-
En Russie, les conscrits sous pression pour aller combattre en Ukraine
-
Consigne du verre: un an après, le compte n'y est pas, pour l'ONG Zero Waste
-
En Inde, ces petites mains qui se filment pour entraîner l'IA
-
Le Mans: Trulli, Fittipaldi, Barrichello, Magnussen, Alesi... des noms connus sur la grille
-
Mondial-2026: contre la Bosnie, le Canada veut sa première victoire pour s'autoriser à rêver
-
Deux Chinois ouïghours condamnés à mort pour l'attentat le plus meurtrier de Thaïlande
-
Athlétisme: l'Américain Ja'Kobe Tharp bat le record du monde du 110 m haies en 12 sec 75
-
La BCE devrait relever ses taux malgré une zone euro fragile
-
Les lobbyistes au coeur du tournant pro-business de l'UE
-
Baisse du nombre de déplacés de force dans le monde, à près de 118 millions, selon l'ONU
-
Endiguer l'épidémie d'Ebola, une tâche difficile freinée par la désinformation
-
Réchauffement record et menaces sur l'observation de la Terre: l'alerte de scientifiques du climat
-
Mondial-2026: les fans mexicains compatissent avec les déboires de l'Iran
-
Finale NBA: Wembanyama et les Spurs subissent une remontée historique des Knicks, à un succès du titre
-
Avion de combat européen: le Scaf est mort et après?
-
L'Iran, à nouveau bombardé par les Etats-Unis, riposte et promet de refermer Ormuz
-
E-commerce: amende record pour Coupang en Corée du Sud après une fuite de données
-
L'Iran, à nouveau bombardé par les Etats-Unis, promet de refermer Ormuz
-
Mondial-2026: et maintenant, place au foot et à la fête à Mexico !
-
Ingérences: Lecornu présente les risques et réponses avant la présidentielle
-
Depuis les Canaries, le pape interpelle le monde sur le sort des migrants
-
Mort d'Elisa Pilarski: décision jeudi pour son compagnon Christophe Ellul, jugé pour homicide involontaire
-
Mondial-2026: l'Angleterre boucle sa préparation par un récital contre le Costa Rica
-
Patrick Bruel mis en examen pour viol et agression sexuelle mais pas incarcéré
-
Mondial-2026: Infantino balaye les critiques à la veille du match d'ouverture
-
Trump balaie les chiffres de l'inflation, au plus haut depuis trois ans
-
Mondial-2026: les Bleus sont arrivés à Boston, l'aventure peut commencer
-
Le gouvernement canadien veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans
-
Patrick Bruel mis en examen pour viol, tentative de viol et agression sexuelle
-
Aide à mourir: les députés suppriment en commission les délits d'entrave et d'incitation
-
Tech en berne et inquiétudes géopolitiques pèsent sur Wall Street
-
Athlétisme: Lutkenhaus impressionne à Oslo, Gout Gout battu pour sa première Ligue de Diamant
-
Netanyahu repart en campagne, dans un paysage politique incertain
-
Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud
-
Bolivie: des milliers de manifestants à La Paz contre le gouvernement, qui envisage l'état d'exception
-
La Bourse de Paris termine en léger recul, entre inflation américaine et Moyen-Orient
-
Mort du sociologue et homme de gauche suisse Jean Ziegler à 92 ans
-
Finale NBA: Wembanyama et les Spurs pour égaliser contre New York
-
Lyhanna: ses obsèques vendredi, "la confiance dans nos institutions" en question, selon Macron
-
L'inflation continue de déraper aux Etats-Unis, le pouvoir d'achat fond
-
Fibre Excellence: le gouvernement émet des réserves sur le projet de reprise
-
Quais de gare désertés, la SNCF fait le dos rond après la mobilisation des cheminots
-
Les Bourses européennes terminent dans le rouge, entre Moyen-Orient et inflation américaine
-
L’ONU affirme qu’un garçon a été abattu lors d’une manifestation pour les droits des femmes afghanes
-
Lyhanna: pour Macron, "la confiance dans nos institutions" ébranlée
-
SpaceX: les chiffres de l'arrivée en Bourse
-
Wall Street recule, entre désintérêt pour la tech et inflation américaine
-
SpaceX: Wall Street oscille entre ferveur et doutes avant une entrée en Bourse titanesque
-
Belfast redoute de nouvelle violences, au lendemain d'émeutes anti-immigrés
-
Geste viral "six-seven", échange avec Bad Bunny, blagues sur le foot: quand le pape parle aux jeunes
La recherche française solidaire face au "sabotage" de la science aux Etats-Unis
Les scientifiques français ont affiché vendredi leur solidarité envers leurs collègues américains, cibles selon eux d'un "sabotage" par l'administration Trump, mettant en garde contre le danger d'un mouvement similaire en France.
