-
Bolivie : première visite d'Etat d'un président chilien en 71 ans
-
Musk virevolte à nouveau, sans effacer les traces de son virage politique
-
Albanie: nouveaux affrontements à Tirana, le pouvoir accuse "des mains étrangères"
-
Un Américain salué pour son "héroïsme" après une tuerie scolaire qui relance le débat sur les armes à feu
-
À l'ONU, aucun candidat ne fait consensus pour succéder à Guterres
-
Journée test pour la convergence des "colères", entre jeunes et gilets jaunes
-
Émotion et show millimétré, Céline Dion quitte Paris... avant de revenir
-
Climat : le Giec en crise en amont de la publication de son prochain rapport
-
Ligue 1 : Toulouse donne la leçon au Mans
-
Wall Street termine dans le rouge, rattrapée par les craintes sur l'IA
-
L'Iran réfute les accusations saoudiennes d'implication dans les attaques houthies
-
Trump et le lobby des armes à feu louent l'intervention d'un habitant lors d'une tuerie dans une école
-
Brésil : la déforestation en Amazonie au plus bas depuis près de 40 ans
-
Malgré un rebond, la Bourse de Paris reste très en retard sur ses voisines européennes
-
A Bruxelles, les Européens à couteaux tirés sur l'immigration
-
L'Iran réfute les accusation saoudiennes d'implication dans les attaques houthies
-
La nouvelle porte-parole de Trump prend la porte au bout de cinq jours
-
Midi Libre : la direction de la rédaction visée par une motion de défiance
-
Au bout d'une semaine, Trump pousse déjà sa nouvelle porte-parole vers la sortie
-
P. Diddy transféré dans une nouvelle prison
-
Manifestations : le gouvernement en alerte avant un 17 octobre entouré d'inconnues
-
Attaques visant le juge Youssef Badr: ouverture à Paris d'une enquête pour cyberharcèlement
-
Une journaliste américaine attaquée par des colons en Cisjordanie
-
Controverse électorale en Inde : le chef des "cafards" à nouveau arrêté à New Delhi
-
Le Lac Salé en Turquie : l'assèchement des eaux et de la vie
-
Depuis son hôpital, le pape demande à Vladimir Poutine une trêve à Olechky en Ukraine
-
Noosha Aubel: nieudolne zarządzanie zamiast nowego początku — czy nadburmistrzyni Poczdamu potrafi sprostać wymaganiom swojego urzędu?
-
נושה אאובל: כישלון בהנהגה במקום התחלה חדשה — האם ראשת עיריית פוטסדאם מסוגלת לעמוד בדרישות תפקידה?
-
La nouvelle porte-parole de Trump en posture toujours plus délicate
-
Rugby: Hyron Andrews, joueur sud-africain des Lions, retrouvé mort à la veille d'un match à La Rochelle
-
Le pape a célébré une messe à l'hôpital
-
بكين تدعو متحدثة البيت الأبيض إلى زيارة الصين بعد تصريحات مثيرة للجدل
-
موعد مباراة الزمالك والجيش الرواندي والقنوات الناقلة
-
مقتل أربعة أشخاص ومهاجم في إطلاق نار بمدرسة في أوريجون
-
سامانا تستثمر أربعة مليارات درهم في مشروع بجزر العالم في دبي
-
شرطة دبي تضبط عصابة من ثمانية أشخاص بتهمة تزوير رخص القيادة
-
قائد الناتو في أوروبا يستبعد هجوماً روسياً مباشراً على الحلف
-
غرفة تشجيانغ ترى دبي بوابة للشركات الصينية نحو الأسواق العالمية
-
إي إف جي هيرميس الإمارات تبدأ خدمات صناعة السوق في سوق أبوظبي
-
أبوظبي تؤسس تم العالمية لتوسيع حلول الخدمات الحكومية الرقمية
-
مؤتمر الفنون الرقمية والواعدة 2026 يناقش مستقبل الإبداع والتكنولوجيا
-
جهات دولية تشيد بمرونة الأنظمة المالية في الإمارات
-
الإمارات تدعو إلى تسريع استئصال شلل الأطفال وتعزيز الأمن الصحي
-
