-
JO-2026: avec Vonn et Shiffrin, le ski alpin attend ses superstars
-
Agression sexuelle: l'animateur Vincent Cerutti condamné à 8 mois de prison avec sursis
-
Serbie : procès du ministre de la Culture dans le cadre d'un projet hôtelier lié au gendre de Trump
-
Norvège: à son procès pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit reconnaît une vie d'excès
-
Au procès en appel du RN et de ses cadres, parole à la défense
-
Affaire Epstein: Keir Starmer "regrette" d'avoir nommé Mandelson ambassadeur aux Etats-Unis
-
JO-2026/ski alpin: l'Américain Cochran-Siegle en tête du premier entraînement de descente
-
Enseignante poignardée en classe: le collégien explique qu'il avait "trop de haine"
-
Arnaud Rousseau candidat à un deuxième mandat à la tête de la FNSEA
-
Après le rejet du Sénat, les députés valident en commission le "droit à l'aide à mourir"
-
Royaume-Uni: Andrew quitte Windsor mais reste au coeur des soupçons
-
Entre la France et l'UE, une défiance croissante sur fond de Mercosur
-
Dépression Leonardo: habitants évacués, trains à l'arrêt et écoles fermées en Andalousie
-
Moscou fait pression sur Kiev, les négociations sur la guerre redémarrent à Abou Dhabi
-
France: la lutte anti-cancer prête à continuer, avec quelques angles morts
-
Frappes israéliennes meurtrières à Gaza, le poste frontalier de Rafah entrouvert
-
Zone euro: l'inflation ralentit à 1,7% en janvier
-
A Sanary-sur-Mer, le traumatisme après l'agression d'une enseignante en classe
-
La bataille d'un universitaire américain pour purger ses "deepfakes" générés par IA
-
Keir Starmer sur la défensive dans l'affaire liant Mandelson à Epstein
-
Au procès pour viols du fils de la princesse de Norvège, une victime présumée suspecte avoir été droguée
-
Vincent Bolloré convoqué par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
-
Affaire Epstein: Jack Lang exclut de démissionner de l'IMA et plaide la "naïveté"
-
Foot: Kanté rejoint Fenerbahçe avec toujours une vue sur les Bleus
-
E-cigarette: vapoter, c'est aussi prendre des risques pour sa santé, avertit l'agence de sécurité sanitaire
-
Cancer du poumon: dépistage proposé à 20.000 personnes à partir de mars, avant une généralisation prévue
-
Cancer: quand la désinformation entrave la guérison
-
Foot: N'Golo Kanté quitte l'Arabie saoudite pour Fenerbahçe après l'intervention d'Erdogan
-
NBA: Cunningham et les Pistons résistent aux Nuggets, les Knicks enchaînent un 7e succès
-
NBA: les LA Clippers échangent James Harden à Cleveland contre Darius Garland
-
Les graffiti de Pompéi mis en lumière par la science
-
En Thaïlande, le parti favori des jeunes craint d'être à nouveau écarté du pouvoir
-
A Washington, la diplomatie du minerai
-
Fin de vie: après le rejet du Sénat, la loi sur l'aide à mourir revient à l'Assemblée
-
Les députés votent sur l'avenir des barrages français
-
Ukrainiens, Russes et Américains se retrouvent à Abou Dhabi pour négocier la paix
-
Venezuela: des milliers de partisans de Maduro dans la rue pour réclamer son retour
-
Foot: N'Golo Kanté quitte l'Arabie saoudite pour Fenerbahçe
-
Trump et Petro trouvent un terrain d'entente
-
Deschamps et les médias: "accepter la critique" et "faire passer un message"
-
Les Etats-Unis tournent la page de la paralysie budgétaire
-
Coupe du Roi: le FC Barcelone premier qualifié pour les demies
-
Coupe de France: un peu de réconfort et un quart de finale pour l'OM
-
Libye: Seif al-Islam Kadhafi tué par "un commando de quatre personnes" chez lui
-
Le président de la Colombie affirme que Trump a accepté de jouer les médiateurs avec l'Equateur
-
Wall Street en recul, pénalisée par la tech
-
Après une année 2025 "record", Santander va acquérir la banque américaine Webster Bank pour plus de 10 mds EUR
-
Libye: Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dictateur défunt, tué par des hommes armés (conseiller)
-
En Finlande, les doutes affleurent après le contrat de fourniture de brise-glaces aux Etats-Unis
-
Libye: Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dictateur défunt, est mort
Le retour des néonicotinoïdes en France serait "un désastre", pour le principal syndicat d'apiculteurs
Le retour des néonicotinoïdes en France serait "un désastre", ont affirmé mardi des apiculteurs, scientifiques et élus, alors que débute à l'Assemblée nationale l'examen en commission d'une proposition de loi qui prévoit d'autoriser à nouveau des pesticides toxiques pour les pollinisateurs.
