-
Inde: Jio s'envole pour ses débuts en Bourse après une introduction record
-
En Grèce, un musée d'histoire contemporaine se fait toujours attendre
-
البنتاغون يقدر كلفة الحرب مع إيران بأكثر من 47 مليار دولار
-
Moins de petits colis en France, des "résultats tangibles" de la lutte contre les plateformes asiatiques
-
Attal veut une économie "libérale" mais "planifiée" pour financer un "capitalisme de l'innovation"
-
Espagne : au moins 30 morts dans une collision de trains
-
اعتقال 17 فلسطينياً بالضفة وإخطارات تمهد لهدم منزلين في نابلس
-
أربع وفيات و15 إصابة بالتهاب السحايا البكتيري بين أطفال غزة
-
Commerces vandalisés et pillés: un fonds d'urgence de 13 millions d'euros de la région et de Paris
-
Amiante : 30 ans après son interdiction, indemniser les victimes reste un défi
-
A Singapour, jogging au centre commercial pour échapper au smog
-
المدن والأرياف والضواحي ترسم معركة السيطرة على الكونغرس الأميركي
-
IA et littérature: les Français veulent de la transparence, selon un sondage
-
Le Real Madrid s'excuse auprès de la Chine pour les propos de Mbappé
-
فليتوود يقصي آرسنال بركلات الترجيح من كأس الرابطة الإنجليزية
-
"Pas d'air pur sous un gouvernement corrompu" : manifestations en Indonésie
-
"Un sentiment de désespoir": de jeunes Canadiens témoignent dans un procès climatique inédit
-
Un assaillant abattu par la police devant l'ambassade d'Israël à Belgrade
-
Après le froid du Brexit, le réchauffement franco-britannique dans l’aéronautique et la défense
-
Avec le retour de millions d'Afghans, rude lutte pour un emploi ou un logement
-
Pour la présidentielle, LFI mise sur les jeux vidéo
-
Eiji Aonuma insuffle "le plaisir de l'exploration" de la saga Zelda depuis 25 ans
-
Damas rouvre sa frontière avec la Jordanie après les frappes de lundi
-
صربيا ترفع مستوى التأهب بعد هجوم بسكاكين أمام سفارة إسرائيل
-
Cambodge : 200 résidents d'une croisière au long cours abandonnés en escale
-
Pour le RN comme LFI, des conflits à la chaîne contre les médias
-
توقعات بتثبيت الفائدة الأميركية رغم تسارع التضخم وصعود الطاقة
-
La Chine affirme prendre "au sérieux" les excuses de Mbappé
-
Gaz lacrymogènes : des femmes témoignent de troubles menstruels après les manifestations
-
Canicule: le champagne issu de la récolte 2026 pourra dépasser les 13 % d'alcool, selon le Journal officiel
-
Route du Rhum : une course aux sponsors plus disputée que jamais
-
Santé : le changement climatique doit être déclaré "urgence sanitaire mondiale", dit un rapport de référence
-
Bolsonaro vole vers l'Equateur depuis l'Argentine après avoir quitté le Brésil
-
Mbappé toujours critiqué sur les réseaux sociaux chinois malgré ses excuses
-
En faillite, le BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire
-
NBA : Wembanyama balaie Sacramento, les Knicks gagnent enfin
-
Les côtes du sud-est de l'Inde balayées par les vents et les pluies du cyclone Arnab
-
Réseaux sociaux et santé mentale : Snapchat face à un jury pour la première fois avec Instagram
-
Élections en Israël: pas de majorité, et maintenant?
-
Israël : Eisenkot et Netanyahu tous deux prêts à former un gouvernement, pas de majorité
-
Flavio Bolsonaro a fui le Brésil pour les États-Unis, selon des médias américains
-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
Anthony Edwards, Kawhi Leonard, Jaren Jackson Jr... Pluie de blessés en NBA
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Israël : Eisenkot prêt à former un gouvernement, les deux camps désormais donnés à égalité
-
Le projet de loi "casseurs-payeurs" adopté et élargi au Sénat, en plein coeur de la contestation
-
Elections en Israël: Eisenkot se dit prêt à former un gouvernement
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
الأردن يعلن القبض على ثلاثة متهمين بهجوم كنيسة الكرك
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
Nouvelle-Calédonie: malgré sa fermeture programmée, l'usine de nickel KNS croit en son avenir
Près de 1.200 salariés de l'emblématique usine Koniambo Nickel (KNS), dont l'existence devait rééquilibrer l'écart économique entre le sud et le nord de la Nouvelle-Calédonie, seront licenciés fin août, faute de repreneur. Mais l'actionnaire majoritaire veut croire en une "bonne nouvelle" et appelle l'Etat à l'aide.
