-
Le déploiement de milliers de soldats salvadoriens en Haïti, sans doute plus qu'une opération de sauvetage
-
تداولات بورصة البحرين تتجاوز مليون دينار خلال أسبوع
-
بورصة البحرين: المؤشران العام والإسلامي يغلقان على انخفاض
-
Mort de Patrick Stewart, star des sagas "X-Men" et "Star Trek", à 86 ans
-
الرقابة المالية تبحث حوافز جديدة لصناديق الاستثمار في البورصة المصرية
-
Amazon accélère dans l'informatique à distance, mais la facture de l'IA s'alourdit
-
المركزي المصري يرفع أسعار الفائدة 100 نقطة أساس
-
Wall Street clôture en baisse, minée par la glissade d'Alphabet
-
Ardèche: un gynécologue mis en examen pour viols
-
قطر للطاقة تشتري 3 ملايين طن سنويا من الغاز الطبيعي المسال الأمريكي
-
Amazon porté par une nouvelle accélération du "cloud" au 3T, mais chute après la clôture
-
WNBA : Gabby Williams embarquée dans un ultime round pour la couronne
-
مقلب في متجر ينتهي بانهيار عامل بقالة.. وموجة تعاطف تنقلب ضد صناع المحتوى
-
ريال مدريد أمام جدول مزدحم بعد الكلاسيكو
-
Dix franchisés Body Minute demandent une requalification de leur contrat aux prud'hommes
-
Le gouvernement demande à TotalEnergies d'être "exemplaire" et de "répercuter" le déstockage des barils
-
Venezuela : l'opposante Machado remercie Trump d'ouvrir "la porte de la liberté"
-
اعتداءات على مزارعي الزيتون: الاحتلال يواصل حربه على الزيتون
-
Tennis : l'Allemand Alexander Zverev assuré de devenir N.1 mondial dès lundi
-
منظمة الصحة العالمية توثق 9072 قتيلًا ومصابًا في اليمن منذ أغسطس
-
IA: le Canada entre au capital de Cohere pour défendre sa souveraineté
-
مقتل فلسطينيين في غزة مع تواصل غارات الاحتلال وقصفه المدفعي وإطلاق النار
-
TF1: la baisse de la pub pèse sur l'activité et le bénéfice net
-
Manifestations du 31 octobre: 70.000 policiers et gendarmes mobilisés, "un dispositif exceptionnel" reconduit, selon Nuñez
-
الإمارات تشدد على تغليب الحوار والحلول السياسية لاحتواء توترات المنطقة
-
مغادرة لاغارد المبكرة تفتح سباق خلافة البنك المركزي الأوروبي
-
عون ينفي إحراز تقدم وبري يحذر من إنهاء مهمة «يونيفيل»
-
La Bourse de Paris termine en hausse, portée par les résultats d'entreprises
-
Radio France mise en garde après un montage détournant des propos de Mélenchon
-
هجوم أوكراني واسع بالمسيّرات تزامن مع وجود عشرات القادة الأفارقة في موسكو
-
COP17: la science à nouveau remise en cause par plusieurs pays, accusent certaines nations
-
Le "Toyota Building", témoin de la transformation de Dubaï, bientôt démoli
-
Finlande : la seule agence de presse du pays va cesser ses activités d'information
-
BCE: vers une hausse des taux en décembre, pendant que Lagarde prépare sa sortie
-
États-Unis: la croissance flambe avant les élections, les prix aussi
-
Une île des Philippines lutte contre la montée des eaux grâce à la nature, pas au béton
-
Au Bangladesh, inquiétudes autour de la fin du traité de partage des eaux du Gange
-
Renault Group vend moins de véhicules, mais s'en sort bien financièrement
-
Toujours nommée, jamais élue : le parcours hors normes de Christine Lagarde
-
Un sommet UE-Canada pour amener la relation "au plus haut niveau possible"
-
A Berlin, le conflit au Proche-Orient continue de peser dans la course à la mairie
-
Turquie : effondrement d'une colonne rocheuse en Cappadoce, deux morts
-
Prix du gazole: le gouvernement espère un effet immédiat du déstockage des réserves stratégiques
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par Alphabet, qui décroche de plus de 10%
-
Pour Russell Brand, la monogamie était "difficile", dit son épouse à son procès pour viols
-
JO-2030: Roux de Bézieux nouveau président après le départ de Grospiron
-
La BCE maintient ses taux, focus sur l'après-Lagarde
-
Six ans après son agression par des policiers, Michel Zecler toujours marqué et "en colère"
-
Ukraine : 14 morts dans une attaque de drone russe sur la gare de Dnipro
-
Prix du gazole: le gouvernement espère un effet immédiat de la libération de stocks stratégiques
Trump, la vulgarité en libre cours
Est-ce une stratégie électorale mûrement pensée ou bien des mots lâchés au fil de divagations hors prompteur? Donald Trump accumule ces derniers jours des grossièretés impensables pour des millions d'Américains.
