-
Wall Street ouvre sans entrain, attend la décision de la Fed
-
Flavio Bolsonaro est arrivé en Floride, après avoir fui le Brésil
-
مبادرة مصرية جديدة لمساندة صغار مزارعي القمح ورفع الإنتاجية
-
Présidentielle: Mélenchon veut remplacer le directeur de Bpifrance
-
Lancement du meeting d'hiver jeudi à Vincennes avec l'élite du trot mondial
-
أوبن إيه آي تتجه لشراء رقائق جوجل لزيادة طاقتها الحاسوبية
-
Wall Street ouvre en petite hausse, attend la décision de la Fed
-
La Russie réunit des dirigeants africains pour renforcer les liens
-
طفرة رقائق الذاكرة ترفع إيرادات إس كيه هاينكس بأكثر من 300%
-
Au Sri Lanka, le combat pour la terre après la guerre civile
-
Israël : Isaac Herzog, le discret président qui détient les clés du prochain gouvernement
-
قراءة في تحول العقيدة الأمنية الإسرائيلية نحو فرض وقائع إقليمية
-
Des migrants s'enracinent au Mexique après le blocage du "rêve américain" par Trump
-
Espagne : au moins 31 morts dans une collision ferroviaire
-
BFMTV ne fait "pas de politique" et souhaite "refroidir les esprits", dit Fabien Namias
-
الزيتون الفلسطيني بين خسائر الحرب والاستهداف المتكرر للأرض
-
تحولات الشرق الأوسط تضع مستقبل الدولة الفلسطينية أمام مخاطر جديدة
-
Inde: Jio s'envole pour ses débuts en Bourse après une introduction record
-
En Grèce, un musée d'histoire contemporaine se fait toujours attendre
-
البنتاغون يقدر كلفة الحرب مع إيران بأكثر من 47 مليار دولار
-
Moins de petits colis en France, des "résultats tangibles" de la lutte contre les plateformes asiatiques
-
Attal veut une économie "libérale" mais "planifiée" pour financer un "capitalisme de l'innovation"
-
Espagne : au moins 30 morts dans une collision de trains
-
اعتقال 17 فلسطينياً بالضفة وإخطارات تمهد لهدم منزلين في نابلس
-
أربع وفيات و15 إصابة بالتهاب السحايا البكتيري بين أطفال غزة
-
Commerces vandalisés et pillés: un fonds d'urgence de 13 millions d'euros de la région et de Paris
-
Amiante : 30 ans après son interdiction, indemniser les victimes reste un défi
-
A Singapour, jogging au centre commercial pour échapper au smog
-
المدن والأرياف والضواحي ترسم معركة السيطرة على الكونغرس الأميركي
-
IA et littérature: les Français veulent de la transparence, selon un sondage
-
Le Real Madrid s'excuse auprès de la Chine pour les propos de Mbappé
-
فليتوود يقصي آرسنال بركلات الترجيح من كأس الرابطة الإنجليزية
-
"Pas d'air pur sous un gouvernement corrompu" : manifestations en Indonésie
-
"Un sentiment de désespoir": de jeunes Canadiens témoignent dans un procès climatique inédit
-
Un assaillant abattu par la police devant l'ambassade d'Israël à Belgrade
-
Après le froid du Brexit, le réchauffement franco-britannique dans l’aéronautique et la défense
-
Avec le retour de millions d'Afghans, rude lutte pour un emploi ou un logement
-
Pour la présidentielle, LFI mise sur les jeux vidéo
-
Eiji Aonuma insuffle "le plaisir de l'exploration" de la saga Zelda depuis 25 ans
-
Damas rouvre sa frontière avec la Jordanie après les frappes de lundi
-
صربيا ترفع مستوى التأهب بعد هجوم بسكاكين أمام سفارة إسرائيل
-
Cambodge : 200 résidents d'une croisière au long cours abandonnés en escale
-
Pour le RN comme LFI, des conflits à la chaîne contre les médias
-
توقعات بتثبيت الفائدة الأميركية رغم تسارع التضخم وصعود الطاقة
-
La Chine affirme prendre "au sérieux" les excuses de Mbappé
-
Gaz lacrymogènes : des femmes témoignent de troubles menstruels après les manifestations
-
Canicule: le champagne issu de la récolte 2026 pourra dépasser les 13 % d'alcool, selon le Journal officiel
-
Route du Rhum : une course aux sponsors plus disputée que jamais
-
Santé : le changement climatique doit être déclaré "urgence sanitaire mondiale", dit un rapport de référence
-
Bolsonaro vole vers l'Equateur depuis l'Argentine après avoir quitté le Brésil
Géorgie: le pouvoir jure d'anéantir l'opposition, la taxant de "libéralo-fascisme"
Le pouvoir en Géorgie a juré jeudi d'anéantir l'opposition, accusée de "libéralo-fascisme", en pleine vague de manifestations pro-UE qui entre dans sa deuxième semaine et fait face à une répression accrue des autorités.
Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre, Irakli Kobakhidzé, a livré un réquisitoire particulièrement virulent. Son gouvernement, accusé de dérive autocratique prorusse, tente de juguler la contestation par la force, avec notamment l'arrestation mercredi de trois meneurs de l'opposition.
"Nous ferons tout le nécessaire pour éradiquer complètement le libéralo-fascisme", a déclaré M. Kobakhidzé, en accusant à nouveau -- sans fournir de preuves -- la contestation de fomenter une révolution et d'être financée depuis l'étranger.
"Ce type de financement a attisé le radicalisme en Géorgie, intensifié la polarisation et, de façon plus alarmante, généré un libéralo-fascisme", a martelé Irakli Kobakhidzé, qui accuse régulièrement les ONG d'être des agents d'influence qui combattent le pouvoir.
Il s'en est également pris aux chefs de la diplomatie américaine Antony Blinken qui avait condamné mercredi la "violence injustifiée" du pouvoir en Géorgie, disant espérer un changement de position avec l'arrivée aux commandes de Donald Trump en janvier.
"J'ai espoir qu'après le 20 janvier nous ne verrons plus ces inventions dans les déclarations américaines", a dit le dirigeant géorgien.
Devant ses collègues des Etats de l'OSCE, réunis à Malte, M. Blinken a répété ses accusations.
La Géorgie traverse une grave crise politique depuis les législatives du 26 octobre, remportées par le parti dirigeant, Rêve géorgien, mais dénoncées comme truquées par ses détracteurs.
Mercredi soir, des milliers de manifestants pro-UE se sont à nouveau rassemblés devant le Parlement à Tbilissi, la capitale, pour une septième nuit de protestation. Les six précédentes avaient été dispersées par la police à coup de canons à eau et de gaz lacrymogène, et près de 300 personnes ont été interpellées.
La foule paraissait la nuit dernière plus clairsemée, même si l'affluence restait conséquente pour cette nation d'environ 4 millions d'habitants.
- Meneurs arrêtés -
Le Premier ministre reste lui sur une ligne dure, menaçant l'opposition et refusant toute concession.
Les autorités ont perquisitionné mercredi les bureaux du parti d'opposition Droa. Des policiers cagoulés y ont brutalisé puis embarqué Nika Gvaramia, le dirigeant d'un autre parti allié, Akhali, selon des images de la chaîne de télévision indépendante Pirveli.
Selon cette chaîne, deux autres dirigeants de l'opposition, Alexandre Elisachvili et Zourab Datounachvili, ont été arrêtés.
Le ministère de l'Intérieur a aussi rapporté l'arrestation de sept personnes accusées d'avoir "organisé" des violences lors des manifestations. Elles encourent jusqu'à 9 ans de prison.
Le principal parti d'opposition géorgien, le Mouvement national uni (MNU) de l'ex-président emprisonné Mikhaïl Saakachvili, a dénoncé "une campagne de terreur et de répressions".
Le commissaire géorgien aux droits humains, Levan Ioseliani, a accusé la police de violenter les manifestants "de façon punitive".
Quelque 293 personnes ont été placées en détention depuis le début du mouvement, a annoncé le ministère de l'Intérieur mardi soir, et 143 policiers ont été blessés.
- Peur et colère -
Mercredi soir, des manifestants interrogés par l'AFP à Tbilissi se demandaient si la pression pouvait étouffer les protestations ou au contraire les galvaniser.
Nikoloz Bakouradzé, étudiant de 19 ans à la fine moustache, pense que le mouvement, principalement cantonné à Tbilissi, avait "déjà passé son pic".
Pour Eka Moniava, artiste de 50 ans, les arrestations montrent que le pouvoir "a peur" et cherche à intimider. "Les gens sont de plus en plus en colère", dit-elle, espérant que cela les poussera dans la rue.
Torniké, musicien de 29 ans, dit lui n'avoir pas participé aux manifestations des premiers jours. "Mais en voyant à la télévision comment la police traitait les gens, je suis venu".
L'attitude des forces de l’ordre est "dégueulasse, il n’y a pas d’autres mots", dit-il.
Des hauts fonctionnaires géorgiens ont commencé en outre à exprimer leur opposition au gouvernement en claquant la porte.
Plusieurs ambassadeurs et un vice-ministre des affaires étrangères ont démissionné, suivi mercredi d'un cadre du ministère de l'intérieur chargé d'organiser la réponse aux manifestations.
W.Mansour--SF-PST