Karl Therby, le PDG de la Société minière du Pacifique Sud (SMSP), assure ne pas être "un vendeur de rêve".
"Je ne le cache à personne, rien n'est gagné et le chemin sera difficile", dit-il à l'AFP en évoquant l'avenir de l'usine KNS, à Voh (nord).
Dans les coulisses pourtant, les discussions pour une reprise du site continuent. "Deux groupes sont toujours intéressés (...), un autre l'est mais avec qui les discussions sont moins avancées. Et le projet est bien d'y faire de la métallurgie, pas simplement de l'extraction minière", poursuit-il.
Actionnaire à 51% de KNS, la SMSP, une entreprise indirectement détenue par la province Nord de Nouvelle-Calédonie, est à la recherche d'un nouveau partenaire industriel depuis l'annonce en février du retrait du géant anglo-suisse Glencore, qui détenait les 49% restant.
Jamais rentable, le site affiche une dette abyssale de 13,5 milliards d'euros, un passif qui repose entièrement sur Glencore. L'échec de KNS symbolise les difficultés du secteur du nickel, qui compte pour 25% de l'emploi privé de l'archipel et la quasi-totalité de ses exportations mais traverse une crise majeure.
Celle-ci a contraint les acteurs traditionnels (Australie, Japon...) à réduire la voilure voire à fermer des sites tandis que de nouveaux acteurs, notamment l'Indonésie, inondaient le marché avec du nickel à bas coût.
En février, Glencore avait accepté de financer six mois de salaires supplémentaires pour permettre une maintenance "à chaud" des fours et donc une reprise rapide de l'activité si un repreneur se présentait.
L'échéance étant arrivée à terme, "1.150 personnes vont faire l'objet d'une procédure de licenciement collectif pour motif économique", a indiqué fin juillet la direction de KNS. Ne resteront que 50 salariés, chargés de la maintenance à froid des immenses fours de l'usine.
Mais "la perspective d'une reprise nest pas enterrée", assure Karl Therby, qui estime que les discussions avec les groupes intéressés prendront encore "trois à six mois".
- "Tout à reconstruire" -
Une fois les fours arrêtés, "tout est à reconstruire", précise Karl Therby. Une reconstruction qui se comptera en mois, voire en années avec probablement "une réorientation vers une clientèle qui souhaite se départir de l'hégémonie chinoise" sur le nickel.
C'est-à-dire délaisser le ferronickel destiné à l'acier, tel que produit actuellement par KNS, au profit d'une production de matte de nickel (produits tirés de la première fusion du minerai) susceptible d'intégrer les filières de production de batteries électriques.
Une stratégie réaliste, selon Karl Therby, car déjà mise en œuvre dans l'usine que codétient la SMSP en Corée du Sud avec le coréen Posco.
La SMSP espère aboutir "d'ici à la fin de l'année". Et pour éviter une perte de compétences, celle-ci a sollicité le 25 juillet l'aide de l'État dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, pour "un montant estimé entre 25 et 55 millions d'euros, correspondant au coût du maintien de la masse salariale de KNS pour une durée de trois à six mois".
Dans ce courrier resté pour l'instant sans réponse, la SMSP rappelle que les deux autres usines de nickel de Calédonie, Prony Resources et la SLN, ont "bénéficié de plusieurs centaines de millions d'euros de financement au cours des huit dernières années", à la différence de KNS.
De source proche du dossier, on fait valoir que la province Nord, à majorité indépendantiste, "n'a jamais souhaité que l'État intervienne directement ou finance d'une quelconque manière que ce soit (...) l'usine KNS".
Les syndicats, eux, sont réservés sur les perspectives d'une reprise. "Bien sûr que l'on veut croire à un repreneur", assure Frédéric Narcissot, du Syndicat général des travailleurs de l'industrie de Nouvelle-Calédonie (SGTI-NC): "Mais lorsqu'on regarde la réalité de la situation, on se demande qui va venir faire de la métallurgie ici, avec le coût de l'électricité tel qu'il est".
"Cela fait partie des questions que (...) les entreprises et les institutions ont éludées pendant des années", regrette-t-il.
Fin 2023, Bercy avait proposé un pacte nickel, promettant contre des contreparties de subventionner l'énergie nécessaire aux trois usines calédoniennes mais il n'a pu aboutir, en raison notamment de l'opposition des indépendantistes à la libéralisation des exportations de minerai brut, une des demandes de l'Etat.
P.AbuBaker--SF-PST