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Ukraine: accélération diplomatique, frappes russes incessantes
A en croire Donald Trump, il ne reste que "quelques points de désaccord" à régler: l'activité diplomatique a accéléré mardi pour trouver une issue à la guerre en Ukraine, alors que les frappes russes se poursuivent sans répit sur Kiev.
Le président américain a demandé à son émissaire spécial Steve Witkoff de se rendre à Moscou pour discuter avec son homologue russe Vladimir Poutine, dans la foulée des "énormes progrès" faits selon lui ces derniers jours.
Aucune date n'a été communiquée dans l'immédiat pour cette rencontre.
Donald Trump a précisé sur son réseau Truth Social que le secrétaire à l'Armée de terre Dan Driscoll, après avoir mené des discussions avec les Russes à Abou Dhabi, allait maintenant se réunir avec les Ukrainiens.
Plusieurs dirigeants européens ont tempéré l'optimisme américain.
Le président français Emmanuel Macron a déclaré qu'il y avait "enfin une chance de réaliser de vrais progrès vers une bonne paix", mais a aussi déploré l'absence "de volonté russe d'avoir un cessez-le-feu" après près de quatre ans de guerre.
Les négociations se concentrent sur un projet de plan américain dont une version initiale jugée très favorable à Moscou a été amendée à l'issue de pourparlers dimanche à Genève entre délégations américaine, ukrainienne et européennes.
La dernière mouture est "significativement meilleure" pour Kiev, a reconnu mardi auprès de l'AFP une source proche du dossier.
Donald Trump a précisé qu'il rencontrerait le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue russe "seulement quand l'accord pour terminer cette guerre sera conclu ou aura atteint les phases finales" de discussion.
Le président américain a ajouté qu'il se tiendrait informé des diverses discussions. Il se rend mardi et pour plusieurs jours en Floride, à l'occasion de la fête de Thanksgiving, qui aura lieu jeudi.
- Sept morts à Kiev -
En attendant, une pluie de drones et missiles s'est abattue sur Kiev dans la nuit de lundi à mardi, faisant au moins sept morts.
Les habitants de plusieurs immeubles résidentiels ont été évacués de leurs appartements en flammes.
Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a dénoncé sur X les frappes russes, estimant qu'elles montraient "la réponse terroriste de Poutine à la proposition de paix des Etats-Unis et du président Trump".
La dernière version du plan permet à l'Ukraine de conserver une armée de 800.000 hommes, contre 600.000 militaires dans la première mouture. "Il n'y est pas question de plafond, c'est à peu près le nombre actuel", selon la même source proche du dossier sous couvert d'anonymat.
Certaines questions parmi les plus sensibles, territoriales ne particulier, pourront être "discutées à un niveau présidentiel", a-t-elle poursuivi.
Kiev espère organiser une visite du président Zelensky aux États-Unis "dès que possible en novembre pour finaliser les étapes restantes et parvenir à un accord avec le président Trump", a déclaré sur X le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Roustem Oumerov, qui a fait part d'une "entente" générale sur les paramètres d'un accord.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a de son côté déclaré mardi que la Russie attendait des Etats-Unis qu'ils présentent la nouvelle version de leur proposition.
- "Mauvaise paix" -
Les pays de la "Coalition des volontaires" soutenant l'Ukraine se sont réunis mardi après-midi en visio-conférence.
"La condition absolue pour une bonne paix, c'est une série de garanties de sécurité très robustes, et pas des garanties uniquement sur le papier", a prévenu le président français.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio devait se joindre à cette réunion, a-t-il précisé.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a averti que le chemin vers un règlement du conflit en Ukraine était "encore long" et "difficile".
Et Emmanuel Macron a appelé à "continuer de mettre la pression" sur la Russie.
Sur le front, l'armée russe qui contrôle près d'un cinquième du territoire ukrainien, continue sa lente progression le long de la ligne Est, revendiquant ces derniers jours la prise de plusieurs villages.
Ivan Zadontsev, sergent dans les forces ukrainiennes, accueille les négociations avec scepticisme. "Nous sommes fatigués de la guerre", a-t-il dit mardi à l'AFP, mais il redoute la "mauvaise paix" esquissée dans la proposition américaine initiale.
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H.Jarrar--SF-PST