-
Un nouveau pont ouvre entre la Corée du Nord recluse et le puissant voisin chinois
-
La Corée du Nord procède à des tests de missiles de croisière stratégiques depuis des sous-marins
-
Procès Maradona: prison demandée pour la quasi-totalité de l'équipe soignante
-
Rendez-vous à Bruxelles: bataille budgétaire entre dirigeants européens
-
Cancers cutanés: l'Anses alerte sur les risques liés à l'exposition professionnelle aux rayons UV
-
En Colombie, des milliers de manifestants dans la rue contre le nouveau gouvernement de droite
-
Le Costa Rica inaugure une prison de haute sécurité inspirée par Bukele
-
Ligue des champions: le PSG remporte face à City un nouveau match européen sublime
-
Ligue des champions: le Real Madrid ramène de Rome un succès miraculeux
-
Fusillade d'Aubagne : détention provisoire pour le collégien, "influencé" par les tueries de masse
-
Le mont Blanc, "en perpétuel mouvement", mesuré à 4.807 mètres en 2026
-
Wall Street voit rouge, entre accélération de l'inflation et craintes sur l'IA
-
Brésil: le parti de Lula va dénoncer devant l'OEA une "ingérence" de Meta dans l'élection
-
La SNCF va inaugurer le 6 novembre son TGV de nouvelle génération sur la liaison Paris-Marseille
-
La Cour suprême américaine rembobine une loi sur la confidentialité des locations de vidéos
-
Foot: les liens de Mbappé et sa mère avec Sanhadji scrutés par la justice
-
L'administration Trump fait appel de la décision rétablissant l'accès à la Maison Blanche de CNN, MS NOW et Politico
-
Mauvaise nouvelle pour Trump: l'inflation américaine s'accélère juste avant les élections
-
Les Houthis du Yémen revendiquent une nouvelle attaque contre l'aéroport de Ryad
-
En Colombie, des milliers de personnes manifestent contre le nouveau gouvernement de droite
-
Ligue des champions: premier triplé pour Barcola qui porte Liverpool à Linz
-
Des économistes jugent "peu détaillé" et "optimiste" le contre-budget de LFI
-
Macron dans quatre pays du Golfe du 19 au 21 octobre pour sécuriser des approvisionnements énergétiques
-
Les coraux en bonne santé pourraient redonner des couleurs à ceux qui dépérissent
-
Le rabot de 350 millions d'euros de MaPrimeRénov' acté par l'Agence nationale de l'habitat
-
Jusqu'à 30 ans de réclusion pour les trois responsables d'un incendie meurtrier en 2022
-
Albanie : nouveaux heurts entre manifestants et policiers, des ministères attaqués
-
Arianespace prévoit un nouveau lancement de 36 satellites Amazon Leo
-
La mobilisation lycéenne se poursuit, l'affectation de professeurs remplaçants s'accélère
-
La BBC accuse Trump de jouer la montre dans sa procédure en diffamation
-
Tensions sur la dette française : l'aide de la BCE peu probable
-
Informatique quantique : un dirigeant d'IBM alerte sur le risque de piratages massifs
-
La Bourse de Paris finit en hausse malgré une inflation américaine plus forte que prévu
-
Sur les rives de la mer Noire, un village bulgare face aux répercussions de la guerre en Ukraine
-
En Colombie, des milliers de personnes manifestent contre le nouveau président de droite dure
-
Les partenaires sociaux revalorisent de 1,4% les retraites complémentaires du privé
-
Retraites: la réforme de 2023 a revalorisé la pension de 1,3 million de personnes, selon le ministère
-
Lufthansa remporte la course à la privatisation partielle de TAP Air Portugal
-
Visite de Zelensky: Burnham espère "réparer les liens" après les critiques de Trump
-
Incendies en Indonésie : quel est l'impact des fumées sur la santé ?
-
Albanie : nouveaux heurts entre manifestants et policiers, des incendies déclenchés
-
Carburants: "il y a une limite à la douleur", dit l'Iata pour les compagnies aériennes
-
Loin des "outrances", Valeurs actuelles veut changer son image
-
Le Brésil enquête sur une flambée d'incendies "criminels" en Amazonie
-
Airbus prend au sérieux la concurrence chinoise et prépare son avion de prochaine génération
-
Turquie : le pouvoir prend le contrôle de la principale télévision de l'opposition
-
Arabie : trois matches de championnat reportés après les attaques houthies
-
Evolution "normale" pour le pape après son opération pour un cancer du poumon
-
Agirc-Arrco: les partenaires sociaux lancés dans des négociations cruciales sur la revalorisation des pensions
-
Wall Street ouvre en baisse, lestée par l'inflation américaine
Au Mali, les rebelles harcèlent le pouvoir central qui peine à contrôler le pays
Au lendemain de nouvelles attaques coordonnées des jihadistes et de leurs alliés touareg à travers le territoire malien, la junte au pouvoir semble plus que jamais menacée et isolée à Bamako et dans son fief voisin, la ville garnison de Kati.
