-
حرة مطار الشارقة تجذب استثمارات دولية جديدة في الصناعات الغذائية
-
مقاطع الذكاء الاصطناعي تدخل قلب الحملات الانتخابية الأميركية
-
شراكة رياضية تعزز نجاح كأس الإمارات للغولف للناشئين 2026
-
Brésil: Lula décroche un quatrième mandat, Bolsonaro veut l'annulation du scrutin
-
المصرف المركزي الإماراتي يعرض في بانكوك مسيرة الريادة المالية والشراكات
-
الزيودي: صادرات الإمارات إلى بنين مرشحة لبلوغ مليار دولار بحلول 2033
-
خسائر بـ1.15 مليار إسترليني تهز سوق العقارات البريطانية
-
En Serbie, la victoire historique du mouvement étudiant face à Vucic
-
هيئة الدواء و«المهن الطبية» تبحثان دعم التصنيع المحلي وتوافر المستحضرات
-
Contre toute attente, Lula décroche un quatrième mandat inédit, le Brésil reste à gauche
-
بحث رعاية العمالة غير المنتظمة بين وزارة العمل و«مستقبل مصر»
-
En Serbie, immense liesse populaire après la chute du "tyran" Vucic
-
Brésil: Lula et Flavio Bolsonaro au coude à coude, d'après des résultats partiels
-
مباحثات لتوطين إنتاج المستحضرات الدوائية بين هيئة الدواء و«إيست فارما»
-
موجة بيع حادة تدفع مؤشرات البورصة المصرية إلى خسائر واسعة
-
Le Brésil dans l'attente des résultats du duel entre Lula et Flavio Bolsonaro
-
مخطط لإقامة ثماني بؤر استيطانية جديدة في جبل الخليل
-
Espagne: Mbappé foudroie le Barça et offre le Clasico au Real Madrid
-
A Belgrade, liesse populaire après la chute du "tyran" Vucic
-
Top 14: Bordeaux-Bègles décimé mais solide à La Rochelle
-
Serbie: victoire historique du mouvement étudiant face à Vucic
-
الجامعة الإسلامية تنعى ثلاثة موظفين وتدين استهداف حرمها
-
F1: Antonelli (Mercedes) remporte le GP des Etats-Unis et se rapproche du titre
-
Aleksandar Vucic, le nationaliste serbe défait par les étudiants
-
اكتمال المتأهلين إلى ربع نهائي كأس الألف شهيد
-
دخول خمس شاحنات غاز إلى قطاع غزة
-
En Serbie, le nationaliste Aleksandar Vucic reconnaît sa défaite aux législatives
-
Brésil: la justice prolonge le vote au second tour entre Lula et Bolsonaro
-
كفاراتسخيليا يتجه إلى الدوحة لإجراء جراحة في الركبة
-
دراسة تحذر من مخاطر إرشادات أميركية جديدة للقاح التهاب الكبد «ب» على الرضع
-
Manifestation à Prague contre la suppression de la redevance audiovisuelle
-
Législatives en Serbie: une participation record entretient l'espoir des opposants à Vucic
-
Après un samedi plus calme qu'attendu, les forces de sécurité prudentes sur les suites de la colère sociale
-
الدفاعات السعودية تحبط سلسلة هجمات حوثية استهدفت مكة والمدينة
-
Brésil: âpre duel entre Bolsonaro et Lula, qui dénonce des obstacles au vote
-
Le Nigeria élargit la traque des cas potentiels d’Ebola
-
En Serbie, mobilisation massive aux législatives, sous forme de "référendum anti-Vucic"
-
La NFL réussit son baptême en France avec la victoire des Steelers et leur légende Rodgers
-
L'opposante Machado de retour au Venezuela
-
Ligue 1: l'immense frayeur de l'OM face au Havre
-
L1: Rennes leader provisoire en écartant Strasbourg avec un doublé de Szymanski
-
Tempête Boelo : un décès et des milliers de foyers privés d'électricité au Royaume-Uni
-
Des milliers de manifestants à Prague contre la suppression de la redevance audiovisuelle
-
Pour son premier meeting sous tension, Le Pen promet une "renaissance" sans "rupture brutale"
-
Mondiaux de gym: Prat et Colas, sommets en vue
-
Trois personnes tuées à Gaza par une frappe israélienne sur une université (personnel, hôpital)
-
Angleterre: Manchester et Carrick en perdition, Liverpool en lévitation
-
Mondiaux de gym: Maïana Prat, 16 ans, médaillée de bronze au sol
-
Reprise des vols à l'aéroport de Riyad, malgré de nouvelles attaques houthies contre le royaume
-
Italie: l'Inter Milan, renversant, rejoint la Lazio en tête
Corée du Sud: anxiété et colère avant le verdict sur une destitution du président Yoon
La Cour constitutionnelle sud-coréenne rendra vendredi son jugement dans la procédure de destitution du président Yoon Suk Yeol. Avant ce verdict, l'AFP a interrogé des habitants de Séoul sur cette échéance cruciale après quatre mois de crise politique.
