-
"On n'y croyait pas trop" : au Pic du Midi, le ciel s'est dégagé pour l'éclipse
-
Colombie: phase décisive pour la recherche de survivants, deux jours après un puissant séisme
-
L'éclipse solaire totale débute en Europe, l'Islande déjà plongée dans l'obscurité
-
"Ca va se dégager": Au Pic du Midi bouché par les nuages, on espère voir l'éclipse
-
Nuit en plein jour : l'éclipse solaire débute aux confins de la Russie
-
Deux minutes de nuit en plein jour : une partie de l'Europe attend l'éclipse solaire totale
-
La Bourse de Paris termine en baisse, le luxe sous pression
-
Champagne: les dates d'ouverture des vendanges publiées, précocité record
-
Natation: à 16 ans, le prodige Sauveur Cristofini prend son élan à l'Euro
-
Rod Stewart annule la fin de sa tournée aux Etats-Unis après une opération du coeur
-
Cisjordanie: des colons israéliens assiègent des maisons palestiniennes malgré la venue de l'armée
-
La French Touch rend un dernier hommage à Kavinsky à Montmartre
-
Les fortes chaleurs s'étendent et pourraient coûter cher à la France
-
Grèce: 281 arrestations pour incendies criminels en 2026, toujours de nouveaux feux
-
Au pied du mont Blanc, la fraîcheur d'un plan d'eau pour fuir la canicule
-
Séisme en Colombie: deuil de trois jours en hommage aux victimes
-
Méduses et canicule: pic d'indisponibilité "environnementale" record de 20,4% dans le parc nucléaire d'EDF
-
Zhu Rongji, ex-Premier ministre fer de lance des réformes économiques chinoises
-
L'Allemagne renforce ses espions sur fond de menace russe
-
EasyJet France : appel à la grève des hôtesses et stewards les 15 et 16 août
-
Euro d'athlétisme: tenant du titre, Tual éliminé en demies, ça passe pour Le Clezio
-
La Bourse de Paris se replie avant la publication de l'inflation américaine
-
Séisme en Colombie : une rescapée sortie des décombres, le bilan revu à la baisse
-
La perte de végétation native rend le Brésil plus vulnérable à El Niño
-
Une vague de chaleur frappe des familles expulsées qui dorment dans la rue à Rome
-
Norvège : le fonds souverain fait un énorme saut de puces au premier semestre
-
Etats-Unis : verdict partagé entre gauche et centre aux primaires démocrates
-
Au Kazakhstan, déclencher artificiellement la pluie face aux sécheresses
-
Judo: Teddy Riner forfait pour le Grand Slam de Lausanne
-
L'OMS se dit "inquiète" face à la nouvelle offensive de Trump contre les vaccins
-
Art ou médecine? Au Japon, le tatouage cosmétique cherche sa voie
-
Retrait d'une étude controversée sur la surmortalité pendant le Covid
-
L'interdiction du démarchage téléphonique non consenti entre en vigueur
-
Poutine menace de saisir des navires occidentaux en mesure de représailles
-
Mineurs et réseaux sociaux: Meta de retour au tribunal mercredi face à une coalition d'Etats américains
-
Dans l'Est ukrainien, faire le plein d'essence sous la menace russe
-
Dans les Hauts-de-France, le défi de concilier quiétude des phoques et tourisme
-
Les fortes chaleurs s'étendent, la sécheresse au cœur des préoccupations
-
Supercoupe d'Europe: un premier trophée en jeu pour le PSG face à Aston Villa
-
En Alsace, un camion-citerne en renfort pour l'eau potable
-
Paul Belmondo, de la Formule 1 aux rampes des théâtres
-
Deux minutes de nuit en plein jour: une partie de l'Europe va vivre une éclipse solaire totale
-
Séisme en Colombie: une rescapée sauvée des décombres, le bilan revu à baisse
-
Count Binface, le "politicien de l'espace" qui défie Nigel Farage
-
Cuba célèbre le centenaire de Fidel sur fond de révolution sous pression
-
Trump confirme son changement d'avion rocambolesque
-
En Colombie, la recherche de survivants se poursuit après un séisme meurtrier
-
Cristiano Ronaldo se marie en toute discrétion au Portugal
-
Euro d'athlétisme: Laeticia Bapté en bronze sur 100 m haies, 2e médaille pour la France
-
Tennis: Fils éliminé par Jodar en quarts à Montréal
A la frontière avec le Zimbabwe, des bus pour fuir l'Afrique du Sud, des radeaux pour y tenter sa chance
Perchés sur des radeaux de fortune, des hommes tirent sur une corde tendue entre les deux rives du fleuve Limpopo, infesté de crocodiles. Quelques minutes plus tard, les voilà entrés clandestinement en Afrique du Sud depuis le Zimbabwe.
