-
Au Kenya, les adeptes du cosplay font fi du manque de moyens et des préjugés
-
Mondiaux de badminton: la France sacre sa génération dorée
-
Des humanoïdes battent des records sportifs humains aux World Robot Games en Chine
-
Ukraine: Zelensky rejette des élections, un "tsunami qui fracturerait" le pays
-
Badminton: le Français Alex Lanier sacré champion du monde pour la première fois
-
Présidentielle: Mélenchon colore sa rentrée en vert en proposant la "conscription écologique"
-
Thaïlande: des dizaines d'attaques font trois blessés dans le sud
-
En meeting, Mélenchon promet la censure pour le budget 2027 de l'Etat
-
Des élections seraient "un tsunami" qui "fracturerait l'Ukraine", dit Zelensky
-
Badminton: les Français Gicquel et Delrue sacrés champions du monde en double mixte
-
Thaïlande: des dizaines d'attaques font deux blessés dans le sud
-
Ethiopie: à Addis, les Tigréennes célèbrent Ashenda, inquiètes d'une nouvelle guerre
-
Au Bangladesh, la crise gazière frappe usines, ménages et transports
-
Corée du Sud: des victimes de harcèlement au travail se battent pour leurs droits
-
Les Japonais Riku Miura et Ryuichi Kihara, héros du patinage artistique olympique, sont fiancés
-
Biodégradable en neuf mois: à Londres, le ballon fait sa révolution verte
-
Harry, ou le difficile retour au pays d'un prince
-
Un "Superman" adolescent engagé dans la lutte contre les incendies en Indonésie
-
Italie: l'AC Milan et la Juventus Turin, monuments en péril
-
Athlétisme: à Chorzow, Ingebrigtsen de retour sur 1.500 m
-
L1: entre déplacements et chocs, le PSG sous pression d'entrée
-
Suède: manifestation d'ampleur pour le climat avant les élections
-
L'Iran dit considérer comme un "ennemi" tout pays participant à la "guerre économique" de Washington
-
Le marathon de Sydney dévoile une médaille... avec le mauvais stade
-
WTA 1000 de Cincinnati: Gauff rejoint Pegula en finale
-
Masters 1000 de Cincinnati: le Français Fils fuse en finale, où l'attend Tiafoe
-
Droits de douane: le Canada riposte, les Etats-Unis menacent de surenchérir
-
WTA 1000 de Cincinnati: Pegula repousse la tenante du titre Swiatek et grimpe en finale
-
Allemagne: buteur et passeur décisif, Michael Olise offre la Supercoupe au Bayern
-
Masters 1000 de Cincinnati: le Français Arthur Fils fuse en finale
-
Italie: l'Inter Milan part fort, Naples prend son temps
-
Ligue 1: débuts en fanfare pour Lens, la bonne opération pour Lyon
-
Tour d'Espagne: Pogacar remporte le contre-la-montre à Monaco et revêt déjà le maillot rouge
-
Treize morts en Ukraine et en Russie dans de nouvelles frappes
-
Ligue 1: Thauvin frappe encore et Lens réussit ses débuts face à Auxerre
-
Droits de douane: le Canada prend des mesures de rétorsion contre les Etats-Unis
-
Attaque à l'épée en Suède: la police tente d'élucider le mobile
-
Rugby: quand les Bleues innovent avec un stage spécial "cinq de devant"
-
La forêt de Fontainebleau rouvre, les grimpeurs renouent avec leurs "bonnes vieilles habitudes"
-
Aux abords de Kinshasa, stopper Ebola sur le fleuve Congo
-
Un navire sud-coréen part vers l'Europe par la route maritime de l'Arctique
-
F1/GP des Pays-Bas: Russell enlève le sprint et Mercedes creuse l'écart au Championnat
-
Attaque à l'épée en Suède: la personne décédée est une élève de 17 ans
-
L'Indonésie va déployer des centaines de soldats pour lutter contre les incendies à Bornéo
-
F1: dernier tour de piste à Zandvoort sous une marée humaine orange
-
Quatre morts en Ukraine et trois en Russie après de nouvelles frappes
-
Mondiaux de badminton: Alex Lanier, premier Français en finale du simple messieurs
-
Nigeria : des dizaines de civils tués et enlevés par des jihadistes dans le centre du pays
-
La Corée du Nord accuse le Japon de préparer une "guerre d'agression"
-
Dans les marais d'Harchies, conflit de voisinage franco-belge autour de la chasse au gibier d'eau
Au Sahel, des attaques jihadistes toujours plus étendues et vers l'ouest
Des dizaines de milliers de morts sur une zone grande comme deux fois l'Espagne: en six ans, les groupes jihadistes ont doublé l'étendue de leurs attaques dans le Sahel, selon une analyse par l'AFP des données de l’organisation Acled.
