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Quand Paris-Roubaix se dégonfle
La pression des pneus est un facteur clé de la réussite à Paris-Roubaix, de loin la course la plus traumatisante pour le matériel de l'année. Et cette pression là n'a jamais été aussi basse.
Avec ses pavés, ses chemins de tracteurs et ses trous, l'Enfer du Nord porte bien son nom pour les coureurs mais aussi pour leurs machines.
"Pour le matériel, c'est certainement la course la plus difficile. On en a vu des vélos casser sous les impacts", souligne le Belge Oliver Naesen qui, en neuf participations, a "toujours connu au moins un problème", dont cinq crevaisons en une seule édition!
"Chez nous, en Belgique, les secteurs pavés sont entretenus parce qu'il y a de la circulation quotidienne dessus. A Roubaix, on n'a que nous et les tracteurs qui les utilisent", explique le coureur flamand à l'AFP.
Face à ce constat, les équipes cherchent la parade depuis des décennies, transformant Paris-Roubaix en laboratoire des innovations, parfois farfelues.
Dès 1992, Gilbert Duclos-Lassalle, vainqueur cette année-là, utilisait avec succès une fourche suspendue, inspirée du VTT. Des tentatives plus expérimentales encore comme celle du Canadien Steve Bauer, à la même époque, d'un vélo avec un tube de selle très reculé ont rencontré moins de fortune.
- Trouver le bon compromis -
Aujourd'hui, la plupart des équipes utilisent les mêmes cadres que le reste de la saison.
"Il n'y a plus vraiment d'équipes qui utilisent un vélo 100% Roubaix. D'un côté, parce qu'il n'y a pas de marché pour ça pour les constructeurs. Mais on s'est aussi rendu compte que les pneus, les roues et les guidons absorbaient 90% des chocs. Et donc, c'est là qu'on va regarder pour modifier les vélos par rapport à une course normale", indique Naesen.
Et une tendance forte se dégage depuis quelques années: on dégonfle les pneus au maximum!
"Sur le pavé, on rebondit et on perd de l'énergie. Si on descend les pressions, on va pouvoir réduire ce phénomène et gagner en performance", explique Mathias Ribeiro Da Cruz, diplômé de l'Ecole supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile (Estaca), qui a été recruté comme ingénieur innovation par l'équipe Décathlon-AG2R.
Descendre la pression des pneus est possible depuis l'arrivée des pneus "tubeless", c'est-à-dire sans chambre à air, qui équipent désormais toutes les équipes.
"Avec les tubeless, on peut rouler à des pressions basses sans risquer de pincer la chambre et de crever. En plus, on a un liquide préventif qui circule dans le pneu et qui va reboucher une petite crevaison. Après, tout est question de trouver la bonne pression", développe Ribeiro, par ailleurs champion de France amateur du contre-la-montre.
Cet hiver, le coureur-chercheur a passé des journées entières sur les pavés de Roubaix pour trouver les bons réglages et un "compromis" permettant de gérer l'alternance de secteurs pavés et de routes asphaltées.
"Ce qui freine le plus sur la route est le coefficient de roulement du pneu. Une pression plus haute sera donc plus efficace, alors que c'est le contraire sur le pavé, où il y a d'abord un aspect d'oscillation verticale."
- L'arme fatale de Visma -
Pour résoudre cette équation, l'équipe Visma-Lease a bike mise sur une arme fatale, qu'elle a commencé à tester il y a deux ans: un système permettant de gonfler et dégonfler la pression des pneus tout en roulant, grâce à une commande sur le guidon.
"Marianne Vos a remporté le Championnat du monde de gravel avec le système Gravaa (le nom de la marque, ndlr) l'année dernière et Matthew Brennan le GP Denain en mars. Pauline Ferrand-Prévot l'a aussi utilisé sur le Tour des Flandres le week-end dernier", indique un porte-parole de l'équipe à l'AFP.
Jeudi, plusieurs coureurs de l'équipe l'ont testé lors de la reconnaissance du parcours, dont Wout Van Aert. La star belge a frôlé la catastrophe en manquant de chuter lourdement dans la trouée d'Arenberg après une... crevaison.
Rien à voir avec le système Gravaa, insiste son équipe.
L'ancien sélectionneur belge Sven Vanthourenhout s'est dit impressionné en testant l'innovation pour le média flamand Sporza, n'y voyant "que des avantages même si on ne peut jamais exclure un crevaison à Roubaix".
"C'est assez révolutionnaire. Je ne suis pas sûr que ce soit complètement prêt, mais l'idée est bonne", estime Naesen, qui espère surtout vivre enfin un Paris-Roubaix sans crevaison ni casse matériel, un exploit en soi dans l'Enfer du Nord.
V.Said--SF-PST