-
XV de France: Jalibert saisit l'ouverture en bleu
-
Six nations: le XV de France ouvre le Tournoi en corrigeant l'Irlande
-
Le Venezuela avance vers une loi d'amnistie historique après 27 ans de pouvoir socialiste
-
Jeux vidéos, IA, algorithmes et ingérences: Macron dévoile de nouvelles pistes de régulation
-
Wall Street mise sous pression par la mauvaise passe de la tech
-
Téhéran et Washington négocient à Oman après la répression sanglante en Iran
-
Jeffrey Epstein, conseiller et confident de la banquière Ariane de Rothschild
-
Les organisateurs du forum de Davos ouvrent une enquête sur les liens de son patron avec Jeffrey Epstein
-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et la rivalité avec OpenAI s'intensifie
-
Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes
-
Désarmement nucléaire: Trump réclame un traité "modernisé" avec la Russie
-
En appel, l'Etat français revoit sa demande à la baisse contre Shein
-
L'Assemblée adopte une loi pour préparer l'avenir des barrages hydroélectriques
-
Shein: en appel, l'Etat français demande la suspension de la seule marketplace et non du site total
-
Selon Elon Musk, "l'argent ne fait pas le bonheur"
-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et intensifie la compétition avec OpenAI
-
Premiers tests concluants pour Tara Polar Station, départ prévu en juillet
-
Salmonellose, listériose: nouvelles recommandations pour limiter les infections, selon l'Anses
-
Retour de prisonniers ukrainiens: le bonheur, la tension, le désespoir
-
Enseignante poignardée à Sanary-sur-Mer: l'élève placé en détention provisoire
-
Le mari d'Elton John "indigné" par les pratiques du tabloïd Daily Mail
-
Le bitcoin sous les 70.000 dollars, une première depuis l'élection de Trump
-
La Bourse de Paris termine en légère baisse, entre BCE et craintes sur la tech
-
Albanie : le gouvernement suspend l'interdiction de TikTok
-
Téhéran et Washington doivent renouer le dialogue à Oman après la répression sanglante en Iran
-
JO-2026/Hockey: baptême crispé pour les Bleues, battues par l'Italie
-
Dépression Leonardo: inondations en Espagne et au Portugal, où la présidentielle pourrait être perturbée dimanche
-
Aigle royal tué par une éolienne: l'exploitant relaxé en appel
-
Maroc: plus de 140.000 personnes évacuées à cause de pluies intenses
-
Pour Sophie Adenot, un programme scientifique chargé dans l'ISS
-
Foot: Le Paris FC "est sur une dynamique positive", affirme Gaëtane Thiney
-
Au Liban, des familles ayant fui la Syrie accueillies dans un camp contrôlé par le Hezbollah
-
Après des années d'attente, le gouvernement présente un plan contre l'infertilité
-
Dati répète que "l'audiovisuel public français doit être préservé"
-
Les Etats-Unis et la Russie vont reprendre leur dialogue militaire
-
La lutte contre l'EI, "priorité absolue", dit le chef de la diplomatie française
-
JO-2026: Benvenuti au village olympique de Cortina, "fonctionnel" et cosy
-
Wall Street recule, la pression sur la tech s'intensifie
-
Affaire Epstein/Mandelson: Starmer s'excuse mais entend rester à Downing Street
-
La BCE maintient ses taux face à l'euro fort et l'inflation ralentie
-
Dépression Leonardo: la situation reste "difficile" en Andalousie, risque "maximal" de crue du Tage au Portugal
-
Adèle Van Reeth lâche les rênes de France Inter en pleins remous pour l'audiovisuel public
-
Rugby: les Bleus veulent donner le ton et envoyer un message contre l'Irlande
-
Biathlon: Julia Simon conclura le relais mixte français aux JO-2026 dimanche
-
Lyon: Aulas accusé de "trier" les médias par le club de la presse
-
L'Ukraine et la Russie échangent des prisonniers, pas d'autres avancées à Abou Dhabi
-
Jérôme Guedj, l'ex-frondeur PS devenu l'incarnation des gauches irréconciliables
-
Le bitcoin au plus bas depuis l'élection de Trump
-
Polémique sur l'épandage du sel à Berlin, paralysée par le verglas
-
La lutte contre l'EI, "priorité absolue", dit le chef de la diplomatie française à Damas
On comprend mieux comment se forme un embryon humain
C'est une découverte qui jette une nouvelle lumière sur les tout premiers temps de la vie humaine. Des chercheurs viennent de mettre en évidence les mécanismes par lesquels nos premières cellules s'amalgament en un tout: l'embryon.
