-
Roger Federer de retour à l'US Open pour "dire merci", sept ans après
-
"Tant que le corps tient": le travail sans relâche d'un secouriste, deux mois après le séisme au Venezuela
-
Aude : le village de Pomas quasiment détruit par une tornade
-
Wall Street clôture sans direction claire avant d'importants rendez-vous
-
Un village de l'Aude dévasté par une tornade
-
Colombie : Facebook et TikTok favorisent l'enrôlement de mineurs dans les groupes armés, accuse HRW
-
Emploi de Bagayoko (LFI) à la RATP : la justice enquête sur des soupçons de détournement de fonds publics
-
La Bourse de Paris en repli avant les grands rendez-vous de la semaine
-
Badminton: pourquoi le "Bad" français vit enfin son âge d'or
-
Tour d'Espagne: 3e étape annulée, la grêle plus forte que Pogacar
-
"Entartons les pompeux cornichons": le comique belge Noël Godin, roi de l'attentat pâtissier
-
Franchises médicales: le gouvernement maintient une hausse de la contribution des patients
-
Le prince Harry quitte une ONG africaine éclaboussée par un scandale
-
Les alliés européens affichent leur soutien à l'Ukraine, malgré les menaces russes
-
Trump durcit encore l'affrontement commercial avec le Canada
-
L'interdiction du portable au lycée "pourra être effective dès la rentrée", selon le gouvernement
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, au début d'une semaine particulièrement chargée
-
Noosha Aubel: Hur mycket administrativt misslyckande tål Potsdam till?
-
Noosha Aubel: Πόση διοικητική αποτυχία μπορεί να αντέξει ακόμα το Πότσδαμ?
-
Porsche vend sa filiale de conseil MHP au groupe indien Tata
-
L'Iran "s'effondre complètement", affirme Trump, avant l'annonce de nouvelles sanctions économiques
-
Wall Street ouvre sans entrain, au début d'une semaine très chargée
-
Franchises médicales : le plafond porté à 140 euros contre 100 aujourd'hui, selon le projet de décret
-
Les océans mondiaux ont enregistré samedi un record de température moyenne journalière à 21,1°C
-
Le comique belge et entarteur Noël Godin est mort
-
Noosha Aubel: Kolik administrativních selhání ještě Potsdam snese?
-
Noosha Aubel: Ile jeszcze nieudolności administracyjnej wytrzyma Poczdam?
-
Нуша Аубель: Сколько ещё Потсдам сможет выдержать административных провалов?
-
Нуша Аубель: Скільки ще Потсдам витримає адміністративних провалів?
-
نوشا أوبيل: إلى أي مدى ستتحمل بوتسدام المزيد من الفشل الإداري؟
-
努莎·奧貝爾:波茨坦還能承受多少行政失職?
-
누샤 아우벨: 포츠담은 행정 실패를 얼마나 더 견뎌낼 수 있을까?
-
ヌーシャ・オーベル:ポツダムは、あとどれだけの行政の失態に耐えられるのか?
-
नूशा ऑबेल: पॉट्सडैम और कितनी प्रशासनिक विफलता सहन कर सकता है?
-
Noosha Aubel : Jusqu’où Potsdam peut-elle encore supporter ces défaillances administratives ?
-
Le Livret A profite en juillet de la perspective de taux plus élevés
-
Annuler une partie de la dette : la proposition de Mélenchon sous le feu des critiques
-
Londres réaffirme son soutien à Kiev face à la Russie, avant une réunion des alliés
-
L'interdiction du portable au lycée "pourra être effective dès la rentrée"
-
Dernière rentrée pour Macron qui alerte sur les "tensions budgétaires"
-
L'Iran balaie la menace américaine d'un "D-day économique"
-
A Conakry, le désespoir et la colère après l'éboulement meurtrier d'une décharge
-
Tesla rappelle 3 millions de véhicules en Chine pour des poignées de porte
-
Léa Salamé se met en retrait du 20H00 de France 2 après la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann
-
Kenya: lombrics et mouches au secours des sols des agriculteurs kényans
-
Eté 2026: quand la "belle saison" se transforme en enfer climatique
-
Philippe Bouvard est mort, "Les Grosses Têtes" sont orphelines
-
Cinq choses à savoir sur Shein, géant décrié de la mode à prix cassés
-
"C'est magique, mais c'est trop": à Chamonix, entre amour et ras-le-bol de l'Ultra-Trail
-
Pommes de terre: vers une crise historique après la sécheresse
Mondial: à Buenos Aires, les "hinchas" rugissent et le sentent: ce Mondial est le leur
"Ahora nos volvimos a ilusionar" (Maintenant on recommence à y croire): une marée humaine a rugi tard mardi soir au coeur de Buenos Aires après la qualification de l'Albiceleste (3-0), foule de "hinchas" convaincus que les planètes s'alignent et que, pour eux comme pour Messi, ce Mondial, c'est "LE" Mondial.