La scène, dont a été témoin une équipe de l'AFP, se déroule à quelques encablures de l'important poste-frontière de Beitbridge. Le temps qu'une patrouille de la police aux frontière sud-africaine arrive sur place, les nouveaux arrivants se sont évanouis dans les fourrés d'épineux.
Ce point de traversée illégale est l'un des nombreux qui jalonnent la frontière poreuse qui sépare les deux pays, où migrants et trafiquants déjouent régulièrement les efforts déployés pour la verrouiller.
A 20 km de là, dans la localité sud-africaine de Musina, des milliers de migrants zimbabwéens et malawites attendent leur tour dans un camp de transit pour traverser la frontière dans l'autre sens, fuyant les violences et les intimidations d'une virulente campagne antimigrants aux relents xénophobes en Afrique du Sud.
Au moins quatre étrangers ont été tués dans ces violences, selon les autorités sud-africaines.
Plus de 21.000 étrangers, souvent en situation irrégulière, sont passés par ce camp de transit, où ils sont enregistrés avant d'être autorisés à traverser la frontière, selon le responsable du site employé par l'administration provinciale du Limpopo, Albert Matsaung.
- "Nourrir ma famille" -
A l'intérieur des tentes de bâches blanches, des familles se serrent les unes contre les autres sur de fins matelas en mousse, tandis que des enfants courent à l'extérieur au milieu des bagages.
Parmi eux, Munyai Tungamirai et son épouse Patricia Nhamo, Zimbabwéens, ont franchi le Limpopo en 2024 en quête d'un travail. "Pendant l'hiver, il n'y a pas beaucoup d'eau et c'est facile de traverser", moyennant 20 dollars (17 euros) pour le passeur, explique M. Tungamirai. "C'est risqué, mais il fallait que je le fasse pour nourrir ma famille", ajoute l'homme de 42 ans, qui avait trouvé un emploi dans une orangeraie de Tzaneen, dans le Limpopo.
Lorsque les marches appelant au départ des sans-papiers ont pris de l'essor en Afrique du Sud, son employeur l'a congédié de crainte d'être verbalisé par les autorités. Le couple, qui a un bébé d'un an, espère revenir dans un an, avec des documents en règle cette fois.
Leonard Moyo, lui, en a fini avec l'Afrique du Sud. Arrivé en 2010 avec une bourse d'études, il a fondé une famille sur place et trouvé un emploi dans le bâtiment. "Ils ne nous aiment pas (...) et je préfère mourir dans mon pays", dit-il en serrant contre lui un écran d'ordinateur, l'un des rares biens qu'il a réussi à emporter dans sa fuite.
- "Je rentre en vie" -
Depuis le 7 juin, 46.000 migrants sont passés par le poste-frontière de Beitbridge, rapatriés volontaires ou expulsés par l'Afrique du Sud, selon la police aux frontières. La majorité d'entre eux étaient des Malawites. Au total, plus de 60.000 étrangers ont fui le pays.
Mais les autorités reconnaissent que nombre d'entre eux peuvent aisément retrouver le chemin de l'Afrique du Sud via les points de passages disséminés le long de la frontière.
"Imaginez l'embarras si après tous nos efforts, tout à coup, des personnes rentrent de nouveau dans le pays illégalement", a déclaré le chef de l'autorité sud-africaine de gestion des frontières (BMA), Michael Masiapato.
De longues portions de la frontière le long du Limpopo ne sont pas clôturées et même en augmentant les patrouilles, la vidéosurveillance et les reconduites à la frontière, les autorités reconnaissent qu'il y a des limites à ce qu'elles peuvent accomplir.
"Comme nous n'avons pas encore de barrière physique, vous ne pouvez pas garantir l'absence totale d'immigration illégale et je suppose que c'est simplement la réalité, non seulement pour l'Afrique du Sud, mais pour le reste du monde", a ajouté le chef de la police aux frontières.
Dans le camp de transit, Veronica Magaya, 32 ans, attend patiemment avec ses deux enfants de pouvoir embarquer dans un bus vers le Zimbabwe, qu'elle a quitté en 2018 avec un passeport en règle.
Employée de maison, elle a été renvoyée du jour au lendemain par son patron et, après avoir passé une nuit dans le froid de l'hiver austral, elle a réussi à gagner par bus le camp de Musina. "Je suis contente car je rentre à la maison en vie", dit-elle.
Comme de nombreux autres, son visa en Afrique du Sud a expiré pendant la pandémie de Covid-19, une période très compliquée pour renouveler ses papiers, explique-t-elle.
"J'ai beaucoup souffert. Je ne veux plus revenir dans ce pays, même pas pour une journée", lâche-t-elle.
R.Shaban--SF-PST