-
La pollution due aux incendies a tué 3.560 Indonésiens en septembre
-
"Ils nous ont tués": le journal indépendant russe Novaïa Gazeta annonce sa fermeture
-
La Bourse de Paris hésite, de nombreux résultats à digérer
-
En Syrie, les chauffeurs de taxi se tournent vers l'électrique face à la flambée du pétrole
-
Angleterre: une ONG lève 30 millions de livres pour transformer un immense domaine en sanctuaire de biodiversité
-
Entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, la destruction de forêts met à l'épreuve les efforts de paix
-
La Corée du Sud va durcir les sanctions pour triche aux examens avec des lunettes connectées
-
Manifestations de jeunes prévues dans toute l'Italie vendredi
-
Vents mauvais autour des chaînes info
-
Le HCR lance un appel aux dons pour aider 9 millions de personnes supplémentaires cet hiver
-
"L'économie française est à l'arrêt" et "ira dans le mur" si elle ne redresse pas ses comptes, dit Lescure
-
La Corée du Nord teste des drones d'attaque, Kim veut la "supériorité absolue"
-
Au Malawi, pénurie de carburant et envolée des prix aggravent la crise économique
-
MotoGP : le leader Marquez et Martin au poignet cassé en duel en Malaisie après le GP annulé en Australie
-
TotalEnergies annonce baisser le prix du gazole dans certaines stations dès samedi
-
Ligue 1: le Paris SG sur sa lancée, Rennes à l'affût
-
Ligue 1: Lille-Lens, un derby indécis
-
Ligue 1: Illia Zabarnyi, l'opportunité de convaincre au PSG
-
BHV: la situation financière de l'enseigne examinée par la justice à Paris
-
L'avion à bord duquel Bolsonaro a fui le Brésil a été payé depuis les États-Unis
-
NBA : Memphis fait carton plein, premier succès pour la Nouvelle-Orléans
-
Des minerais à l'IA, l'UE et le Canada forgent une alliance inédite
-
Biodiversité : pas d'accord à l'horizon, au dernier jour de la COP17
-
Cryptomonnaies : Binance confirme une cyberattaque massive estimée à 6,3 milliards de dollars
-
تيك توك يحول مشاهدات الطعام إلى حجوزات مطاعم
-
شتاء السعودية يطرح 1800 منتج سياحي في تسع وجهات
-
Rubio reçoit ses pairs du G20 en plein désordre mondial
-
جذور الخلاف بين الأزهر والسلفية في عهد الطيب
-
الهاتف يزاحم الحياة اليومية على انتباه المستخدمين
-
ثقافة الكمال ونفاد الصبر يعرقلان التغيير
-
رحلة في الأردن تستعيد تاريخ التعايش الديني
-
تقارير أميركية: عملية عسكرية مرتقبة ضد إيران لمدة أسبوع تشمل قيادات وبنية تحتية ومنشآت نووية
-
غاري نيفيل يطالب عائلة غليزر ببيع مانشستر يونايتد
-
دبي للخدمات المالية تغرم موديز 2.14 مليون درهم لإخلالها بسرية البيانات
-
Israël : le camp de Netanyahu en tête après les élections mais sans majorité
-
الإمارات تشارك في قمة الغاز: سعيد الهاجري يشارك في قمة منتدى الدول المصدرة للغاز في موسكو
-
جائزة حمدان للتصوير تكرم فيرونيك دو فيغوري عن مسيرتها الصحافية
-
ديلاوير تختبر تسجيل شركات يقودها الذكاء الاصطناعي بالكامل
-
شراكات دولية جديدة: لطيفة بنت محمد تبحث تعزيز التعاون مع عدد من الوزراء والمسؤولين وقادة الشركات الرائدة في كوريا
-
مخاطر سيبرانية متصاعدة: كيف يحوّل الذكاء الاصطناعي القراصنة إلى تهديد للبنية التحتية العالمية؟
-
الديمقراطيون يدخلون الأيام الأخيرة من السباق بتفاؤل حذر
-
Les hôpitaux ruraux américains, victimes collatérales des politiques de Trump
-
Toujours nommée, jamais élue en son nom : le parcours hors normes de Christine Lagarde
-
المؤشرات الأوروبية تصعد قبيل اجتماع المركزي الأوروبي بشأن السياسة النقدية
-
مصر والبرتغال تبحثان توسيع الربط الجوي بين البلدين
-
بنك تايلاند يبقي سعر الفائدة دون تغيير عند 1%
-
Ligue des champions féminine : le PSG tient le choc contre City
-
Le déploiement de milliers de soldats salvadoriens en Haïti, sans doute plus qu'une opération de sauvetage
-
تداولات بورصة البحرين تتجاوز مليون دينار خلال أسبوع
-
بورصة البحرين: المؤشران العام والإسلامي يغلقان على انخفاض
"Avec un serrement de coeur", Bruno Le Maire est venu dire qu'il s'en va
Une fugue romantique: le ministre français démissionnaire de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a plaidé jeudi pour la poursuite de l'assainissement des finances publiques très détériorées de la France, dans un discours teinté d'"amour" dressant le bilan de son septennat à Bercy.
