-
Biathlon: Lou Jeanmonnot "épuisée" mais "vraiment fière" après son gros globe
-
Super-G: doublé pour Paris, Odermatt la tête ailleurs
-
Après leur guerre douanière, les Etats-Unis et la Chine tentent de réguler leurs relations
-
Cyclisme: Pogacar et le rêve du Grand Chelem
-
L'Iran et les Etats-Unis multiplient les menaces sur les infrastructures clés
-
Les Italiens votent à un référendum sur une réforme judiciaire très contestée
-
Ski: Paris gagne le dernier super-G, nouveau globe pour Odermatt
-
Le Pakistan réprime de plus en plus la liberté d'expression, selon les défenseurs des droits
-
30.000 km par an: le monde sauvera-t-il cet oiseau migrateur qui traverse les Amériques ?
-
Ski: Goggia, victorieuse à Kvitfjell, décroche son premier globe du super-G
-
Le point sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz
-
Ultimatum de Trump à l'Iran, qui menace en retour de frapper des infrastructures clés
-
Slovénie: Golob contre Jansa, deux personnalités diamétralement opposées
-
Municipales: les électeurs votent à un second tour à suspense
-
L'Italie organise un référendum très débattu sur la réforme judiciaire
-
Slovénie: coude à coude aux législatives entre un libéral et un pro-Trump
-
Au Danemark, Mette Frederiksen tente de décrocher un troisième mandat de Premier ministre
-
Municipales: les électeurs votent au second tour à haut suspense
-
L'Iran menace de frapper des infrastructures clés après un ultimatum de Trump
-
Cuba touchée par une deuxième panne de courant nationale en moins d'une semaine
-
Les Slovènes votent entre le libéral Golob et le pro-Trump Jansa
-
Attentats de Bruxelles: la Belgique unie dans le recueillement, dix ans après
-
Municipales: un second tour à haut suspense
-
Plus de 100.000 fans rassemblés pour le concert de BTS à Séoul, selon leur label
-
"Effrayant": deux missiles iraniens s'abattent sur le sud d'Israël, une centaine de blessés
-
Ultimatum de Trump à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, Israël durement attaquée
-
Deux missiles iraniens s'abattent sur le sud d'Israël, une centaine de blessés
-
Nouveaux records de chaleur battus dans le centre des Etats-Unis
-
L'Iran frappe le sud d'Israël, des dégâts et une centaine de bléssés
-
Ligue 1: le PSG assomme Nice et reprend la tête
-
Top 14: Montpellier nouveau dauphin, le Stade français frappe fort
-
Mondiaux d'athlé en salle: l'or sans record pour Duplantis, record du monde à l'heptathlon
-
Ski de fond: Richard Jouve prend sa retraite, après deux médailles olympiques
-
Tir de missile iranien près d'un site nucléaire israélien, après une frappe sur Natanz
-
Israël: plus de 30 blessés dans une frappe iranienne sur une ville abritant un centre de recherche nucléaire
-
Athlétisme: Yann Schrub, du record d'Europe du 10 km au bronze mondial du 3.000 m
-
Athlétisme: Yann Schrub décroche la médaille de bronze sur 3.000 m aux Mondiaux en salle
-
Climat: Extinction Rebellion occupe brièvement une passerelle parisienne avant le 2e tour des municipales
-
Robert Mueller, le procureur de l'enquête russe, est mort, Trump s'en félicite
-
Top 14: Montpellier et le Stade français comme des grands
-
Biathlon: Jeanmonnot et Perrot valident leur 3e petit globe chacun
-
Les présidents kényan et ougandais relancent l'extension d'une ligne ferroviaire
-
Pour sortir de l'impasse budgétaire, Trump menace d'envoyer la police de l'immigration aux aéroports
-
Cyclisme: un Pogacar épique remporte son premier Milan-Sanremo malgré une chute
-
Des Sud-Africains par milliers dans la rue contre les pressions de Trump et son ambassadeur "dérangé"
-
Les Etats-Unis affirment avoir détruit une importante installation iranienne dans le détroit d'Ormuz
-
Les présidents kényan et ougandais inaugurent l'extension d'une ligne ferroviaire
-
Les rois de la K-pop BTS enflamment Séoul avec un gigantesque concert pour leur retour
-
L'Iran accuse Israël et les Etats-Unis d'avoir frappé le site nucléaire de Natanz
-
Climat: Extinction Rebellion occupe une passerelle parisienne avant le 2e tour des municipales
L'embrasement du Moyen-Orient relance l'offensive norvégienne pour le gaz arctique
Devenue le principal fournisseur de gaz de l'Europe à la faveur de la guerre en Ukraine, la Norvège cherche à gagner la bienveillance de Bruxelles pour forer dans l'Arctique, en pointant la vulnérabilité des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient.