Licenciements massifs, coupes budgétaires, programmes gelés, interdiction de communiquer avec des journalistes, de se déplacer dans des congrès scientifiques, de publier des travaux sur les minorités ou le changement climatique...: les chercheurs américains font face à "un obscurantisme technophile qui a pris le pouvoir de manière violente, brutale, comme un coup d'Etat", a déclaré l'historien Patrick Boucheron, lors d'une conférence de presse à Paris.
"La science est devenue une cible", a estimé la chercheuse en sciences du climat Valérie Masson-Delmotte dans le cadre de cette journée de mobilisation nationale, dénonçant des "attaques inédites sur la liberté académique" et un "sabotage au détriment de la société américaine (...) et du progrès scientifique dans le monde".
De nombreuses administrations américaines ont déjà fait les frais de réductions d'effectifs draconiennes décidées par la Commission pour l'efficacité gouvernementale (Doge), dirigée par le milliardaire Elon Musk. C'est le cas par exemple de l'agence américaine chargée des prévisions météo, de l'analyse du climat et de la conservation des océans (NOAA) ou des Centres de prévention et de lutte contre les maladies, qui assurent notamment la surveillance des épidémies.
La décision de l'administration Trump de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ou celle de ne pas participer aux dernières réunions des experts du climat du Giec ont déjà un impact sur la coopération internationale, ont expliqué ces scientifiques.
Sur les cinq dernières années, 23% des publications scientifiques dans le monde comportant les mots "changement climatique" "ont été signées par des scientifiques basés aux Etats-Unis", a rappelé Mme Masson-Delmotte.
Décrivant une situation de "chaos", l'informaticienne Claire Mathieu a expliqué que ses collègues américains avaient "peur de s'exprimer en public sur ce qui leur arrive par peur de représailles".
"Nous avons reçu de premières candidatures américaines" au programme PAUSE d'accueil dans des institutions françaises de scientifiques en exil, a souligné M. Boucheron.
Les scientifiques ont souligné l'importance d'une solidarité internationale, et notamment européenne, "autour de ces enjeux parce que la science et la recherche de la vérité sont déterminantes pour notre espèce", selon l'épidémiologiste Dominique Costagliola.
Même s'il n'y a pas "d'attaque délibérée" comparable en France, "on n'est pas si loin que ça puisse se passer ici aussi", a-t-elle jugé, citant la diminution des crédits de recherche, les "attaques contre le +wokisme+ dans les universités" ou celles contre l'Office de la biodiversité (OFB) et l'Institut national de recherche agronomique (INRAE).
La journée de mobilisation à Paris et dans les villes universitaires françaises a été organisée en soutien au mouvement "Stand up for science" lancé par de jeunes scientifiques américains et qui appelle à des manifestations le même jour aux Etats-Unis.
Des institutions comme France Universités, le CNRS, l'INRAE ou encore Sciences-Po Paris ont apporté leur soutien au mouvement.
D.Qudsi--SF-PST