Les différentes factions affiliées à Al-Qaïda (notamment le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, ou JNIM, son acronyme en arabe) et au groupe Etat islamique (EI) frappent désormais dans presque tout le Mali et le Burkina Faso, de l'ouest du Niger et Nigeria jusqu'à la frontière du Sénégal. C'est ce que révèle l'étude par l'AFP de six années d'opérations dénombrées par Acled, organisation indépendante recensant les victimes de conflits dans le monde.
"La crise sécuritaire au Sahel est complexe et il n'existe pas de solution rapide", prévient Charlie Werb, analyste du cabinet de conseil Aldebaran Threat Consultants (ATC).
- Près de 30.000 attaques
Le nombre d'attaques dans la région a explosé: de 1.900 en 2019, principalement concentrées à la frontière entre Mali et Burkina Faso, à plus de 5.500 en 2024, et déjà 3.800 en 2025 jusqu'au 10 octobre. Soit 28.715 en presque six ans.
Avec l'expansion des opérations d'Al-Qaïda vers l'ouest du Mali et le sud du Burkina Faso, et celle de l'EI dans l'ouest du Niger et du Nigeria, le conflit contre les groupes jihadistes couvre désormais plus d'un million de kilomètres carrés, le double de la superficie de l'Espagne.
A cette vaste zone s'ajoute un deuxième foyer de violences à l'est du Nigeria près du lac Tchad, où opèrent Boko Haram et l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap).
Des rapports onusiens ont récemment estimé le nombre de jihadistes entre 7.000 et 9.000 pour Al-Qaida et l'EI, les effectifs de l'Iswap en particulier oscilleraient entre 8.000 et 12.000.
Dans ces régions qui figurent parmi les plus pauvres du monde, chaque groupe joue sur les tensions sociales et ethniques pour recruter plus largement et sur divers moyens pour se financer (enlèvements contre rançons, vols de bétail, impôt islamique, etc.).
"Certains sont recrutés et payés pour des opérations ponctuelles, d'autres pour la promesse de garder le butin des attaques en dehors des armes" et d'autres "qui sont endoctrinés" agissent pour des raisons religieuses, détaille le Dr Aly Tounkara, directeur exécutif du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel (CE3S).
- 77.000 morts
Armés en grande partie par l'arsenal pillé lors d'attaques, les groupes liés à l'EI (Boko Haram inclus) et Al-Qaïda sont chacun responsables d'environ la moitié des quelque 76.900 victimes depuis 2019.
La majorité des personnes tuées ont péri dans des affrontements avec les armées régulières, et presque 16.000 dans des attaques contre des civils.
Si plus de 20.000 personnes ont été tuées au Nigeria, le Mali et le Burkina Faso concentrent 56% des victimes d'attaques au Sahel. Dirigés par des juntes militaires, ces deux pays ont mis un terme ces dernières années à la présence militaire occidentale, française en particulier.
- Capitales menacées
Les stratégies du Mali et du Burkina Faso, axées "sur la force militaire ont donné des résultats, au mieux, limités et, au pire, contre-productifs", laissant l'influence jihadiste s'étendre, faute notamment de "s'attaquer aux causes socio-économiques de l'insécurité", considère Charlie Werb.
La cartographie des attaques montre que le JNIM, branche sahélienne d'Al-Qaïda, cherche à isoler les capitales des deux pays, Bamako et Ouagadougou, en multipliant les opérations sur les routes alentour.
Depuis 2019, il a ainsi étendu ses attaques à partir du nord du Burkina Faso, encerclé Ouagadougou et menacé les liaisons avec la Côte d'Ivoire, le Togo et le Mali frontaliers.
Autour de Bamako, encore loin des conflits il y a quatre ans, il y a eu cette année 130 attaques sur le réseau routier, soit dix fois plus qu'en 2021.
- L'or de Kayes
Mais le JNIM progresse aussi vers l'ouest: la région malienne de Kayes a subi plus d’attaques cette année que durant les cinq précédentes. Frontalière du Sénégal, de la Mauritanie et de la Guinée, elle est cruciale pour l'acheminement de denrées alimentaires et de carburant au Mali qui n'a pas d'accès direct à la mer.
En août, le JNIM a intensifié ses raids meurtriers sur cette région d'autant plus stratégique pour lui qu'elle fournit "environ 80% de la production d'or du Mali", selon le groupe de réflexion Soufan Center.
Depuis septembre, il vise particulièrement les camions-citernes venant de l'ouest pour ravitailler Bamako, et après un mois de blocus, les pénuries de carburant s'étendent.
Viser Kayes "est une manière de porter atteinte à la capacité du régime actuel à approvisionner correctement Bamako", explique Bakary Sambe, directeur du think-tank Timbuktu Institute, en conseillant au Sénégal et à la Mauritanie voisins "de prendre toute la mesure de la menace".
Le 1er juillet, des attaques coordonnées ont ciblé sept localités de l'ouest dont Kayes et plusieurs villes sur les axes routiers reliant Bamako aux pays voisins. Pour la première fois, l'une des attaques a frappé Diboli, poste-frontière avec le Sénégal.
S.Barghouti--SF-PST