-
Tennis : Stan Wawrinka, un peu de lumière dans l'ombre des géants
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
صقر غباش يدعو بريكس إلى تعميق أثرها في التوازن والتنمية الدوليين
-
برج خليفة يضيء احتفاءً بمرور 15 عاماً على مبادرة فاطمة بنت محمد بن زايد
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
وفد إماراتي يزور التشيك لبحث الأمن الغذائي والابتكار الزراعي
-
المجلس الوطني الاتحادي يشارك في اجتماع برلماني دولي لمجموعة بريكس
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
جائزة الأمير ألبرت الثاني تكرم ابتكار مبادرات محمد بن راشد في العمل الخيري
-
ماسا الرفاعي تمثل أصغر المشاركات في نهائيات تحدي القراءة العربي
-
Ukraine : trêve inédite sur le front sud
-
غرف دبي تناقش صياغة العقود ووسائل تسوية النزاعات التجارية
-
شرطة رأس الخيمة تكرم فائزين بجوائز خليجية للموارد البشرية والشباب
-
مبادرات محمد بن راشد العالمية تحصد جائزة موناكو للابتكار الخيري
-
Raffinerie saoudienne et ministère de la Défense: les Houthis multiplient les attaques
-
مصر والبنك الدولي يبدآن إعداد استراتيجية جديدة لترويج الاستثمار
-
الأسهم الأوروبية تتراجع تحت ضغط اضطرابات فرنسا ونتائج الشركات
-
مباحثات مصرية مع منظمة التجارة العالمية لتوسيع وصول الصادرات
-
"Plus de poigne": pour les colons de Cisjordanie, Netanyahu ne suffit plus
-
مصر تعمل على أدوات تمويل لتقليص مخاطر الاستثمار الصناعي
-
En Équateur, une base discrète mais active de la lutte antidrogue américaine
-
قفزة بنسبة 58% في أسعار الكهرباء الفورية بألمانيا
-
توتال إنرجيز تبيع حصة نفطية في نيجيريا مقابل 800 مليون دولار
-
أسهم التكنولوجيا تدفع الأسواق الصينية إلى أدنى إغلاق في 14 شهراً
-
La France dénonce de nouvelles opérations d'ingérence en Afrique au profit de la Russie
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
منع وفد دولي من دخول الضفة للمشاركة في مؤتمر بجامعة بيرزيت
-
Six jihadistes français condamnés à la prison à perpétuité en Irak
-
مقتل حسام الزاملي برصاصة أصابت خيمة عائلته في مواصي خان يونس
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
الأردن يعلن مقتل عناصر من داعش ويعرب عن الأسف لسقوط مدنيين في سوريا
-
Ebola: plus de 10.000 cas recensés en Afrique, la RDC toujours à l'épicentre
-
XV de France: Galthié compte "20 joueurs potentiellement sélectionnables absents"
-
صحة غزة تسجل ستة قتلى و32 مصاباً خلال يوم واحد
-
مقتل الطفلة جوري الصوفي برصاصة داخل خيمة نزوح في مواصي خان يونس
-
En Syrie, une famille décimée par des frappes de la Jordanie
-
بلدية الخليل: النزوح القسري تجاوز ثلاثة آلاف شخص مع استمرار الإخلاء والهدم
-
En Outre-mer, les freins à l'importation de matériaux de BTP sans norme européenne CE
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Israël: participation historique aux premières législatives depuis le 7-Octobre
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
محمد الغول يدعو إلى وحدة فلسطينية لمواجهة مخاطر المرحلة
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
Les gaz à effet de serre ont atteint des concentrations records en 2025, selon l'ONU
-
Ukraine : appel entre Poutine et des dirigeants nordiques, trêve localisée sur le front
-
ملاعب وأندية غزة تتحول إلى مراكز لإيواء العائلات النازحة
-
أميرات أوروبيات يخترن التدريب والخدمة في صفوف القوات المسلحة
-
الحزب الليبرالي يقبل فوز لولا ويتجه إلى مسار قانوني بشأن الحملة الانتخابية
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
En Syrie, la société civile se mobilise pour empêcher tout retour à l'autoritarisme
Dans le patio d'une maison traditionnelle de Damas, des militants discutent du rôle qu'ils veulent jouer dans la période transitoire: réprimée sous Bachar al-Assad, la société civile est déterminée à s'imposer dans la nouvelle Syrie pour empêcher tout retour à l'autoritarisme.
