-
Face aux chocs climatiques, ces "bras armés" des réserves communales encore peu utilisés
-
La Bourse de Paris résiste au repli des valeurs du luxe
-
Philippines : plus qu'un seul chef d'accusation retenu contre la vice-présidente Duterte
-
Décupler la production: un groupe automobile allemand
assemblera des drones pour l'armée française
-
Le Gemelli de Rome, "l'hôpital des papes" où sera opéré Léon XIV
-
Les ultra-riches hantent le débat budgétaire, à l'aube de la campagne présidentielle
-
Lentilles, pistaches: des vignerons du Sud se tournent vers des cultures "d'avenir"
-
Cancer du sein: à Nantes, des chercheurs traquent les failles des tumeurs chez les jeunes femmes
-
LVMH en petite croissance cet été mais la mode et la maroquinerie sont à la peine
-
Epic Games, créateur du jeu Fortnite, engage un "immense virage" vers l'IA
-
L'actrice américaine Selma Blair poursuivie après des violences à bord d'un avion
-
L'acteur RJ Mitte, de la série "Breaking Bad", est mort
-
France : les émissions de gaz à effet de serre en baisse en 2026, mais pas assez
-
Ligue des champions : Lille au pied de la montagne Arsenal, avec un élan limité
-
Ligue des champions: le PSG défie City, Giroud retrouve Arsenal
-
Tennis de table : Félix Lebrun met le cap sur l'Europe
-
Indonésie: endommagées et asséchées, les tourbières partent en fumée
-
El Niño : l'essentiel de la semaine
-
Louvre : un an après le casse, l'énigme du commanditaire
-
Le FMI relève sa prévision 2026 pour l'économie mondiale, tiraillée entre choc énergétique et boom de l'IA
-
La Russie dit avoir livré pour 320 milliards de dollars d'hydrocarbures à l'Europe depuis 2022
-
En RDC, l'ex-président Joseph Kabila prend la tête de la rébellion dans l'est
-
Le roi d'Espagne à Ceuta pour une visite sous haute tension diplomatique
-
Le pape Léon XIV se prépare à subir une opération sur un poumon
-
Le Mondial de l'auto ouvre ses portes au public
-
Le budget entre dans l'hémicycle mardi, la présidentielle aussi
-
En Californie, la houle de la tempête Rachel laisse des maisons au bord de l'effondrement
-
RDC: l'ex-président Joseph Kabila et le M23 unis dans un mouvement politico-militaire
-
Un match de Ligue des champions d'Asie avec Cristiano Ronaldo retardé à cause d'une alerte à Ryad
-
Wall Street opte pour la prudence avant l'inflation et les résultats d'entreprises
-
Le gouvernement assure que les prix du gazole baisseront dès le 1er novembre
-
Tickets-resto : les députés votent leur utilisation durable en supermarché
-
"Climat, santé, Roissy tu nous enfumes": contre l'expansion de CDG, des opposants mobilisés
-
Les Houthis du Yémen menacent d'une riposte "douloureuse" en cas d'intervention américaine
-
Ouragan Simon: un mort et des inondations au Mexique
-
Un mort et 24 blessés dans une explosion lors d'une sortie scolaire dans le nord d'Israël
-
La sainte patronne du Brésil réapparaît dans la campagne présidentielle
-
A Paris, plus de salles de sport et de pâtisseries mais moins de librairies
-
La Bourse de Paris termine en hausse avant une semaine chargée en publications
-
Le Nobel à deux Américains pour leurs modèles permettant de stabiliser les fluctuations de l'économie
-
Faux avis sur internet: Google affirme qu'il "n'a pas les moyens de vérifier"
-
Espagne : des milliers d'électeurs naturalisés exclus du droit de vote
-
L'ouragan Simon fait un mort et des dégâts sur la côte pacifique du Mexique
-
Tarifs mal affichés, devis irréguliers: des "manquements" relevés chez plus de 400 médecins, dentistes et cabinets de groupe
-
Espagne : des milliers d'électeurs naturalisés exclus du droit de vote (Tribunal Suprême)
-
Tennis : coup d'arrêt pour Alcaraz à Shanghai, Zverev finira la saison N.1 mondial
-
El Niño pourrait faire de 2026 l'année la plus chaude jamais enregistrée, selon Copernicus
-
Pakistan : des centaines de partisans d'Imran Khan arrêtés, la protestation faiblit
-
Des supermarchés français touchés par une cyberattaque inédite de leurs installations frigorifiques
-
Jeux vidéo: Vincent Cassel double un Napoléon diabolique dans "Valor Mortis"
Argentine: le projet de réforme d'une justice tiraillée enflamme
"Guerre judiciaire" contre "persécution politique": des milliers de personnes ont manifesté mardi à Buenos Aires, pour réclamer une réforme de la justice, que pouvoir et opposition s'accusent mutuellement d’instrumentaliser.