Le milliardaire populiste n'a jamais fait dans la dentelle, notamment en privé, mais cette succession de vulgarités dites en public, en pleine campagne pour la Maison Blanche, surprend ou consterne.
Samedi soir, il était en meeting à Latrobe, en Pennsylvanie. Son avion affichant "TRUMP" en lettres dorées géantes est venu se garer sur le tarmac de l'aéroport régional où étaient rassemblés des milliers de ses partisans.
Le républicain de 78 ans a ouvert son discours par une digression surprenante sur la star locale, Arnold Palmer (1929-2016), légende américaine du golf, en expliquant combien les autres golfeurs professionnels étaient impressionnés par l'appareil génital du champion.
"Quand il prenait une douche avec les autres pros, ceux-ci s'exclamaient: +Oh mon Dieu, c'est incroyable+", a déclaré M. Trump.
"Fallait que je le mentionne", a ajouté le candidat, qui s'exprimait face à un public largement composé de membres de la classe populaire blanche, qui forment son socle électoral.
- Sous la ceinture -
Durant ce même meeting, le républicain a adressé une bordée d'injures à sa rivale démocrate, Kamala Harris.
"Tu es une vice-présidente de merde, la pire, tu es virée, dégage d'ici", a-t-il lancé.
Dans un podcast diffusé la veille, Donald Trump avait confié son étonnement que l'ancien magnat d'Hollywood Harvey Weinstein, condamné et incarcéré pour viol et agressions sexuelles, ait été "niqué".
Il a utilisé le mot "schlonged", un terme obscène faisant référence au pénis, qui a sidéré les observateurs.
Kamala Harris est une "ratée qui a moins d'énergie qu'un lapin", a-t-il aussi asséné la semaine dernière.
Et, encore auparavant, il a qualifié la vice-présidente des Etats-Unis de "tarée", "glandeuse" ou encore de "véritable pourriture".
- Catalogue de bassesses -
Pour exploiter le filon des bassesses, l'ancien magnat des affaires utilise plusieurs tactiques: parfois il republie sur son réseau social des messages choquants ou racistes.
Il agit de même en meeting, en reprenant en écho des insultes lancées dans le public. Ou il prétend ne pas endosser des offenses proférées par des personnes qu'il cite quand même.
A plusieurs reprises, il a ainsi clairement sous-entendu que Kamala Harris avait bénéficié d'une accélération de carrière grâce à sa relation intime à l'époque avec l'ancien maire de San Francisco, Willie Brown.
Il a même reposté une vidéo suggérant que la démocrate avait passé une partie de sa vie à genoux, à pratiquer des fellations.
Donald Trump n'a jamais été frileux en termes d'inconvenances de langage. On se souvient de cette ancienne vidéo, exhumée un mois avant la présidentielle de 2016, dans laquelle il se vantait d'utiliser sa célébrité pour "choper (les femmes) par la chatte".
Et il a toujours adoré affubler ses adversaires de surnoms dégradants, de "Hillary-la-Crapule" pour Hillary Clinton à "Face de cheval" pour Stormy Daniels, l'ex-actrice de films pornographiques à l'origine de sa condamnation pénale à New York, en passant par le mot "raclure" adressé à l'ex-patron du FBI, James Comey.
Mais Donald Trump s'est globalement retenu d'employer un langage trop cru en tant que président ou même candidat. Cette modération semble révolue, illustrant possiblement sa nervosité dans une course ultra serrée.
Dans l'entourage du républicain, certains s'inquiètent qu'avec ces nouvelles outrances il s'aliène les électeurs les plus modérés du parti, alors que chaque voix comptera pour la présidentielle du 5 novembre.
Kamala Harris l'a bien compris. Ce lundi, elle va être rejointe sur son estrade de campagne par la républicaine Liz Cheney, figure de la droite anti-Trump.
Cette femme, devenue la bête noire du septuagénaire, a récemment appelé les électeurs à rejeter "la cruauté dépravée" de Donald Trump.
J.Saleh--SF-PST