoricains fiers de voir l'un des leurs, Bad Bunny, tenir la vedette au Super Bowl
-
JO: Malinin et les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipes
-
L1: le PSG retrouve des couleurs et assomme l'OM
-
Athlétisme: Un 3.000 record pour Yann Schrub, Femke Bol déjà solide pour sa première sur 800 m
-
Angleterre: Manchester City terrasse Anfield et ne lâche pas Arsenal
-
JO-2026: les hockeyeuses françaises pratiquement éliminées après leur défaite face à la Suède
-
JO: le rêve envolé de Vonn, premier titre pour les Bleus en biathlon
Italie: Gennaro Gattuso, combattant né
En prenant les commandes d'une Italie mal partie pour le Mondial-2026 et en quête de rachat, Gennaro Gattuso est dans son élément: le combat était sa marque de fabrique lorsqu'il était joueur, même s'il peine à le transmettre depuis ses débuts d'entraîneur.
C'est un terme italien devenu concept international du foot: la grinta, cette détermination, rage de vaincre, agressivité même, dont le nouveau sélectionneur de la Nazionale, qui sera officiellement intronisé jeudi à Rome, a longtemps été l'incarnation sous le maillot de l'AC Milan.
Ou, comme le disait Zlatan Ibrahimovic, un autre mort de faim des terrains et ancien coéquipier de Gattuso: "Pas besoin de lui expliquer ce qu'il faut faire pour gagner (...) Si tu dois partir à la guerre, le premier à qui tu penses, c'est Gattuso, il n'y en a pas beaucoup comme lui".
Au commencement donc, et sans doute jusqu'à la fin, il y eut le combat.
Celui d'un gamin né le 9 janvier 1978 à Corigliano Calabro, une ville moyenne de Calabre où son père Franco, menuisier, joue dans l'équipe locale qui évolue en 4e division italienne.
A douze ans, Gattuso junior connaît son premier échec: Bologne lui refuse l'entrée de son centre de formation, mais il rebondit dans un club moins prestigieux, à Pérouse.
- Débuts à 18 ans en Serie B -
Il fait ses débuts à 18 ans, en mars 1996, dans l'équipe première qui évolue alors en Serie B, puis découvre la saison suivante l'élite.
Au printemps 1997, en infraction des règles Fifa de l'époque en matière de transferts, Gattuso file à l'anglaise aux Glasgow Rangers, attiré par un salaire mirobolant pour l'époque de deux milliards de lires (1 M EUR) sur quatre ans et un championnat correspondant encore plus à son style de jeu, un milieu de terrain agressif et sans concession.
Son expérience écossaise, marquée aussi par la rencontre de Carla, sa femme et mère de leurs deux enfants, est abrégée lorsque le nouvel entraîneur des Rangers le fait jouer en défense. En octobre 1998, Gattuso retrouve la Serie A avec la Salernitana où en seulement 25 matchs, tout en hargne, il convainc l'AC Milan de lui donner sa chance.
Avec le Milan entre 1999 et 2012, Gattuso a tout gagné: le Championnat d'Italie (2004, 2011), la Coupe d'Italie (2003), la Supercoupe d'Italie (2004, 2011), la Ligue des champions (2003, 2007), la Supercoupe d'Europe (2003, 2007) et la Coupe du monde des clubs (2007).
Sous la conduite de Carlo Ancelotti, son mentor, Gattuso devient "Ringhio" (celui qui grogne), infatigable milieu défensif qui étouffe et agresse ses adversaires (90 avertissements en 15 saisons de Serie A mais "seulement" quatre expulsions), les exaspère aussi.
- Champion du monde 2006 -
Son face à face en Ligue des champions en février 2011, avec Joe Jordan, l'entraîneur-adjoint de Tottenham, qu'il saisit par la gorge lui vaudra cinq matchs de suspension.
Des combats, Gattuso en a menés d'autres avec cette Nazionale qu'il va retrouver quinze ans après sa 73e et dernière sélection (un but). Sous le maillot azzuro, il remporte le Mondial-2006 face à la France de Zinédine Zidane (1-1 a.p., 5 tab à 3).
Sa carrière d'entraîneur, débutée en 2013 dans le club suisse de Sion, fait pâle figure en comparaison: un seul titre (Coupe d'Italie 2020 avec Naples) et bien des désillusions, comme à Valence (2022-23) ou Marseille (2023-24) où, rapidement à bout de souffle, il est remercié. Même son retour au Milan, alors en pleine déconfiture, ne l'a pas fait décoller (2017-19).
Gattuso n'a pas perdu son tempérament volcanique et reste capable, comme récemment, de s'en prendre en direct à un consultant d'une télévision croate lors de sa seule saison, là aussi décevante, aux commandes de l'Hajduk Split.
C'est ce feu intérieur, cette foi dans le combat, que les dirigeants du football italien attendent qu'il instille à une Nazionale manquant cruellement de personnalité et de talent, et menacée de rater une troisième Coupe du monde de suite après 2018 et 2022.
P.Tamimi--SF-PST