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Canoë ou course à pied, les sportifs s'adaptent au changement climatique
Renoncer à son footing parce qu'il fait plus de 30 degrés, en raison d'un risque d'incendie ou de pollution, ne plus pagayer parce que la rivière est à sec ou en crue: le changement climatique touche les pratiques sportives au quotidien.
Devant le Gave de Pau, l'entreprise de sport en eaux vives "Tom Rafting" est "aux premières loges", raconte Marie Legeay. Elle et son compagnon Thomas voient, depuis presque vingt ans au bord de cette rivière des Pyrénées, leur terrain de jeu et de travail changer. Ils s'adaptent.
"Depuis 2021, on se retrouve avec des moments où la navigation est très difficile voire presque impossible car on a un cumul de phénomènes: des crues importantes qui ont élargi le lit de la rivière, ce qui signifie moins de fond", explique-t-elle. "Avec certains bateaux, on ne passe plus", raconte-t-elle à l'AFP.
"On part avec des mini-rafts de 4/5 personnes au lieu de rafts de 8", ajoute-t-elle. Ils ont aussi réduit la taille des convois "d'un tiers", dit Thomas Legeay, qui joue le rôle de "gardien de la rivière" pour la fédération française de canoë-kayak (FFCK) en veillant précieusement sur l'écosystème.
Dirigeant d'un bureau d'études après avoir travaillé à la FFCK, Antoine Dubost raconte "les sécheresses de plus en plus sévères et des rivières où ne peut plus naviguer" alors qu'entre "entre 3 et 3,5 millions de personnes font du canoë une fois par an".
-Gestion compliquée-
En 2022, les gorges du Verdon à sec, comme les camions citernes acheminant l'eau dans de petits villages, avaient marqué l'été, et les esprits.
Sécheresses mais aussi pluies diluviennes ou crues violentes.
"Les gens peuvent se faire surprendre et il y a une accidentologie plus importante", explique Antoine Dubost, relevant aussi une "gestion de l'eau de plus en plus compliquée" notamment avec les hydroélectriciens. Autre effet de la chaleur: "le développement des cyanobactéries" entraînant des interdictions de navigation comme sur l'Erdre.
Expert climat et sport, Maël Besson a planché sur un plan national d'adaptation au climat dans le sport publié en décembre par le ministère des Sports. "Sur les sports en milieu boisé comme le VTT, le trail, le risque d'incendie peut réduire la capacité de pratique", explique-t-il à l'AFP.
La fondation WWF avait publié en 2021 un rapport estimant que les Français pourraient perdre "jusqu'à deux mois d'activité par an" dans un monde à +4 degrés" et "24 jours" dans le scénario à +2 degrés.
"On va avoir la problématique de l'adaptation des équipements sportifs", note Maël Besson, alors que certains gymnases mal isolés sont de véritables fours. "Il faut préparer des plans B", recommande-t-il aussi. "Je suis moniteur de voile quand il n'y a pas de vent on fait de la théorie, on fait de la technique, de la réparation", dit-il.
- pollution de l'air -
S'adapter, comme le fait la traileuse Hillary Gerardi.
Grandie dans le Vermont aux USA et installée dans les Alpes depuis plusieurs années, elle voit l'impact du réchauffement dans sa pratique alors qu'elle pensait "le trail à l'abri". "On a des vagues de chaleur estivales plus fréquentes et plus intenses, je vise les entraînements tôt le matin, tard le soir", raconte-t-elle à l'AFP.
"A partir du milieu de l'été, on ne peut plus compter sur les fontaines et les cours d'eau donc on doit porter beaucoup plus d'eau avec nous en montagne", explique cette détentrice du record féminin de l'ascension du Mont-Blanc. Autre constat: "l'érosion des sentiers" du fait "d'évènements extrêmes". L'été dernier une course de +skyrunning+ (course en haute-altitude) en Autriche a été "complètement changée", du fait de "neige suivie de beaucoup de pluie".
Alors que les vallées alpines connaissent aussi des pics de pollution, d'autant plus redoutables en cas de chaleur, elle regarde aussi de la carte "de la qualité de l'air" avant de chausser ses baskets.
A Paris, l'athlète Younes Nezar, co-fondateur du collectif des "climatosportifs", a lui aussi l'oeil sur les particules fines. "En Ile-de-France, les stades sont aux abords du périph' et quand il y a des pics de pollution, cela a un effet insidieux", explique-t-il à l'AFP.
Quand la température augmente, "c'est plutôt sur des footings de plus 40 minutes que la chaleur va avoir un impact, il faut choisir le moment où tu le fais sinon tu peux en mourir", rappelle ce sprinteur. "Il faut changer les horaires, le parcours, s'habiller en vêtements plus clairs et plus légers, mieux s'hydrater", recommande cet athlète engagé.
Santé publique France a récemment rappelé qu'au delà de 32 degrés il était déconseillé de courir.
P.Tamimi--SF-PST