-
L'état des sols dans le monde se dégrade et les solutions restent ignorées, selon un rapport de l'Onu
-
Premier grand débat des candidats à la présidentielle, sur le terrain patronal
-
Incident OpenAI: environ 700 agents IA se sont coordonnés lors de la cyberattaque (rapport)
-
Crue dévastatrice au Népal et au Tibet: au moins 165 morts, des centaines de disparus
-
Crue dévastatrice au Népal et au Tibet: au moins 160 morts, des centaines de disparus
-
Ce que les scientifiques savent des inondations meurtrières au Népal
-
Protection des mineurs: le Brésil réclame 80 millions d'euros à Discord pour dommage moral
-
Ligue des champions : Fenerbahçe enterre les illusions de Lyon
-
Rupert Grint reprend le rôle de Ron Weasley à Broadway
-
Les secours recherchent des centaines de disparus après une crue dévastatrice à la frontière entre le Népal et le Tibet
-
Les Bourses mondiales sans élan avant Nvidia, digèrent l'inflation américaine
-
Céline Dion : une vie discrète à Lake Las Vegas avant son retour à Paris
-
Wall Street clôture sans élan avant Nvidia
-
Gabriel Attal : le rôle inédit de Stéphane Séjourné en cas de victoire présidentielle
-
Russie : La visite secrète de John Ratcliffe à Moscou
-
Les narvals, nouveaux alliés insolites de l'étude du climat dans l'Arctique
-
Greta de Secret Story 14 révèle l'identité de son compagnon Basile
-
Première reconnaissance en France du cancer du sein comme maladie professionnelle pour une hôtesse de l'air
-
Des centaines de disparus, au moins 160 morts après une crue à la frontière entre le Népal et le Tibet
-
Meta paye des milliards et bride les adolescents sur ses réseaux sociaux pour clore un procès historique
-
Euro de volley: les Bleues perdent leur test contre l'Italie
-
Xpeng Q2 2026 Results: Revenue Growth Driven by Volkswagen Partnership
-
A Mayotte, Lecornu abat ses cartes pour accélérer la reconstruction
-
Des centaines de disparus, au moins 98 morts après une crue à la frontière entre le Népal et le Tibet
-
Vosges: la réintroduction du grand tétras devrait s'arrêter immédiatement
-
Sophie Adenot effectuera mardi une troisième sortie dans l'espace
-
Radio: Cauet arrive sur Europe 1, en plus d'Europe 2
-
Pakistan : mort de 14 bébés dans l'incendie du service de maternité d'un hôpital
-
L'Amérique pleure Dolly Parton, légende fédératrice de la country décédée à 80 ans
-
BFMTV : les débuts de la transfuge de CNews Sonia Mabrouk critiqués en interne
-
Patrick Martin très offensif contre les politiques avant le débat présidentiel devant le Medef
-
Meta paie des milliards pour clore un procès historique et bride ses applications
-
Bill Gates devient alarmiste sur l'IA, propose une taxe et de réserver des emplois aux humains
-
A Gaza, les enfants renoncent à leurs cerfs-volants sous les menaces israéliennes
-
Wall Street sans grand élan, Nvidia dans le viseur
-
Le prince Harry et Meghan de retour au Royaume-Uni
-
Gamescom: face à une offre de jeux toujours plus vaste, comment mesurer le succès d'un titre ?
-
Arrivé à Mayotte, Lecornu s'attaque d'emblée à l'immigration clandestine
-
Wall Street ouvre en petite baisse, Nvidia dans le viseur
-
"GTA VI": le studio Rockstar Games regrette les fuites sur son jeu vidéo
-
Allemagne: le projet de taxe sur le Coca Zero fait long feu
-
Le prince Harry et son épouse Meghan de retour au Royaume-Uni
-
Pour le président iranien, les Etats-Unis n'obtiendront "rien" avec leur pression économique
-
Des inondations massives font au moins 19 morts au Népal, où 384 touristes sont portés disparus
-
Après la tornade dévastatrice, le village de Pomas panse ses plaies
-
L'Amérique orpheline de Dolly Parton, légende fédératrice de la country décédée à 80 ans
-
Mort de Peter Nadas, le maître hongrois du roman-fleuve
-
Foot: un Mondial réussi et Bouaddi file à Manchester City pour un pactole record
-
Désespoir et colère après la mort de 14 bébés dans l'incendie d'un hôpital au Pakistan
-
Canicules à répétition: éclosion naturelle de dix crocodiles du Nil dans la Drôme
Face à l'avancée russe, les adieux d'Ukrainiens à leur "Donbass bien-aimé"
Sur un quai de la région ukrainienne de Donetsk, Ania Dvoryaninova attend patiemment un train dans lequel elle voudrait ne pas avoir à monter.
