-
Rubio reçoit ses pairs du G20 en plein désordre mondial
-
جذور الخلاف بين الأزهر والسلفية في عهد الطيب
-
الهاتف يزاحم الحياة اليومية على انتباه المستخدمين
-
ثقافة الكمال ونفاد الصبر يعرقلان التغيير
-
رحلة في الأردن تستعيد تاريخ التعايش الديني
-
تقارير أميركية: عملية عسكرية مرتقبة ضد إيران لمدة أسبوع تشمل قيادات وبنية تحتية ومنشآت نووية
-
غاري نيفيل يطالب عائلة غليزر ببيع مانشستر يونايتد
-
دبي للخدمات المالية تغرم موديز 2.14 مليون درهم لإخلالها بسرية البيانات
-
Israël : le camp de Netanyahu en tête après les élections mais sans majorité
-
الإمارات تشارك في قمة الغاز: سعيد الهاجري يشارك في قمة منتدى الدول المصدرة للغاز في موسكو
-
جائزة حمدان للتصوير تكرم فيرونيك دو فيغوري عن مسيرتها الصحافية
-
ديلاوير تختبر تسجيل شركات يقودها الذكاء الاصطناعي بالكامل
-
شراكات دولية جديدة: لطيفة بنت محمد تبحث تعزيز التعاون مع عدد من الوزراء والمسؤولين وقادة الشركات الرائدة في كوريا
-
مخاطر سيبرانية متصاعدة: كيف يحوّل الذكاء الاصطناعي القراصنة إلى تهديد للبنية التحتية العالمية؟
-
الديمقراطيون يدخلون الأيام الأخيرة من السباق بتفاؤل حذر
-
Les hôpitaux ruraux américains, victimes collatérales des politiques de Trump
-
Toujours nommée, jamais élue en son nom : le parcours hors normes de Christine Lagarde
-
المؤشرات الأوروبية تصعد قبيل اجتماع المركزي الأوروبي بشأن السياسة النقدية
-
مصر والبرتغال تبحثان توسيع الربط الجوي بين البلدين
-
بنك تايلاند يبقي سعر الفائدة دون تغيير عند 1%
-
Ligue des champions féminine : le PSG tient le choc contre City
-
Le déploiement de milliers de soldats salvadoriens en Haïti, sans doute plus qu'une opération de sauvetage
-
تداولات بورصة البحرين تتجاوز مليون دينار خلال أسبوع
-
بورصة البحرين: المؤشران العام والإسلامي يغلقان على انخفاض
-
Mort de Patrick Stewart, star des sagas "X-Men" et "Star Trek", à 86 ans
-
الرقابة المالية تبحث حوافز جديدة لصناديق الاستثمار في البورصة المصرية
-
Amazon accélère dans l'informatique à distance, mais la facture de l'IA s'alourdit
-
المركزي المصري يرفع أسعار الفائدة 100 نقطة أساس
-
Wall Street clôture en baisse, minée par la glissade d'Alphabet
-
Ardèche: un gynécologue mis en examen pour viols
-
قطر للطاقة تشتري 3 ملايين طن سنويا من الغاز الطبيعي المسال الأمريكي
-
Amazon porté par une nouvelle accélération du "cloud" au 3T, mais chute après la clôture
-
WNBA : Gabby Williams embarquée dans un ultime round pour la couronne
-
مقلب في متجر ينتهي بانهيار عامل بقالة.. وموجة تعاطف تنقلب ضد صناع المحتوى
-
ريال مدريد أمام جدول مزدحم بعد الكلاسيكو
-
Dix franchisés Body Minute demandent une requalification de leur contrat aux prud'hommes
-
Le gouvernement demande à TotalEnergies d'être "exemplaire" et de "répercuter" le déstockage des barils
-
Venezuela : l'opposante Machado remercie Trump d'ouvrir "la porte de la liberté"
-
اعتداءات على مزارعي الزيتون: الاحتلال يواصل حربه على الزيتون
-
Tennis : l'Allemand Alexander Zverev assuré de devenir N.1 mondial dès lundi
-
منظمة الصحة العالمية توثق 9072 قتيلًا ومصابًا في اليمن منذ أغسطس
-
IA: le Canada entre au capital de Cohere pour défendre sa souveraineté
-
مقتل فلسطينيين في غزة مع تواصل غارات الاحتلال وقصفه المدفعي وإطلاق النار
-
TF1: la baisse de la pub pèse sur l'activité et le bénéfice net
-
Manifestations du 31 octobre: 70.000 policiers et gendarmes mobilisés, "un dispositif exceptionnel" reconduit, selon Nuñez
-
الإمارات تشدد على تغليب الحوار والحلول السياسية لاحتواء توترات المنطقة
-
مغادرة لاغارد المبكرة تفتح سباق خلافة البنك المركزي الأوروبي
-
عون ينفي إحراز تقدم وبري يحذر من إنهاء مهمة «يونيفيل»
-
La Bourse de Paris termine en hausse, portée par les résultats d'entreprises
-
Radio France mise en garde après un montage détournant des propos de Mélenchon
Entre peur et colère, les Libanais d'Afrique de l'Ouest vivent la guerre par procuration
Les frappes israéliennes au Liban ont provoqué une onde de choc au sein de la diaspora libanaise d'Afrique de l'Ouest qui compte plusieurs centaines de milliers de membres.