Des dizaines de milliers de partisans et de détracteurs du dirigeant conservateur battent le pavé tous les week-ends dans le centre de Séoul depuis sa tentative d'imposer la loi martiale dans la nuit du 3 au 4 décembre.
Yoon Suk Yeol, actuellement suspendu, continue de défendre son coup de force comme nécessaire pour "protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes" et "éliminer les éléments hostiles à l'Etat".
Si ses soutiens reprennent ses diatribes et exigent son retour au pouvoir, ses opposants réclament sa destitution - qui déclencherait des élections sous deux mois -, estimant que le rétablir à son poste mettrait en danger la démocratie en place depuis la fin de la dictature militaire en 1987.
- Pas de fraude électorale -
"J'ai appris que le fondement de l'Etat de droit, c'est le bon sens", explique Lee Jae-hee, travailleur social de 47 ans. "Pour moi, le président Yoon n'a jamais agi dans cet esprit et donc je pense qu'il doit être destitué une bonne fois pour toutes".
Pendant les quelques heures qu'avait duré la loi martiale, M. Yoon avait envoyé des soldats armés au Parlement et à la Commission électorale à la recherche de supposées preuves de fraude.
Cette tentative de s'en prendre au système électoral a été très critiquée, des experts assurant qu'il n'existe pas de preuve de triche derrière les théories complotistes diffusées sur internet.
"Son intrusion à la Commission électorale sous la loi martiale ne peut être justifiée par aucune autorité présidentielle", tranche Lee Jae-hee.
- "Bon sens" -
Le retraité Kim Han-il, 66 ans, juge que M. Yoon doit être démis de ses fonctions car il "a rompu son engagement envers le service public".
Il se dit confiant dans les huit juges de la Cour constitutionnelle pour destituer le président: "Je n'ai jamais pensé qu'ils rejetteraient la procédure de destitution. Je suis convaincu qu'ils feront preuve de bon sens".
- "Trop de communistes" -
Egalement retraité, Huh, 71 ans, espère lui un rejet de la destitution, ce qui rétablirait M. Yoon dans ses fonctions: "Le décret de loi martiale de Yoon rentrait dans le cadre de ses pouvoirs présidentiels".
"Le Parlement est actuellement rempli de députés élus lors d'élections frauduleuses", affirme-t-il, reprenant des allégations largement démenties selon lesquelles les législatives de 2024 dans le pays auraient été truquées.
"En tant que président, il n'avait pas d'autre choix que de déclarer la loi martiale pour remettre le pays sur le droit chemin", assure-t-il, soutenant qu'"il y a trop de communistes dans ce pays".
- "Un soulèvement" ? -
M. Yoon "a imposé la loi martiale pour des raisons stupides et des soldats armés ont pris d'assaut le Parlement", dénonce Keven Lee, 56 ans, travailleur indépendant. "Il doit être chassé rapidement et nous devons élire un nouveau président. S'il revient au pouvoir, il déclarera à nouveau la loi martiale et nous ne pouvons pas laisser cela se produire".
Après avoir refusé de répondre aux enquêteurs sur son coup de force et s'être retranché sous la protection de sa garde présidentielle, M. Yoon a finalement été arrêté lors d'un assaut des forces de l'ordre en janvier. Il a depuis été libéré mais est poursuivi au pénal pour insurrection, un crime passible de la peine de mort.
"S'il est rétabli dans ses fonctions, il y aura un soulèvement", prédit M. Lee.
- Décision unanime ?
Song Ji-hye, 41 ans, anticipe une décision unanime des juges pour révoquer M. Yoon.
"Comme en foot, il y a des règles claires en politique et Yoon les a violées en essayant de prendre le contrôle du Parlement par la force militaire", explique-t-elle.
"Ce qui est troublant, c'est aussi que cette affaire n'ait pas été résolue plus tôt", regrette-t-elle, relevant que la Cour aura mis 111 jours après sa saisine à se prononcer.
"Si la destitution est rejetée, les gens retourneront dans la rue", avertit Mme Song, qui travaille pour un groupe de défense des droits civiques.
- "Immédiatement évincé"
"Je veux que Yoon soit immédiatement évincé", approuve Hwang Gum-cheol, un retraité de 80 ans.
"Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir un autre président qui rêve de faire un coup d'Etat".
"Pour protéger notre démocratie, il doit être destitué et puni", estime-t-il, mais "si le tribunal le rétablit dans ses fonctions, je l'accepterai, même si je serai profondément déçu."
G.AbuOdeh--SF-PST