Depuis qu'une coalition emmenée par des islamistes radicaux a pris le pouvoir le 8 décembre à l'issue d'une offensive armée, Damas foisonne de réunions publiques, autrefois interdites, donnant lieu à des retrouvailles émouvantes entre les militants de l'intérieur et ceux revenus d'exil.
Les dirigeants d'une plateforme réunissant des dizaines d'organisations de la société civile, Madaniya, ont rencontré le nouveau dirigeant syrien, Ahmad al-Chareh, le 4 janvier pour exprimer leurs revendications.
"Nous avons souligné le rôle essentiel que doit jouer la société civile dans la transition politique", assure la directrice exécutive de Madaniya, Sawsan Abou Zainedin, résumant cette réunion lors d'une conférence du collectif.
"Nous avons insisté sur la nécessité de ne pas désigner des personnes d'un seul camp" au sein de l'autorité transitoire, ajoute-t-elle, alors que le nouvel homme fort de la Syrie a nommé ses fidèles aux postes-clés.
Sawsan Abou Zaineddin, qui a rencontré Chareh en compagnie du fondateur de Madaniya, l'homme d'affaires syro-britannique Ayman Asfari, indique qu'ils ont même évoqué "le problème" de la "nomination de jihadistes étrangers" au sein du ministère de la Défense.
Ahmad al-Chareh est le chef d'un groupe islamiste radical, Hayat Tahrir al-Sham (HTS), qui affirme avoir rompu avec le jihadisme.
Mais il a nommé au moins six jihadistes étrangers à des postes de commandement au sein de la future armée, qu'il entend constituer après la dissolution des groupes armés dans le pays, morcelé par une guerre civile qui a fait en 13 ans plus d'un demi-million de morts.
- "Vide constitutionnel" -
La responsable de Madaniya souligne en outre qu'ils ont demandé "une transparence absolue" dans la préparation de la conférence de dialogue national que le pouvoir entend organiser et le choix des participants.
Le ministre des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a déclaré qu'une commission élargie allait être créée pour préparer cette conférence, dont la date n'a pas été annoncée.
"Nous sommes dans une situation de vide constitutionnel, dans une période de transition après 62 ans de règne du parti Baas", explique à l'AFP l'avocat Abdulhay Sayed, les nouvelles autorités ayant gelé la Constitution et le Parlement.
Ce juriste est l'un des plus de 300 signataires d'une pétition appelant à des élections libres à l'Ordre des avocats, où les nouvelles autorités ont nommé d'office un nouveau bâtonnier pour remplacer le précédent imposé par l'ancien régime.
Il souligne que la conférence de dialogue sera "cruciale", à condition que les organisations représentant la société civile ainsi que les syndicats y soient conviés, ce qui permettrait d'instaurer un "contre-pouvoir" et d'empêcher tout retour à l'autoritarisme.
"La conférence doit établir une feuille de route pour une loi électorale en vue d’élire une assemblée constituante dans un an. Cette assemblée sera chargée de rédiger une Constitution permanente et pourra, par la suite, se transformer en un parlement", préconise-t-il.
Or le nouveau dirigeant syrien a affirmé lors d'une interview à la chaîne al-Arabiya que la tenue d'élections pourrait prendre quatre ans, alors que le pays est assoiffé de liberté.
- Les femmes bougent -
Le pouvoir cherche cependant à rassurer les Syriens et la communauté internationale sur le respect des droits des minorités, dans un pays multiethnique et multiconfessionnel.
La même demande de participation est relayée par des femmes réunies le 8 janvier à Damas lors d'un congrès du "mouvement politique féministe syrien".
"Nous voulons et nous rêvons d'un Etat de droit" affirme à l'AFP l'une des participantes, la juriste Joumana Seif, qui travaille sur les crimes de guerre en Syrie.
Cette avocate dont le père, le député Riad Seif, avait été emprisonné par Bachar al-Assad, souligne que les femmes "ont un grand rôle à jouer" dans la nouvelle Syrie et veulent "une participation active à la conférence de dialogue national.
"Nous ne voulons pas d'un nouvel oppresseur", lance à la tribune la militante et écrivaine Wajdan Nassif, qui s'était exilée après avoir été détenue.
"Nous ne voulons plus voir de prisons. Les femmes syriennes veulent participer à part entière (...) à la nouvelle ère en Syrie et nous ne voulons pas la réédition du terrible passé".
S.AbuJamous--SF-PST