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Guerre au Moyen-Orient: quatre morts au coeur de Beyrouth
Une frappe a tué au moins quatre personnes dans la nuit de samedi à dimanche dans un hôtel du bord de mer dans la capitale du Liban, un des fronts de la guerre au Moyen-Orient qui a débuté il y a un peu plus d'une semaine.
L'armée israélienne avait annoncé plus tôt avoir lancé une nouvelle "vague de frappes" contre Beyrouth, tout en affirmant cibler sa banlieue sud, un bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah.
Dans une allocution, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait affirmé de son côté que son pays allait poursuivre "de toute sa force" la guerre contre l'Iran.
"Nous avons un plan méthodique, avec de nombreuses surprises, pour éradiquer le régime et permettre le changement", a-t-il déclaré.
La guerre a démarré le 28 février à l'initiative d'Israël et de Washington, qui ont frappé le coeur du pouvoir à Téhéran et tué, entre autres, le guide suprême, Ali Khamenei.
Depuis, les bombardements israélo-américains continuent sur l'Iran. Israël mène aussi des frappes au Liban pour neutraliser le Hezbollah.
L'armée israélienne a dit avoir mené 3.400 frappes en une semaine. Washington en a rapporté 3.000.
Le régime iranien réplique en envoyant des missiles et des drones vers Israël et des Etats du Golfe qui abritent des intérêts américains.
La guerre déstabilise tout le Moyen-Orient et au-delà, en raison notamment des impacts sur la production et la distribution des hydrocarbures, qui font flamber les prix.
L'Arabie saoudite, le Qatar et le Koweït ont rapporté des attaques ces dernières heures, sans faire état de victimes.
Au Koweït, des drones ont attaqué les réservoirs de carburant de l'aéroport international, selon le ministère de la Défense.
Ryad a rapporté avoir déjoué une attaque de drone contre le quartier diplomatique de la capitale du Royaume.
- "Piégés" -
Plusieurs responsables iraniens ont martelé samedi qu'ils n'avaient aucune intention de capituler.
L'armée iranienne est capable de poursuivre "une guerre intense pendant au moins six mois", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la révolution, Ali Mohammad Naini, selon des propos rapportés par l'agence de presse Fars.
Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ari Larijani, a estimé que les Etats-Unis s'étaient "piégés" en misant sur une résistance de courte durée. "Ils pensaient que ce serait comme au Venezuela: ils frapperaient, prendraient le contrôle et ce serait fini", a-t-il dit.
Au début de la guerre, qui a embrasé la région et fait s'envoler les cours du pétrole, Donald Trump avait appelé le peuple iranien à renverser la République islamique, instaurée en 1979.
Mais si Washington souhaite la chute du pouvoir, l'objectif déclaré est de détruire les capacités balistiques de l'Iran et de l'empêcher de se doter de la bombe atomique - intention que Téhéran dément avoir.
Les autorités iraniennes ont recensé environ un millier de personnes tuées depuis le début de la guerre, dont 30% sont des enfants, des affirmations que l'AFP n'a pas pu vérifier.
Téhéran attribue au tandem Israël-Etats-Unis le bombardement mortel d'une école, au premier jour du conflit. La frappe a fait plus de 150 morts, selon les autorités.
Le président Trump a estimé samedi que l'Iran en était responsable, mettant en cause le manque de "précision" du pays.
Le bombardement de l'école pourrait être le fait d'un bombardement américain visant une base navale des Gardiens de la révolution située à proximité, selon une enquête publiée jeudi par le New York Times.
Avant ces déclarations, Donald Trump avait participé, coiffé d'une casquette blanche, à une cérémonie pour le retour des dépouilles des six premiers soldats américains tués dans la guerre - des réservistes déployés au Koweït.
burs-myl/cyb
Y.Zaher--SF-PST