Un peu plus de deux mois après avoir mené une vaste offensive fragilisant les militaires au pouvoir, les jihadistes du JNIM, affiliés à Al Qaïda, et les indépendantistes du FLA (Front de Libération de l'Azawad), ont mené de nouvelles attaques du nord au sud du pays, démontrant leur capacité de harcèlement du pouvoir central sur l'étendue de ce vaste pays sahélien difficile à contrôler.
Les rebelles ont attaqué samedi plusieurs localités clefs du nord et du centre ainsi qu'une des plus grandes prisons du pays, à quelques dizaines de kilomètres au sud de la capitale.
Dans la région de Kidal, le FLA a revendiqué le contrôle de la ville de Anéfis où des paramilitaires russes sont toujours retranchés dans le camp militaire. Des combats étaient en cours dimanche matin.
Anéfis et Aguelhok sont les derniers lieux où l'armée malienne est présente dans la région de Kidal, depuis les attaques des 25 et 26 avril.
Véritable camouflet pour les militaires au pouvoir, Kidal, ville stratégique du nord Mali, est passée sous le contrôle des touareg du FLA lors de ces offensives.
Les rebelles ont également attaqués samedi matin les villes de Gao, verrou pour le contrôle du nord, et de Sévaré dans le centre, qui abrite une importante base de l'armée.
- "Submerger" l'armée -
"Ces attaques coordonnées du JNIM et du FLA visent à submerger l'armée malienne et (les paramilitaires russes de) l'Africa Corps, et elles semblent y parvenir", indique à l'AFP Rida Lyammouri, chercheur au think-tank marocain Policy Center for the New South (PCNS).
"Pour l'instant, l'objectif semble être la prise et la sanctuarisation du nord, avant de descendre plus au sud", souligne de son côté un chercheur associé à l'institut de recherche stratégique (Irs) de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme (Ailct), basé à Abidjan.
Arrivés au pouvoir par un double coup d'Etat en 2020 et 2021, les militaires avaient promis de rétablir la sécurité et de conserver l'intégrité territoriale de ce vaste pays désertique en proie à une insurrection jihadiste et aux revendications indépendantistes de groupes touareg.
La junte du général Assimi Goïta a tourné le dos à l'ancien colonisateur français présent militairement au Mali, pour faire appel aux paramilitaires russes du groupe Wagner, devenu Africa Corps.
Face à cette stratégie d'attrition des emprises du pouvoir central à travers le pays, la junte peine à garder le contrôle sur son territoire.
"L'Etat contrôle Bamako et quelques poches stratégiques à l'intérieur du pays, c'est tout. Le reste est flottant", pointe Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute basé à Dakar.
- Capitale pas épargnée -
Mais la capitale n'est pas épargnée par le conflit et subit depuis des mois des blocus à répétition des jihadistes, qui asphyxient son économie et provoquent des pénuries de carburant.
En septembre 2024, une attaque d'une rare ampleur contre l'aéroport militaire de Bamako et l'école de gendarmerie a fait plus de 70 morts et 200 blessés, selon des sources sécuritaires.
Lorsqu'ils ont tué le puissant ministre de la Défense Sadio Camara à son domicile à Kati fin avril, les jihadistes ont démontré leur capacité de frapper le pouvoir en plein cœur.
Après la mort de M. Camara, c'est le chef de la junte lui-même qui a repris les fonctions du ministre de la Défense et pris plusieurs mesures pour sécuriser le pays.
Les motos, moyen privilégié de transport des jihadistes, ont été interdites hors des grandes villes, et leur immatriculation est désormais obligatoire. Les civils ont désormais interdiction de se rendre dans les forêts, soupçonnées de servir de repaires aux jihadistes.
"Ces mesures peuvent réduire certaines capacités des acteurs armés hostiles à Bamako, mais elles ne suffisent pas à empêcher une nouvelle séquence d'attaques", souligne Julien Hoffmann analyse sur le Sahel.
La junte assure pourtant contrôler le pays et s'en prend à quiconque prétend le contraire.
Début juin, un journaliste a été incarcéré pour "diffusion de fausses informations" après avoir affirmé que la ville de Kidal, fief des indépendantistes touareg, était sous le contrôle du chef des jihadistes du JNIM.
"Pour l'heure, la chape de plomb sur les opinions publiques donne l'illusion d’un contrôle politique total", note M. Sambe.
"Les autorités militaires essayent de rester au pouvoir en se barricadant mais ce n'est pas tenable sur le long terme", poursuit-il.
B.Khalifa--SF-PST