
-
Thaïlande: Paetongtarn Shinawatra, l'héritière destituée de son poste de Première ministre
-
Chômage record en Allemagne depuis 2015, l'appel aux réformes s'intensifie
-
Vote de confiance: quand le "boomer" François Bayrou présente sa carte jeunes
-
Ligue Europa: du lourd pour Nice, tirage favorable pour Lille et Lyon
-
Wall Street marque le pas, l'inflation américaine ne surprend pas
-
La crise politique met en péril la publication de la feuille de route énergétique de la France
-
Bond de 70% en cinq ans du nombre de disparus dans le monde, selon le CICR
-
A la Mostra, Julia Roberts défend un cinéma qui dérange
-
Alimentation ultra-transformée: des effets néfastes sur la fertilité et le métabolisme des hommes, selon une étude
-
Entre l'Asie centrale et les talibans, de la crainte à la coopération
-
Bayrou: la dette, "c'est l'esclavage des plus jeunes"
-
Rentrée sociale: les syndicats manifesteront ensemble le 18 septembre pour exiger un autre budget
-
Indonésie: violents affrontements entre police et manifestants après la mort d'un chauffeur de taxi
-
L'armée israélienne déclare Gaza-ville "zone de combat dangereuse"
-
La justice suspend la chasse à la bécassine dans le Doubs et le Jura
-
Hanouna, Salamé, et autres nouveautés de la rentrée télé
-
Thaïlande: la Première ministre destituée en raison d'un appel téléphonique divulgué
-
L'Iran a executé au moins 841 personnes jusqu'ici cette année
-
Aux Antilles, mobilisation accrue contre les arrivages massifs de sargasses
-
Thaïlande: la Cour constitutionnelle destitue la Première ministre Paetongtarn Shinawatra
-
Thaïlande: début de la lecture du verdict au procès en destitution de la Première ministre
-
Pour le patron du Medef, Attal, Retailleau et Bardella sont plus "conscients des périls" économiques
-
Aux Etats-Unis, les petits paquets sujets aux droits de douane à partir de vendredi
-
Deux ans après le coup d'Etat au Gabon, un pays "en chantier" et de fortes attentes
-
La Côte d'Ivoire tente d'imposer la couverture maladie universelle dans la difficulté
-
Au Nigeria, les télécommunications subissent le fléau du vandalisme
-
Au Sénégal, la solidité du duo Diomaye-Sonko à l'épreuve
-
La Floride a effectué la 30e exécution de l'année aux Etats-Unis
-
Salvador: l'angoisse des familles de prisonniers dont l'incarcération vient d'être prolongée
-
Argentine: Milei dénonce "un groupe violent" responsable des jets de projectiles et nie toute corruption
-
Pérou : découverte d'une rare sculpture de grenouilles vieille de 3.800 ans
-
Thaïlande: verdict vendredi au procès en destitution de Paetongtarn Shinawatra
-
F1: aux Pays-Bas, début d'un chassé-croisé au sommet ?
-
En Allemagne, le destin radieux d'un réfugié devenu patron dans l'énergie
-
Première pour Julia Roberts à la Mostra de Venise
-
Ukraine: Zelensky appelle a renforcer la pression sur Poutine après les frappes mortelles
-
A Blois, Olivier Faure tente de proposer une alternative à François Bayrou
-
L'heure de la rentrée pour 850.000 professeurs
-
Athlétisme: avant les Mondiaux, Lyles remporte son duel face à Tebogo à Zurich
-
Le bras de fer entre l'administration Trump et la principale agence sanitaire américaine se tend
-
Wall Street termine en hausse, le Dow Jones et le S&P 500 atteignent de nouveaux records
-
Le retour du bison dans le Far West fait "renaître" l'écosystème de Yellowstone
-
Le Brésil s'attaque à un vaste réseau de blanchiment dans les carburants
-
Athlétisme: Gressier et Bourgoin passent des gros caps à Zurich
-
Mondiaux de badminton: Alex Lanier et les frères Popov s'arrêtent en huitièmes
-
Nucléaire iranien: les Européens amorcent le rétablissement des sanctions contre Téhéran
-
Foot: Eugénie Le Sommer s'est sentie "trahie" par Laurent Bonadei
-
Cantines scolaires: huit mairies suppriment temporairement le thon des menus
-
Euro de basket: vainqueurs des Belges, les Bleus nouvelle génération parfaitement lancés
-
Macron et Merz scellent à Brégançon le "reset" franco-allemand

TikTok et hip-hop: des Chinoises donnent un coup de neuf au kung-fu
Poings serrés ou sabre en main, Duan Ruru fend l'air avec grâce dans un temple isolé des montagnes chinoises, avec un groupe de femmes décidées à donner une image plus moderne au kung-fu traditionnel.
