-
Brésil : le parti de Flavio Bolsonaro reconnaît la victoire surprise de Lula
-
Israël: premières législatives depuis le 7-Octobre, Netanyahu à l'épreuve des urnes
-
Ballon d'Or: Harry Kane sacré à domicile
-
Ballon d'Or: Harry Kane, footballeur total et anti-star
-
عمار بن حميد يوجّه بتطوير الخدمات للمواطنين والمقيمين وقطاع الأعمال
-
إطلاق صندوق استثماري متخصص في الغاز الطبيعي المسال
-
المعاشات الإماراتية: اكتمال التغطية التأمينية للقطاع الخاص
-
مساكن دبي تدعو المقيمين إلى المشاركة في تحدي المليار خطوة
-
الإمارات تعرض تجربتها في توظيف الذكاء الاصطناعي حكومياً
-
دراسة تقرّب العلماء من تفسير دور الشمال في العصور الجليدية
-
شراكة إماراتية لدعم سينما ومحتوى الأطفال والشباب
-
سباعيات دبي للرجبي تضيف منافسات الدرجة الثالثة من سلسلة HSBC SVNS
-
الأردن ينفذ ضربات على أهداف في سورية بعد توقيف منفذي هجوم الكنيسة
-
تحدي القراءة العربي يوسع أثره ويعزز المشاركة المعرفية
-
دراكنميلر: تحركات الأسواق تحمل إشارات ينبغي الإصغاء إليها
-
تمويل مشروع دندرة للطاقة الشمسية بقيمة 650 مليون دولار
-
وزير الصناعة المصري: القطاع الخاص يقود مسار التنمية الصناعية
-
عز العرب السويدي تقدم سيارات جايكو إلى السوق المصرية
-
تقدير احتياجات 420 مصنعاً متعثراً بنحو أربعة مليارات جنيه
-
مسؤولون إماراتيون: الشراكة مع بنين تفتح فرصاً للتجارة والاستثمار
-
افتتاح فرع جديد للمرشدي مارتس في التجمع الخامس
-
500 مليون جنيه لتطوير 322 معملاً للرقابة على الصادرات في مصر
-
مصر والدنمارك تبحثان توسيع التعاون في الطاقة المتجددة
-
رادع تشيد بمواجهة مجموعات مسلحة غرب رفح
-
تركيا والسعودية وباكستان وإيران تواصل مشاوراتها الإقليمية
-
رصد 13 اعتداء على موسم الزيتون في أربع محافظات فلسطينية
-
مرشح لبلدية أوتاوا يتعهد برفع العلم الفلسطيني إذا فاز
-
ثلاث إصابات خلال اقتحام القوات الإسرائيلية مخيم قلنديا
-
حسام بدران يستعيد أثر فتحي الشقاقي في الذكرى الحادية والثلاثين لاغتياله
-
صحيفة فلسطين تحقق مرتبة متقدمة في استطلاع لوسائل الإعلام
-
كمال النونو أول سفير لاتحاد الجامعات الدولي في فلسطين
-
ستيفان رولان يستلهم داليدا في مجموعة أزياء تستكشف الإنسانة خلف الأيقونة
-
حماس تؤكد للوسطاء التزامها التهدئة وتنفي التخطيط لهجمات جديدة
-
الأردن يعلن قصف مواقع مرتبطة بهجوم كنيسة الكرك في جنوب سورية
-
زيلينسكي ينتقد تأخر الموافقة الأميركية على صواريخ الدفاع الجوي
-
محكمة كويتية تقضي بإعدام ثلاثة مدانين بالتخابر مع إيران
-
أوسيمين يحسم ديربي إسطنبول لمصلحة غلطة سراي
-
مقتل ممرضة في الكونغو خلال عملها لمواجهة تفشي الإيبولا
-
إسبانيا تواصل هيمنتها على جوائز الكرة الذهبية
-
كريستو بوبوف يرسخ حضوره بين نجوم الريشة الطائرة العالمية
-
بيروت تكرّم نجاح سلام بإطلاق اسمها على شارع في المصيطبة
-
بغداد وعمّان توسعان الشراكة وتبحثان إقامة منطقة تجارة حرة
-
أردوغان يتمسك باتفاق ترسيم الحدود البحرية مع ليبيا ويدعو إلى الحوار
-
Foot: Alexia Putellas, la "Reine" prolonge son règne
-
Trump fustige une élection "truquée" au Brésil après la victoire surprise de Lula
-
Ligue 1: victoire contre Lyon et première place pour le PSG
-
Jordanie: arrestation de suspects et frappes meurtrières en Syrie après l'attaque contre une église
-
Foot: la cérémonie du Ballon d'Or 2026 a débuté
-
Les clés de la réélection historique de Lula au Brésil
-
Venezuela : l'opposante Machado prête à négocier, le gouvernement ironise sur son retour
Se racheter au front : ces condamnés ukrainiens qui prennent les armes
Artour Katchourovski est l'un de ces milliers de prisonniers ukrainiens qui ont rejoint l'armée pour combattre la Russie. La récompense qu'il espère : rentrer chez lui libre et en héros, lorsque la guerre sera finie.