Dès le coup de sifflet final, une foule impressionnante, des milliers, très vite des dizaines de milliers, ont commencé à converger vers l'Obélisque, monument iconique au centre de Buenos Aires et lieu traditionnel des célébrations, a constaté l'AFP. Dans la foule, des drapeaux, des fumigènes, et sur fond de klaxons, entre les chansons, une clameur récurrente: "Meees-si, Meees-si !".
Et présent, tout en haut, le "dieu" Diego (Maradona, décédé en 2021), qu'une chanson composée pour le Mondial et devenue le tube 2022 des supporteurs, de Doha à Rosario, fait participer à l'aventure: "Et Dieeego, au ciel on peut le voir (..) encourager Lionel..."
Mais le penalty de Messi (34e) et dans la foulée le but de la jeune pépite Julian Alvarez (39), ont libéré tout le monde, l'Albiceleste sur le terrain comme les chœurs à Buenos Aires. "Gooool... !" "Vamos, vamos, Argentina, vamos vamos, a ganaar ! " (Allez, allez, l'Argentine, allez allez, on va gagner).
- "Argentin, je ne peux pas m'arrêter" -
Alors, dans un bruyant miroir, les chants des supporters dans les bars de la capitale argentine ont semblé répondre à ceux du stade Lusail à 13.000 km, à moins que ce ne soit le contraire. "Cada dia te quiero mas, soy Argentino, es un sentimiento, no puedo paraaar" (chaque jour je t'aime plus, je suis Argentin, c'est un sentiment, je ne peux pas m'arrêter).
"C'est très tactique, les deux équipes ont un jeu un peu similaire, elles s'étudient beaucoup", analysait à la pause Cristian Oberolser, dirigeant d'entreprise de 54 ans, en sueur. "Il reste encore beaucoup à jouer. Mais l'Argentine a des joueurs explosifs, comme Messi, Julian Alvarez".
Ah, Messi... A chaque ouverture, couverture de balle spectaculaire, ou lors de son festival sur le 3e but, le capitaine argentin déclenchait des prosternations amusées, comme devant un dieu vivant: "Meeees-si ! Meeees-si !"
C'est que le septuple Ballon d'or rend ce Mondial-2022, très probablement son dernier à 35 ans, spécial aux yeux des supporters. "Pour moi, c'est comme un cadeau pour lui, la dernière chance qu'il a, pour pouvoir s'en aller comme il faut. Mais c'est maintenant ! Parce qu'après lui, on ne sait pas si émergera quelqu'un d'aussi bon, il se passera sans doute des années avant qu'on soit aussi proche de nouveau", expliquait à l'AFP Natalia Aguirre, étudiante de 23 ans.
S'écoule la seconde période, l'Argentine tient sans trop souffrir, Messi régale. Au Parque centenario, chaque but fait s'envoler des nuages de poussière sur l'herbe pelée. Aux terrasses des bars, les tables tressaillent, des verres volent. Un bus passe, s'arrête de longues minutes pour que le chauffeur regarde un coup-franc. Les passagers, interdits, sourient.
- "A présent oui, on peut battre la France" -
"On le sent, ce Mondial, c'est "LE" Mondial", assure à l'AFP Ramiro Monteiro, jeune sans emploi de 23 ans. "Pour plein de raisons, pour la mort de Diego (en 2020) depuis la dernière Coupe du monde, parce que Messi joue son dernier Mondial, pour la Copa America gagnée l'an dernier aussi. Et pour la solidité de cette équipe, même si elle est différente sans Messi".
Fin du temps additionnel. La foule scande le décompte: "cinco, cuatro, tres, dos, uno..." et se libère enfin. Quelques larmes, beaucoup de cris, et des chants, de nouveau. Des inconnus s'embrassent, interminables accolades pour saluer une autre finale, la 3e (après 1990, 2014) depuis le dernier sacre en 1986. Une si longue attente.
Le président Alberto Fernandez a salué "la Coupe du monde incroyable" de la sélection, "qui nous a montré que le chemin vers la gloire est toujours en équipe".
"Merveilleuse, contente, émue. Je me sens tout ça. C'est encore une fois, une autre finale. On a une merveille d'équipe. Et une véritable fierté nationale: Messi", articulait, la voix brisée, Evelyn Rios, une étudiante de 26 ans, dans le vacarme de l'Obélisque.
"J'aimerais qu'on joue contre la France en finale. Pour la revanche", avoue avec un sourire gourmand Ramiro Monteiro, en évoquant le quart de finale perdu par l'Argentine au Mondial-2018 (4-3). "A présent oui. Avec une équipe comme celle-là, on peut les battre", soufflait Cristian Oberolser.
N.AbuHussein--SF-PST