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Roland-Garros, vitrine éclatante d'une terre battue en jachère pour le tennis français
Née d'une improvisation à Cannes à la fin du XIXe siècle, la terre battue est devenue l'âme de Roland-Garros mais, paradoxalement, pas celle de la formation française et avant l'édition 2025 qui s'ouvre dimanche, cette dissonance pose toujours question.
"Quand j'étais plus jeune, dans l'Essonne, il n'y avait pas trop de courts en terre. J'ai vraiment commencé à toucher la terre à 15 ans", expliquait l'actuel N.1 Français Arthur Fils à Monte-Carlo en avril. Révélateur d'un système où cette surface, pourtant reine dans les cœurs, semble reléguée au second plan dans la formation des joueurs français.
Car si c'est en France qu'elle est née, par sérendipité, quand les frères anglais Renshaw ont recouvert des terrains en herbe d'une poudre issue de pots de terre cuite, remplacée depuis par la brique, la terre n'est plus promise dans l'Hexagone.
Hégémonique dans les années 1950-60, elle ne représente plus que 13% des courts en France (12% à l'intérieur), selon des chiffres de la Fédération fin 2024, contre 56% pour le béton, pourtant la surface la moins appréciée des joueurs. Même en ajoutant les 4,2% des courts en terre artificielle, le compte n'y est pas.
En comparaison, l'Espagne et Carlos Alcaraz est à 75% et l'Italie à 67% de terre, certes avec un climat plus favorable, selon les chiffres de l'Association pour le développement de la terre battue.
- "Énorme erreur" -
"Depuis la fin des années 70, on a construit des courts en dur, c'était l'opération 5.000 courts de Philippe Chatrier, qui a bien sûr développé le tennis mais dans des petits clubs et sur du béton", retrace pour l'AFP Bruno Renoult, président de cette association.
"C'est une énorme erreur", continue-t-il, citant les effets délétères du béton pour les corps -- "c'est la surface qui amortit le moins les chocs" -- et pour la formation des jeunes "qui devraient pouvoir jouer davantage sur terre", surface la moins agressive et qui permet le jeu le plus varié.
Mais la terre battue, qui doit être arrosée très souvent, est la surface la plus chère à entretenir. Avec notamment une réfection annuelle, son entretien est deux fois plus coûteux que les autres surfaces, estime la FFT, notant toutefois que ces courts sont les moins chers à construire et ont la durée de vie la plus longue (25-30 ans).
"Le nerf de la guerre est financier", abonde Philippe Vaillant, responsable des services d'entretien des courts de Roland-Garros. "C'est de l'arrosage, c'est payer des effectifs, c'est avoir la brique pilée. Et il faut surtout des salariés. Une personne seule ne va pas pouvoir réussir à pérenniser une qualité toute la saison sur plusieurs terrains. Malheureusement, c'est souvent le cas dans les clubs".
Pourtant, apprendre sur terre "développe des qualités, que ce soit physiques et même tennistiques, qui sont très importantes", estime la Française Léolia Jeanjean (103e mondiale), "plutôt que de jouer sur dur où c'est très stéréotypé".
- Fatalité climatique ? -
"Malheureusement, on est dans un pays où c'est très compliqué d'avoir des terres battues jouables plus de six mois dans l'année", regrette Benjamin Bonzi, 60e mondial. "Est-ce que c'est une vraie raison pour laquelle on est peut-être moins performants sur terre? Je ne sais pas".
Pour Bruno Renoult, il n'y a toutefois pas de fatalité liée au climat. Prenant l'exemple de l'Allemagne ou de l'Autriche, qui présentent plus de 90% de courts extérieurs en terre, il est possible de choisir une matière moins traditionnelle qu'en France, mais plus adaptée aux régions septentrionales.
Pour aider le paysage tennistique à renouer avec ses racines, Gilles Moretton, président de la FFT depuis 2021, estimait sur BFM fin 2024 "nécessaire" d'avoir "un centre national d'entraînement sur terre battue", précisant vouloir le développer dans les Alpes-Maritimes d'ici 2026.
Il n'est jamais trop tard pour écouter Yannick Noah... "La meilleure chose qui puisse nous arriver, c'est une victoire française à Roland-Garros", disait l'ancien champion en 2020 à Tennis Magazine. "Et tu sais ce qu'il faut faire ? Eh bien, jouer sur terre battue. (...) Depuis 40 ans, tu fais des centres d'entraînement sur dur, sur court couvert, à l'abri de la lumière et du vent, c'est qu'il y a un truc qui ne va pas très bien !".
F.Qawasmeh--SF-PST