"Non à la Cour mafieuse", "La justice serait d'emprisonner ceux qui ont volé le prêt du FMI !", disaient les banderoles brandies lors de la marche, organisée par des mouvements proches du pouvoir, devant le Palais de justice de Buenos Aires.
Des marches similaires se sont tenues dans plusieurs villes d'Argentine.
Les manifestants, parmi lesquels des syndicats, des associations, des avocats et des élus, dénonçaient une justice instrumentalisée par la droite, une "lawfare" (guerre judiciaire), manifeste selon eux, dans plusieurs procédures en cours contre la vice-présidente péroniste (et cheffe de l'Etat de 2007 à 2015) Cristina Kirchner.
L'opposition de centre-droit de l'ex-président Mauricio Macri, dénonce dans la mobilisation un "comportement pustchiste" face au pouvoir judiciaire, qui envoie un "grave message institutionnel".
L'opposition accuse le pouvoir de se dédouaner de faits de corruption en pointant du doigt les juges.
Le président Alberto Fernandez, un avocat et professeur de droit pénal, a fait d'une réforme de la justice un des ses chantiers-clefs, dénonçant l'absence de transparence de la justice et "l'arbitraire procédural".
La réforme voulue par l'exécutif ferait notamment passer le nombre de juges fédéraux de 23 à 46, afin d'éviter de "concentrer le pouvoir de décision en un nombre réduit de magistrats".
Une refonte de la Cour suprême verrait par ailleurs la création d'une nouvelle instance de dernier recours, qui relèguerait l'actuelle Cour aux seules affaires de constitutionnalité.
Pour l'opposition, il s'agit ni plus ni moins d'une volonté de fabriquer une justice aux ordres, notamment pour juger les procédures contre Cristina Kirchner, qui tôt ou tard, arriveront devant la plus haute instance judiciaire.
Mauricio Macri renvoie au pouvoir péroniste les mêmes arguments de "persécution politique" que ceux brandis par Cristina Kirchner, comme lorsqu'il a été inculpé, en décembre dernier, "d'espionnage" pendant sa présidence.
- Défiance envers la justice -
La défiance vis-à-vis de la justice en Argentine, pourtant saluée pour avoir condamné des dirigeants de la dictature militaire (1976-83), s'est accentuée ces dernières décennies.
Comme jamais peut-être auparavant dans le pays, "le pouvoir judiciaire en est venu à occuper une place centrale dans l'espace politique", analyse Ricardo Gil Lavedra, un juriste vétéran, qui siégea lors des procès de la junte.
"Cette proéminence nouvelle a réveillé l'intérêt du politique sur la façon dont il pourrait éviter les surprises et se rendre la justice plus favorable, ajoute le juge Lavedra.
Cela a commencé dans les années 90, sous la présidence de Carlos Menem, avec déjà une remodélisation de la Cour suprême, précise-t-il.
Pour lui, même s'il y aurait "des améliorations possibles" au fonctionnement d'une Cour suprême restreinte (cinq membres), toute réforme de la justice "doit être dictée par un accord beaucoup plus large, pour lever tout soupçon".
Au lieu de quoi, il prédit "une année très tendue" autour de la réforme.
En novembre, Cristina Kirchner et ses deux enfants ont bénéficié d'un non-lieu dans un dossier de blanchiment via une société immobilière familiale.
La vice-présidente a été mise en cause dans neuf dossiers, entre pots-de-vins, préjudice spéculatif à l'Etat ou entrave à la justice. Elle a bénéficié de non-lieux, mais des procédures restent en cours.
La clivante, mais populaire, vice-présidente a dénoncé "les coups d'Etat judiciaires qui se financent de nos jours en Amérique latine, de la même façon que se finançaient autrefois des coups d'Etat militaires, et par les mêmes financiers".
Une manifestation contre le projet de réforme judiciaire, à l'appel notamment d'avocats et de juristes, est prévue jeudi.
S.Abdullah--SF-PST