Ce texte visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur, porté par le sénateur LR Laurent Duplomb, prévoit de réintroduire, par dérogation pour certaines filières (noisette, betterave), un pesticide de la famille des néonicotinoïdes, interdits en France depuis 2018, mais autorisés en Europe jusqu'en 2033.
Voté par le Sénat, le texte doit être examiné en séance publique fin mai par l'Assemblée nationale.
"Cette loi prétend défendre la souveraineté alimentaire, mais depuis quand est-il acceptable de détruire une filière, celle des apiculteurs, pour en sauver une autre, celle les noisetiers par exemple ?", s'est interrogé Christian Pons, président de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), lors d'une conférence de presse dans l'enceinte de l'Assemblée.
Yves Delaunay, apiculteur en Vendée et vice-président de l'Unaf, est venu témoigner des ravages de ces insecticides sur les abeilles et de la détresse des agriculteurs.
"Après l'arrivée des néonicotinoïdes, dans les années 90, de 80 kg de miel par ruche, nous sommes tombés à 5 kg. Une perte incroyable. On n'a jamais été indemnisés. J'ai des collègues qui se sont pendus. Moi, j'ai failli le faire", dit-il.
- Un texte "ignorant la science" -
"J'exploitais 1.000 ruches en Vendée. Les colonies s'effondraient à la floraison. On passait en quelques jours de 70.000 abeilles à 20.000. Elles étaient désorientées, incapables de revenir à la ruche. On les retrouvait mortes partout, dans les champs, même dans les fleurs de tournesol", explique-t-il. "Il ne faut pas reproduire cela."
A ses côtés, Philippe Grandcolas, chercheur au CNRS, rappelle que "les études scientifiques montrent un déclin de l'ordre de 70 à 90% des populations d'insectes dans les paysages les plus impactés par l'utilisation des pesticides".
Et comme "les trois quarts des plantes doivent être pollinisées pour produire", "on a des pertes de productivité importantes", allant jusqu'à "30% pour le colza", indique-t-il.
Des produits comme l'acétamipride, un néonicotinoïde aux puissants effets neurotoxiques, peuvent perdurer "plusieurs décennies" dans les sols et voient "leur toxicité augmenter de 100 fois au contact de fongicides" présents dans les parcelles agricoles, selon le scientifique.
Selon le CNRS, la production de miel en France a été divisée par deux entre le milieu des années 1990, date d'introduction des néonicotinoïdes, et le milieu des années 2010.
Ce texte "est le moteur législatif dont notre agriculture a besoin pour redémarrer", a au contraire estimé Arnaud Rousseau, le président du premier syndicat agricole FNSEA, dans un message posté mardi sur LinkedIn.
La FNSEA en attend notamment, outre l'autorisation de l'acétamipride, "une simplification des procédures pour les éleveurs" et un "meilleur accès à l'eau".
"Si cette loi passe, ce sera un désastre pour les abeilles, les pollinisateurs, pour la biodiversité et du coup pour l'agriculture dans son ensemble, mais aussi un désastre de santé publique", a estimé Sylvain Carrière, député LFI de l'Hérault, appelant à la combattre au nom "de l'intérêt général" lors de la conférence de presse.
De son côté, le député socialiste de la Loire Pierrick Courbon a dénoncé un texte "ignorant la science" et pointé du doigt l'incohérence de certains élus - à droite - qui "ont voté à l'unanimité il y a quelques semaines une loi contre le frelon asiatique et s'apprêtent aujourd'hui (...) à détruire la filière apicole".
B.Khalifa--SF-PST