A Dakar, Abidjan et Lagos, trois d’entre eux racontent à l'AFP comment ils vivent la guerre par procuration. Entre tristesse, peur et colère, ils soulignent l'esprit de solidarité qui règne au sein de la communauté.
Voici leurs témoignages:
Zoheir Zeidan, Dakar
Ce chef d'entreprise dans les télécoms âgé de 61 ans, chiite, s'attendait dès le 8 octobre 2023, au lendemain de l'attaque du Hamas, à ce que le Liban soit la cible de frappes israéliennes. "On savait que la prochaine étape d'Israël serait le Liban", d'où opère le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah, allié du Hamas, confie-t-il.
"Le premier jour de l'attaque d'Israël (sur le Liban le 23 septembre 2024), on a un ami d'enfance proche, avec qui j'ai grandi ici, qui a reçu une bombe sur sa maison. J'ai reçu des photos d'un (autre) ami. Puis, on a regardé. C'était lui, sa mère, son frère". Ils étaient morts.
"Mon ami m'a dit + Attends-toi à ce qu'il y en ait d'autres +. Et depuis ce jour, on est sur le qui-vive".
"J'ai mes tantes et mes cousines qui sont au sud du Liban, à Tyr, qui ont quitté, qui ont pris la route tout de suite quand il y a eu les problèmes. Mais comme on voit qu'Israël commence à étendre son influence sur toute la zone de Beyrouth, à tout moment ça peut arriver" d'être touché.
"Le soutien matériel se fait à travers des chaînes d'approvisionnement, de distribution et de transfert d'argent via plusieurs associations basées à Dakar, à Abidjan, au Nigeria et au Liban".
"Ma cousine à Beyrouth m'a envoyé un message en me disant +on a une association toute prête, mobilise un peu toutes les personnes, regarde ce que vous pouvez faire: des couches, des serviettes, des produits pour les femmes et les enfants, toutes ces choses-là sont bonnes à prendre+".
"Je ressens de la tristesse et de la colère. Tristesse parce qu'on se retrouve devant une situation où on peut perdre du jour au lendemain un pays et se retrouver les nouveaux Palestiniens de la terre. Et colère à cause de l'impuissance que l'on a aujourd'hui de voir ce qui se passe et l'indifférence de l'Occident devant cette situation qui nous révolte".
Zara Mirza-Branger, Abidjan
"Mes parents vivaient ici en Côte d’Ivoire, ça fait 6 ans qu’ils sont retournés au Liban à cause de la santé de ma mère. Il y a eu plein de bombardements autour d'eux, ils étaient à Tyr (sud)" et "se sont réfugiés dans une maison à Beyrouth" il y a environ deux semaines, déclare cette vendeuse de 31 ans née au Liban de mère chiite et de père sunnite.
"On est tout le temps en train de regarder les infos, on n’a même plus la tête à bosser. A chaque fois qu’on entend qu’ils ont bombardé on appelle mes parents. On essaie de leur envoyer de l’argent, d’aider le plus qu’on peut".
"Si tout ça s’arrête, qu’ils retournent au sud et qu’ils ne trouvent pas de maison, là vraiment on ne saura plus quoi faire. On sera obligé de les ramener ici, ou chez ma famille au Gabon, en France ou n’importe où. Là ils essaient de quitter le Liban mais c'est un risque pour ma mère".
"On a des associations ici qui essaient de récolter des aides, que ce soit des vêtements, de l’argent, de la nourriture, surtout ils ont demandé du lait pour les bébés, des médicaments qu’ils n’ont pas, des couches, donc un peu de tout quoi. La situation est vraiment catastrophique, ce qu’on souhaite c’est que tout ça s’arrête".
A Abidjan, entre Libanais, "toutes les discussions c’est la guerre du Liban. Même là où je travaille, dans la boutique de vêtements, quand on appelle les clientes, tout le monde est triste".
"S’il pleut au Liban, la Côte d’Ivoire est mouillée".
George Chaanine, Lagos
"Nous sommes très inquiets parce que la guerre s'étend presque à tout le Liban", explique cet homme d'affaires de 31 ans de la communauté chrétienne maronite, qui a vécu l'essentiel de sa vie au Nigeria.
"Nous créons des groupes WhatsApp où nous faisons tous des dons".
"Cela a aussi des conséquences sur le business. A cause de la guerre, les choses deviennent plus difficiles, les lignes maritimes mettent plus de temps à atteindre le Liban. Et cela fait augmenter les prix".
"Quand vous essayez de faire sortir votre famille du pays, cela devient aussi compliqué parce que la demande (pour les compagnies aériennes) a augmenté de façon exponentielle".
L.Hussein--SF-PST