La Commission européenne révise actuellement sa stratégie arctique. Celle en vigueur, présentée en 2021, engage l'UE à oeuvrer pour un moratoire international sur l'extraction d'hydrocarbures dans la région.
Alors que le blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz en réponse aux frappes israélo-américaines perturbe fortement les livraisons de pétrole et de gaz, responsables politiques et milieux d'affaires norvégiens sont à la manœuvre pour contrecarrer ce projet.
"Ils exploitent la situation pour faire pression", observe Anne Karin Sæther, cheffe de programme auprès de la Fondation norvégienne pour le climat, organisation indépendante qui promeut une politique climatique fondée sur la science.
Avant la clôture, lundi, de la consultation publique organisée par la Commission européenne, la Norvège --qui n'est pas membre de l'UE-- saisit chaque occasion pour vanter les mérites d'approvisionnements stables en provenance d'un pays démocratique et en paix.
Même si cela suppose de forer dans l'Arctique.
"Avec l'Ukraine et l'Iran en toile de fond, il devient peut-être encore plus facile d'effrayer les responsables politiques européens", estime Truls Gulowsen, chef de l'Association norvégienne pour la protection de la nature, une ONG environnementale.
- Lobbying -
A Bruxelles, un diplomate européen confie à l'AFP avoir "remarqué les efforts de lobbying de l'industrie pétrolière norvégienne".
"J'ai le sentiment qu'ils sont préoccupés par d'éventuelles restrictions sur l'extraction de pétrole et de gaz", dit-il.
La Norvège, qui couvre près d'un tiers des besoins européens en la matière, ne compte aujourd'hui que deux gisements de gaz au-dessus du cercle polaire: Snøhvit et Aasta Hansteen.
Mais Oslo y encourage la prospection. En janvier, le gouvernement a proposé d'ouvrir 70 nouveaux blocs à l'exploration, dont plus de la moitié dans les eaux arctiques de la mer de Barents.
"La Norvège tient en général à partager ses connaissances sur le pays à Bruxelles afin que les Etats membres de l'UE disposent de la meilleure base possible pour prendre leurs décisions", dit son ministre de l'Energie, Terje Aasland, auprès de l'AFP.
"Qu'il y ait aujourd'hui une guerre au Moyen-Orient n'a rien à voir avec la position de la Norvège sur les activités pétrolières dans le Nord", assure-t-il.
Arguant que l'UE et le Royaume-Uni achètent aujourd'hui "tout le pétrole et le gaz" que la Norvège produit en mer de Barents, il fait également valoir que "les prix auraient été beaucoup plus élevés" sans ces hydrocarbures.
Coup de pression sur ses partenaires? M. Aasland avait prévenu la semaine dernière que l'escalade au Moyen-Orient pourrait conduire l'UE à reconsidérer sa décision de se passer du pétrole et du gaz russes.
La principale organisation syndicale norvégienne LO plaide elle aussi pour une poursuite des forages dans l'Arctique.
L'une de ses représentantes à Bruxelles, Nora Hansen, souligne "l'importance de l'emploi et du maintien de la population dans les régions du Nord", y voyant notamment un gage de sécurité face à la Russie voisine.
- Risques de sabotage -
"Même si l'UE abandonne son projet de moratoire, il faudra de toute façon plusieurs décennies avant que de nouvelles activités pétrolières et gazières dans l'Arctique n'entrent en production", rétorque Karoline Andaur, secrétaire générale de WWF Norvège.
Si sa stratégie arctique révisée devrait être publiée au troisième trimestre, la Commission européenne affirme à ce stade que sa "position n'a pas changé en ce qui concerne le moratoire sur les hydrocarbures".
Mais certains redoutent des compromis et concessions.
Soulignant que ses eaux sont libres de glace grâce au Gulf Stream, le cabinet de conseil norvégien Rystad Energi suggère par exemple d'exclure la mer de Barents de la définition de l'Arctique retenue par l'UE.
Une mauvaise idée, selon Mme Sæther, qui rappelle les objections d'ordre climatique - selon l'Agence internationale de l'énergie, les gisements déjà exploités ou découverts sur la planète suffisent à satisfaire la demande compatible avec les objectifs climatiques - et environnemental.
Un rapport réalisé pour la Fondation pour le climat, intitulé "La mer de Barents en jeu", relève en outre des défis sécuritaires: du fait de sa proximité avec la Russie, la mer de Barents serait une cible facile pour Moscou qui tient à conserver sa position dominante dans l'Arctique.
"Cela nous rend particulièrement vulnérables, car la Russie pourrait, par des sabotages assez simples contre des gazoducs là-haut, frapper non seulement la Norvège mais aussi l'Europe", note Mme Sæther.
"Nous deviendrions ainsi une cible plus tentante".
C.Hamad--SF-PST