Les arts martiaux sont en Chine un domaine très masculin et les combattants les plus connus sont des hommes.
Situé dans la province du Sichuan (sud-ouest du pays), le verdoyant mont Emei est le berceau d'une branche ancienne du kung-fu, objet de nombreuses légendes et réputée accueillir une proportion plus élevée de femmes.
Longtemps peu familiers des nouvelles technologies, ses adeptes ont d'abord eu du mal à gagner en popularité. Mais cela est en train de changer grâce à un groupe de femmes de moins de 30 ans, qui mêlent dextérité dans le maniement du sabre et des bâtons tout autant qu'avec les smartphones et les réseaux sociaux.
Objectif: redonner de la visibilité au kung-fu d'Emei.
"Depuis petite, j'ai toujours aimé les arts martiaux (...) Je trouvais que les filles qui apprenaient ça étaient super stylées", déclare Duan Ruru, 23 ans.
Le kung-fu d'Emei "a une grande importance dans l'histoire" et donc "mérite d'être diffusé", affirme à l'AFP la jeune femme, membre des "Emei Kung Fu Girls" ("Troupe féminine de la branche de kung-fu d'Emei", en chinois).
Ce groupe de neuf femmes enregistrent des vidéos très soignées d'elles-mêmes, en train d'exécuter des scènes de combat ou encore des figures acrobatiques, par exemple devant le Louvre à Paris, souvent accompagnées de rythmes de hip-hop.
- Réseaux sociaux -
Depuis leurs débuts en avril 2024, elles ont accumulé plus de 23 millions de vues et dépassé le million d'abonnés sur Douyin, la version chinoise de TikTok.
Le mont Emei est réputé en Chine pour ses sommets pittoresques plongés dans la brume.
La branche locale d'art martial trouve son origine dans l'ancienne philosophie taoïste et a évolué en une forme de défense au fil des différentes guerres qui ont frappé la région.
L'importance de cette école a diminué avec la modernisation des armes et la répression opérée durant la Révolution culturelle (1966-1976) contre la culture traditionnelle.
Mais ces politiques se sont ensuite assouplies. Et en 2008, le gouvernement a inscrit l'art martial d'Emei sur la liste du patrimoine culturel immatériel, ouvrant ainsi l'accès à des financements pour développer la discipline.
Avec des résultats mitigés: en 2023, les autorités locales ont reconnu que cette pratique souffrait d'un "manque de reconnaissance parmi les touristes ainsi que d'une diffusion limitée".
Un maître local de kung-fu, Wang Chao, représentant de l'art martial d'Emei au niveau national, explique que le secteur dépend encore largement des subventions publiques.
Mais les vidéos des "Emei Kung Fu Girls" ont été "très efficaces" pour faire connaître cet art à un public plus large, déclare-t-il à l'AFP.
"Toute la promotion autour des arts martiaux d'Emei est aujourd'hui bien plus active qu'auparavant", explique-t-il.
- "Libres d'esprit" -
Par rapport aux générations précédentes, Duan Ruru, membre des "Emei Kung Fu Girls", estime que les jeunes d'aujourd'hui "préfèrent être indépendants et libres d'esprit" et accordent moins d'importance aux objectifs traditionnels comme le mariage.
Elle dit ainsi vouloir privilégier sa carrière dans le kung-fu.
D'autres élèves nourrissent également des ambitions, comme Ren Nianjie, 17 ans, qui espère étudier les arts martiaux à l'université.
"Je veux devenir athlète (...) et remporter des honneurs pour mon pays", confie-t-elle à l'AFP, après avoir fait tournoyer un long bâton de bois autour de son buste.
L'image légendaire des combattantes d'Emei provient en grande partie des romans à succès de l'écrivain chinois Jin Yong.
Les garçons restent toutefois ici plus nombreux que les filles, même si l'écart est moins marqué que dans d'autres écoles.
Dans un centre de formation local d'arts martiaux, sept jeunes filles âgées d'une dizaine d'années s'entraînent avec des garçons.
Une mère de famille, Zhu Haiyan, 41 ans, déclare que sa fille Guoguo a plus d'assurance depuis qu'elle a commencé ses cours de kung-fu.
"Les filles qui ont confiance en elles sont moins timides", affirme-t-elle.
Avec les autres membres de la troupe, Duan Ruru dit espérer pousser davantage de femmes à pratiquer les arts martiaux: "Peut-être que certaines me verront m'entraîner et trouveront ça intéressant, cool, et seront tentées d'apprendre."
Z.AlNajjar--SF-PST