Il s'agit de "la première étude sur la mécanique de la morphogenèse de l'embryon humain", résume ce travail paru mercredi dans la revue Nature.
On se place quelques jours après la fécondation. La rencontre entre le spermatozoïde et l'ovule a déjà donné lieu à une cellule-souche, qui s'est divisée en une dizaine d'autres cellules.
Arrive alors le moment où ces cellules se rapprochent et s'agglutinent pour former un ensemble unique. L'embryon, à son stade le plus précoce, est là.
C'est seulement ensuite que les cellules se différencieront pour peu à peu faire apparaître des organes puis, peu à peu, une forme humaine.
Cette toute première étape, dite "compaction", est donc cruciale. Elle fait l'objet de cette étude, principalement réalisée par la chercheuse Julie Firmin et impliquant le CNRS, l'Inserm ainsi que l'Institut Curie.
Ses conclusions remettent en cause la manière dont on voyait depuis plusieurs décennies la formation d'un embryon.
On considérait que le principal mécanisme était celui par lequel les cellules se collent les unes aux autres, via l'adhésion de leurs parois.
Or, selon cette étude, ce facteur ne joue qu'un rôle secondaire. Le plus crucial, c'est la capacité de chaque cellule à se contracter, un mécanisme par lequel elles se tirent les unes vers les autres.
"Il faut imaginer une ronde de personnes qui se tiennent par la main" et qui se referme peu à peu, explique à l'AFP le chercheur Jean-Léon Maître, qui a chapeauté l'étude.
Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont examiné les cellules de plusieurs embryons inutilisés lors de fécondations in vitro, et congelés à différents stades entre trois et cinq jours.
Plus leur stade est avancé, plus leurs cellules sont capables de se contracter fort. Pas d'évolution en revanche pour le degré d'adhésion des parois, celui-ci restant stable.
Les chercheurs en concluent que c'est le premier mécanisme, et non le second, qui joue un rôle central dans le rapprochement des cellules et la formation de l'embryon.
- Avancée majeure -
"Ce qui fait que les cellules se collent les unes aux autres, ce n'est pas la quantité de colle, mais ces efforts de contraction", insiste M. Maître.
"Ce n'est pas du tout une surprise", précise-t-il.
Ces vingt dernières années, des études avaient successivement montré des mécanismes semblables chez la mouche, puis des mammifères comme la souris.
Toutefois, si tous ces animaux et l'humain ont en commun la prédominance du mécanisme de contraction, les détails varient: il ne se répartit, par exemple, pas pareil au sein de la cellule.
C'est donc bien l'embryon humain que l'étude parue mercredi permet de mieux comprendre, sans qu'il faille en attendre immédiatement des conséquences très concrètes.
On peut, certes, imaginer que soit facilitée un jour, grâce à ces connaissances, la formation d'embryons destinés à des fécondations in vitro.
Mais, actuellement, on choisit de toute façon d'implanter des embryons ayant passé avec succès cette étape de formation.
Si cette étude marque une avancée majeure, c'est surtout dans la connaissance du tout début de la vie humaine, champ de recherche en forte accélération ces dernières années.
On peut aussi y inclure la fabrication récente en laboratoire, par plusieurs équipes de recherche, de structures proches de l'embryon.
Parfois qualifiées d'"embryons de synthèse" même si ce terme est controversé, ces structures devraient permettre d'étudier comment se différencient les cellules, puis les organes lors des premières semaines de gestation.
Comme ces travaux, cette nouvelle étude vise d'abord à mieux comprendre comment se construit un organisme humain, ce qui le rapproche d'autres animaux et ce qui l'en distingue.
Avec comme promesse, "découvrir comment la nature utilise les lois de la physique pour produire autant de formes de vie, avec leur diversité à couper le souffle", conclut ce travail.
I.Saadi--SF-PST