Cette femme de 35 ans aux cheveux courts, entourée de ses enfants, s'apprête à fuir l'avancée de l'armée russe près de Pokrovsk, ville stratégique du front oriental dont Moscou veut s'emparer.
Partir, c'est s'éloigner des combats et s'offrir l'espoir d'une vie meilleure. Mais c'est aussi quitter "sa maison", explique-t-elle à l'AFP.
"Je suis née ici, j'ai grandi ici, je me suis mariée ici, j'ai divorcé, j'ai eu des enfants", énumère Ania Dvoryaninova en retenant ses larmes.
"Je ne veux pas partir parce que c'est mon Donbass bien-aimé", conclut-elle, nommant ce bassin minier de l'est de l'Ukraine dont fait partie la région de Donetsk.
Elle a repoussé son départ le plus longtemps possible, espérant que "quelque chose s'améliorerait". "Mais pour l'instant, rien n'a changé. Et nous avons décidé de partir."
Leurs effets personnels emballés dans des sacs de course ou de grosses valises, ils sont nombreux à avoir fait le même choix qu'Ania et à attendre près des rails, sous un soleil de fin d'été. Impossible de savoir quand, ou même si, un retour sera possible.
"J'espère que nous pourrons revenir et reconstruire", assure pourtant Klavdiïa Skoupeïko, même si elle explique que les rues de sa ville sont maintenant vides à cause des frappes constantes.
Cette sexagénaire aux mèches blanches habitait Selydové, petite bourgade située à une vingtaine de kilomètres de Pokrovsk.
Les troupes russes s'en rapprochent, et ont revendiqué mercredi la prise d'un nouveau village dans la zone, Komychivka.
"C'est effrayant", explique Klavdiïa Skoupeïko, ajoutant qu'elle ne pouvait plus dormir.
Maksym Starovskiï, 16 ans, dit lui avoir dû suivre un enseignement en ligne, son école ayant été détruite. "Je m'inquiète, parce que j'ai besoin d'une éducation pour l'avenir", dit-il à l'AFP.
Une fois le train à quai, il faut parvenir à caser chiens, chats et lourdes valises dans les compartiments étroits.
Les réfugiés partent souvent vers des villes plus à l'ouest, moins dangereuses que celles proches du front mais pas épargnées par les frappes qui touchent parfois l'ensemble du pays.
Alors que le train se met en marche, certains passagers saluent leurs proches restés sur le quai, d'un petit geste de la main ou d'un baiser.
- Larmes et rêves -
Ces derniers mois, la progression de l'armée russe dans l'est face à des troupes ukrainiennes en difficulté a allongé la liste des villages fantômes, trop dangereux pour être habités.
C'est le sort de Myrnograd, à une dizaine de kilomètres à l'est de Pokrosvk, où des voitures pleines de bagages quittent les rues silencieuses et bordées d'immeubles éventrés.
Il ne reste "que très peu de personnes", principalement des résidents âgés, affirme Kirill Kozoriz, habitant de 32 ans qui aide à l'évacuation des derniers récalcitrants.
"Il y a très souvent des frappes, les drones volent", décrit-il, devant des magasins fermés.
Kirill Kozoriz a passé toute sa vie à Myrnograd et y tient des commerces. Il sait que sa ville n'est plus sûre mais "n'arrive pas à croire" qu'il doive la quitter.
"Je vais être honnête avec vous, parfois les larmes montent. La nuit, j'en rêve même", dit-il à l'AFP.
Le jeune homme explique avoir "des frissons" en imaginant Myrnograd détruite, comme tant d'autres localités de l'est de l'Ukraine avant elle.
Il évoque notamment Bakhmout et Avdiïvka, grandes villes de la région, conquises par l'armée russe en mai 2023 et février 2024, et presque entièrement rasées par les bombardements. "Je ne peux pas imaginer que cela arrive à notre ville", avoue Kirill Kozoriz.
Sa mère, temporairement réfugiée loin du front, refuse qu'il évacue le reste des affaires de sa maison, persuadée qu'elle sera bientôt de retour et que "tout ira bien".
Nadejda et Andreï Levtchenko, couple de quinquagénaires de Myrnograd sur le départ, formulent le même souhait.
Ils laissent derrière eux leur "rêve" de jeunesse, une boutique d'horlogerie qu'ils ont la fierté de tenir depuis les années 1990.
Avec précaution, ils emballent les objets qui trônaient jusqu'alors dans leurs vitrines en verre. Avant de descendre le rideau de fer et grimper dans une voiture.
Leur destin, comme celui de leur commerce, est "inconnu", estime Nadejda Levtchenko, qui confie avoir fait ses bagages avec l'effrayant bourdonnement des drones en fond sonore.
Le couple dit n'avoir pas de plan, mais une aspiration cependant: retrouver son magasin.
"On y croit", assure Nadejda Levtchenko dont le prénom, en russe, signifie espoir.
Q.Bulbul--SF-PST