Alors que le nouveau Premier ministre Michel Barnier a promis un gouvernement pour la semaine prochaine, Bruno Le Maire a lancé un message enflammé aux centaines de ministres, fonctionnaires, conseillers ou parlementaires venus écouter son allocution d'adieu dans la cour du ministère.
Cet écrivain et ancien professeur de lettres, auteur du roman "Fugue américaine", s'est dit prêt à tourner la page de la politique pour renouer avec sa première passion, l'enseignement, "cette fois sur les sujets économiques et géopolitiques".
"Comme dirait Michel Sardou, je vous aime, mais je pars", a déclaré en guise d'introduction le grand argentier à la longévité inégalée sous la Ve République, reprenant à son compte des paroles de cette vedette de la variété française. Seul Valéry Giscard d'Estaing a fait mieux, mais de manière discontinue.
Comme cadeau de départ, sa collègue Olivia Grégoire, chargée du Commerce, a remis des baskets bleu-blanc-rouge Millet fabriquées en Ardèche à celui qui avait fait de la réindustrialisation de la France une priorité.
- Il ne regrette rien -
Mais malgré la détermination affichée de les redresser, Bruno Le Maire laisse derrière lui des finances publiques dans le rouge, dégradées par les dizaines de milliards d'euros de soutien dépensés durant les crises (gilets jaunes, inflation, Covid). "Nous n'avons pas dilapidé l'argent public, nous avons protégé les Français", a-t-il assumé, avec fierté et sans regret.
Se targuant d'avoir opéré "la transformation économique de la France", voulant en faire une nation attractive, de production et de plein emploi, le ministre a mis en garde le prochain gouvernement.
"La France ne doit pas revenir en arrière sur le rétablissement de ses comptes publics" et doit maintenir l'objectif de ramener le déficit public sous 3% du PIB, a déclaré M. Le Maire. Cet objectif, fixé par les règles budgétaires européennes, est de plus en plus jugé hors d'atteinte à cet horizon par des observateurs de la situation économique.
"La sagesse recommande de tenir cette ligne, de réduire la voilure des dépenses", a-t-il poursuivi, dans un discours interrompu par des applaudissements: "Toute autre décision conduirait mécaniquement à augmenter les impôts ou à plonger la France dans des difficultés financières aiguës et immédiates", a-t-il ajouté.
- L'école n'est pas finie -
Pas plus que sur la réindustrialisation, "la France ne doit pas revenir en arrière non plus sur les impôts", baissés à hauteur de 55 milliards d'euros pour les entreprises et les ménages depuis 2017, a plaidé Bruno Le Maire. Il a plutôt défendu une taxation mondiale des milliardaires, à l'instar de celle des multinationales et des géants du numérique.
Une augmentation d'impôts est rejetée à droite, le Rassemblement National, incontournable dans la nouvelle Assemblée, ayant prévenu qu'elle exposerait le gouvernement de Michel Barnier à une motion de censure.
Avant la convocation des législatives anticipées au début de l'été, Bruno Le Maire avait concrétisé 10 milliards d'euros d'économies pour 2024 sur une ambition affichée de 25 milliards.
C'est largement insuffisant, a prévenu le Trésor dans une note datée de juillet: sans mesure supplémentaire, le déficit public s'aggravera par rapport aux prévisions, alors que Paris est déjà épinglé par la Commission européenne pour déficit excessif.
Ce déficit pourrait atteindre 5,6% du PIB cette année (contre 5,1% prévus) et 6,2% en 2025 (contre 4,1%). Un retour dans les clous européens en 2027 nécessiterait 110 milliards d'économies à cet horizon.
Or, le temps presse pour présenter un projet de budget pour 2025. Ce texte particulièrement lourd est censé être déposé au Parlement pour le 1er octobre, puis publié d'ici au 31 décembre.
Pour Bruno Le Maire, trois priorités s'imposent pour les prochaines années: les salaires et la productivité du travail, le climat, et le financement privé de l'économie via l'union des marchés de capitaux.
Des choix qui ne lui reviennent plus. "Il est temps pour moi de respirer un air différent de celui de la politique", a-t-il déclaré "avec un serrement de coeur".
Z.AlNajjar--SF-PST