شيفرون تحذر من تراجع مخزونات النفط وهشاشة أسواق الطاقة
-
إنتاج أوبك النفطي يسجل ارتفاعاً خلال سبتمبر
-
الجنيه الإسترليني يتجه لإنهاء سبعة أسابيع متتالية من الخسائر
-
مصر وتايلاند تبحثان توسيع الاستثمارات والتعاون الصناعي المشترك
-
البنك الدولي يدرس تمويل فنزويلا بخمسة مليارات دولار خلال عامين
-
بريطانيا تسعى لجذب المقر الرئيسي لمجموعة يو بي إس إلى لندن
-
مكتوم بن محمد يشيد بانتخاب علي الحوسني مديراً تنفيذياً في صندوق النقد
Ukraine: à Siversk, une tombe creusée sur le trottoir
La tombe a été creusée sur un trottoir, devant l'un des seuls bâtiments encore debout de Siversk. Pilonnée sans répit par les forces russes depuis des semaines, la petite ville de l'est de l'Ukraine, située juste sur la ligne de front, dégage une atmosphère de fin du monde.
Siversk respire la peur et la mort. C'est une zone de combats, les troupes russes sont à la lisière de la ville, et l'artillerie ukrainienne tire sans relâche.
Les rues sont trouées d'énormes cratères, les immeubles détruits ou noircis par le feu, un chien et un chat jouent autour d'une roquette plantée dans le trottoir.
Par les fenêtres brisées des premiers étages des immeubles, on aperçoit les reliques d'une vie quittée à la hâte: vaisseliers, photos de familles, fauteuils renversés.
La tombe d'Oleksiï, né le 19 février 1976 et décédé le 30 juin 2022, a été creusée rapidement, à côté du centre culturel de Siversk. Un petit monticule de terre recouvert de deux barrières en béton qui font office de pierre tombale. Un bouquet de fleurs jaunes déposé par une main bienveillante. Et une inscription, sur un carton: "repose en paix, mon frère, nous t'aimons, nous nous souvenons, nous te pleurons".
"Que puis-je vous dire ? Il était assis là, devant sa maison, il y a eu deux missiles et il a été tué sur le coup", raconte Valeri, un voisin de 56 ans. De la victime, on ne saura rien de plus, il ne faut pas s'attarder plus de quelques minutes au même endroit à Siversk.
- Cercueil vide -
Les missiles survolent la ville, tirés de chaque côté par les Russes et les Ukrainiens.
Malgré tout, quelques personnes circulent dans les rues, en bicyclette ou à pied, avec cette expression indéchiffrable de ceux qui sont au-delà de la peur.
"Je voudrais partir, bien sûr, mais j'ai une mère de 90 ans qui m'a dit qu'elle mourrait ici, je ne peux pas la laisser", dit Olexandre, un homme d'une soixantaine d'années.
"Nous avons notre maison ici, c'est le travail de toute une vie, et nous n'avons pas d'argent pour partir", raconte de son côté, frénétiquement, Anjela, une femme de 50 ans.
A la sortie des caves où se réfugient les civils restés dans cette ville qui comptait auparavant quelque 10.000 habitants, des braseros sont installés pour cuisiner.
Certains cependant évacuent. Ils ont attendu le dernier moment pour fuir, comme cette famille dans une voiture trainant une remorque dans laquelle ont été entassés un frigidaire, une bicyclette.
Un drapeau ukrainien déchiré flotte sur ce qu'il reste d'un immeuble noirci par les flammes, probablement un hôtel pour travailleurs.
Et devant une maison à moitié réduite en cendres, apparaît la sinistre vision d'un cercueil en bois vide, partiellement détruit. Personne n'a eu le temps d'y mettre la personne à qui il était destiné.
K.Hassan--SF-PST