Cet homme de 27 ans, condamné et emprisonné pour vol, doit bénéficier d'une libération conditionnelle pour rejoindre le front.
"Peut-être que la vie là-bas me changera, juste un peu, pour le meilleur", déclare-t-il à l'AFP de la prison de Boryspil, près de Kiev, où il attend son ordre de déploiement.
Si la Russie a recruté des dizaines de milliers de repris de justice pour son invasion, l'Ukraine vient seulement de créer le mécanisme légal permettant d'envoyer sur le champ de bataille des condamnés en échange d'une amnistie.
En manque d'effectifs, alors qu'elle est dans sa troisième année de guerre face à un ennemi plus nombreux et mieux armé, l'Ukraine multiplie les efforts pour regarnir les rangs de ses forces.
Selon le ministère ukrainien de la Justice, plus de 5.000 détenus ont demandé à s'engager depuis le vote en mai de la nouvelle loi qui le leur permet.
Les autorités ukrainiennes rejettent cependant le recours massifs aux repris de justice pour combattre, comme l'a fait la Russie avec le groupe paramilitaire Wagner, qui a envoyé foule d'hommes à la mort pour conquérir en mai 2023 la cité de Bakhmout, dans l'est de l'Ukraine.
Kiev n'apprécie d'ailleurs pas la comparaison mais certains prisonniers la font ouvertement.
"Des prisonniers ont pris Bakhmout. Malheureusement, ce ne sont pas des gars de notre camp", glisse Artour Katchourovski en souriant.
- Rédemption -
Si les prisonniers russes étaient remis en liberté s'ils survivaient à six mois de combats au front, les choses sont très différentes côté ukrainien.
Les volontaires n'y seront libérés qu'à la fin de la guerre mais ils ont le droit de demander à retourner en prison ou de retirer leur candidature avant d'être déployés.
Oleg Omeltchouk, 31 ans, est l'un de ceux qui ont changé d'avis après avoir déposé une demande. "Vous êtes un condamné avant tout (...), c'est comme ça ici et c'est comme ça que ça sera là-bas", dit-il.
Il n'a pas été sanctionné, il a juste été la cible de quelques plaisanteries de la part de codétenus qui ont, eux, toujours l'intention de s'enrôler.
Volodymyr Baranditch a déjà servi dans l'armée mais a été forcé de quitter son unité après une condamnation pour trafic de drogue dans une affaire ayant précédé son enrôlement.
Maintenant, il veut retourner au front : "On m'a offert des vacances que je n'avait pas demandées", ironise-t-il.
En attendant son ordre de mission, M. Baranditch partage son expérience avec d'autres détenus. "Les yeux des gens brûlent d'impatience", dit-il.
Pour la vice-ministre de la Justice, Olena Vyssotska, combattre pour sauver son pays est une question de rédemption.
"Il n'y a pas meilleur moyen pour quelqu'un d'être réhabilité aux yeux de la société que d'aider les forces armées", insiste la responsable.
Le commandant adjoint du bataillon de prisonniers de la 92e brigade d'assaut, Roman Kyrytchenko, fait pour sa part l'éloge de ses hommes qui vont "accomplir des tâches très spécialisées et précises dans les zones les plus dangereuses".
- "Je dois survivre" -
Mykola Soukhotine, 26 ans, doit bientôt être envoyé sur le front dans cette unité, lui qui purgeait 10 ans de prison pour meurtre.
"Nous avons déjà été dans notre propre école de la force mentale et de la motivation. Nous sommes déjà endurcis", proclame le jeune homme.
Vitali Kononenko, qui a déjà été sur le front dans la région orientale de Donetsk après 20 jours d'entraînement, n'est pas d'accord.
"Nous ne sommes pas des dieux de la guerre, nous sommes juste des gens normaux qui ont trébuché", assène-t-il.
S'agissant des conditions dans l'armée pour ces recrues si particulières, Oleg Tsvily, de l'ONG Protection pour les prisonniers d'Ukraine, estime que, globalement, ils ne sont pas moins bien traités que les soldats ordinaires.
"Certains commandants traitent mal les mobilisés normaux, pourquoi serait-ce différent pour les prisonniers?", a-t-il déclaré.
Il regrette cependant que les détenus déployés sur le front n'aient pas droit aux permissions.
M. Kononenko dit avoir été démoralisé d'apprendre qu'il ne verrait pas sa famille avant d'y partir. Pour autant, il ne se plaint pas car il assure vouloir se racheter.
"Je dois survivre. Je dois transformer ma vie. Agir de manière à ce que les gens qui me pointent du doigt en disant +condamné+ puissent voir que j'accomplis quelque chose dans l'armée", explique-t-il.
Son message à tous les prisonniers : "Les gars, ne venez pas pour être libres, vous ne le serez pas".
H.Darwish--SF-PST