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Khamenei est mort dans l'opération israélo-américaine en Iran
Donald Trump a annoncé samedi que le guide suprême iranien avait été tué dans l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran, qui a riposté en visant plusieurs pays arabes et Israël.
La mort d'Ali Khamenei a été confirmée quelques heures plus tard par la télévision d'Etat iranienne. Les médias iraniens avaient auparavant fait était de la mort de membres de sa famille.
La nouvelle a suscité des manifestations de joie à Téhéran, où des habitants ont applaudi depuis leurs fenêtres et mis de la musique tandis que de vives acclamations ont retenti peu après 23H00 locales, ont rapporté plusieurs témoins.
Ali "Khamenei, l'une des personnes les plus diaboliques de l'Histoire, est mort", a fait savoir le président américain sur son réseau Truth Social, depuis la luxueuse résidence de Floride d'où il supervise cette campagne militaire qui change la face du Moyen-Orient.
"Il a été incapable d'échapper à nos Renseignements et à nos Systèmes Hautement Sophistiqués de Suivi, et en étroite collaboration avec Israël, il n'a rien pu faire, de même que les dirigeants tués comme lui", a écrit Donald Trump.
"Avec sa mort, la République islamique (...) sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l'Histoire", a assuré le fils du dernier chah d'Iran, Reza Pahlavi.
Les bombardements se prolongeront "tout au long de la semaine", a ajouté Donald Ttump, qui juge que le peuple iranien tient là sa "plus grande chance" de "reprendre" le contrôle du pays.
Israël a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche avoir lancé une nouvelle vagues de frappes, visant des lanceurs de missiles balistiques et la défense antiaérienne de Téhéran.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait affirmé le premier qu'il y avait de "nombreux signes" qu'Ali Khamenei avait été tué dans une frappe.
Le corps du guide suprême "a été retiré des décombres de son complexe", a rapporté la chaîne publique israélienne KAN. Selon la chaîne 12, "une photo du corps a été montrée à Netanyahu et Trump".
- Explosions en Israël -
Une série d'explosions a été entendue samedi soir dans le centre d'Israël ainsi qu'à Jérusalem et en Cisjordanie occupée, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
Selon les secours, 21 personnes ont été blessées à Tel-Aviv après un barrage de missiles iraniens.
Ces explosions ont été précédées de sirènes d'alerte alors que l'armée israélienne a déclaré avoir identifié de nouveaux tirs de missiles depuis l'Iran.
Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a affirmé plus tôt que Téhéran donnerait une "leçon inoubliable" aux Etats-Unis et à Israël après leur attaque.
L'armée israélienne a précisé que sept hauts responsables iraniens avaient été "éliminés" lors des frappes, parmi lesquels le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême.
A l'ONU, le secrétaire général Antonio Guterres s'est inquiété du déclenchement d'une "série d'événements que personne ne peut contrôler dans la région la plus volatile du monde".
Face à la crainte d'un embrasement au Moyen-Orient, les appels à une cessation des hostilités se sont multipliés, venant de l'UE, de la Turquie ou encore du sultanat d'Oman, médiateur dans les récentes négociations entre Etats-Unis et Iran.
- "Fureur épique" -
Dans un message vidéo annonçant l'opération américaine "Fureur épique" contre l'Iran, Donald Trump avait déjà appelé le peuple iranien à "s'emparer du pouvoir".
D'après le chef d'état-major israélien Eyal Zamir, l'opération israélienne, appelée "Lion rugissant", est "sans précédent" et d'une "tout autre échelle" que celle de juin 2025, lorsqu'Israël avait lancé une attaque, déclenchant une guerre de douze jours.
Le gouvernement iranien avait envoyé plus tôt dans la journée des SMS exhortant les quelque dix millions d'habitants de Téhéran à quitter la capitale, théâtre de plusieurs explosions dans la matinée.
Le Croissant-Rouge a annoncé la mort de plus de 200 personnes dans les frappes à travers l'Iran. Le pouvoir judiciaire a fait notamment état d'au moins 108 morts dans une école de filles. L'AFP n'a pas pu accéder à cette école et n'était pas en mesure de vérifier ce bilan.
A l'ONU, l'Iran a dénoncé un "crime de guerre" après la mort de civils.
De nombreux pays de la région ont fermé leurs espaces aériens, entraînant une annulation en série des vols.
"J'entends des explosions et des avions de chasse au-dessus de ma tête", s'affolait dans la matinée un habitant du centre-ville de Téhéran, au ciel chargé d'épais nuages de fumée.
Des habitants se sont précipités chez eux pour se mettre à l'abri, des parents paniqués tentant de récupérer leurs enfants à l'école.
Plus de 20 provinces, sur les 31 que compte l'Iran, ont été touchées par les frappes, selon le Croissant-Rouge iranien.
- "Menace existentielle" -
En Israël, Benjamin Netanyahu a justifié l'opération par la "menace existentielle" que fait peser selon lui l'Iran sur son pays. Elle durera "aussi longtemps que nécessaire".
Donald Trump, qui a déclenché le feu américain sans demander l'aval du Congrès, a dit répondre à des menaces "imminentes" contre les Etats-Unis, liées à la fois au programme nucléaire et aux capacités de missiles iraniennes.
Des responsables iraniens avaient multiplié ces dernières semaines les menaces de frapper les installations américaines dans le Golfe en cas d'attaque des Etats-Unis, qui n'ont pas fait état de victimes samedi parmi leurs ressortissants.
Plusieurs explosions ont retenti à Ryad, Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Koweït et Manama où des colonnes de fumée se sont élevées au-dessus de la zone de Juffair, qui abrite une importante base navale américaine, ont constaté des témoins et journalistes de l'AFP.
L'Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis ont dit avoir intercepté des projectiles iraniens et se réserver le droit de répondre à ces tirs.
Une personne d'un pays asiatique a été tuée à Abou Dhabi par la "chute de débris de missiles", selon les autorités locales. Des blessés ont été recensés au Qatar, à Dubaï et au Koweït.
Les tensions entre Téhéran et Washington, ennemis jurés, se sont accentuées après la répression dans le sang en janvier d'un vaste mouvement de contestation en Iran.
Washington avait jusqu'à présent privilégié la voie diplomatique, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran.
Mais Donald Trump s'était dit vendredi mécontent des négociations reprises début février.
De hauts responsables américains ont affirmé samedi à la presse que les autorités iraniennes n'avaient jamais négocié "sérieusement", en les accusant d'avoir lancé la reconstruction des sites nucléaires frappés en juin 2025 et en assurant que Téhéran avait refusé de seulement évoquer ses missiles balistiques, un point majeur d'inquiétude pour Israël.
X.AbuJaber--SF-PST