-
Ce qu'il faut savoir sur le cinquième plénum du Parti communiste chinois
-
Allemagne: le "Nid d'Aigle" d'Adolf Hitler en feu, un suspect arrêté
-
Feux en Indonésie : des étudiants réclament dans le smog une action du gouvernement
-
Le Conseil de l'Europe appelle à respecter le droit de manifester
-
Nouvelle journée de mobilisation sous très haute sécurité après les débordements du 17 octobre
-
Jean-Michel Jarre, "optimiste par subversion" face à l'IA
-
Israël: les partis arabes se voient en faiseurs de rois pour faire tomber Netanyahu
-
Steve Hilton, le républicain qui veut ravir la Californie aux démocrates
-
Un début de saison des champignons compromis par des sols exceptionnellement secs
-
NBA : Les Spurs de Wemby encore battus, les Knicks aussi
-
NFL: Paris se met enfin à l'heure américaine, un rendez-vous à fidéliser
-
Typhon Champi à Taïwan : 56.000 foyers sans électricité, un mort et des milliers d'évacuations
-
Le congrès du RN à Orléans, épicentre d'une nouvelle journée de manifestations à haut risque
-
Cisjordanie : opération militaire majeure après la mort de deux soldats israéliens
-
Nouvelle journée de mobilisation sous très haute sécurité après le chaos du 17 octobre
-
Rubio appelle les Cubains à collaborer avec la CIA
-
Mondiaux de gym: Elena Colas, une 6e place prometteuse au concours général
-
Des signes laissent présager une reprise des frappes américaines contre l'Iran
-
Ligue 1: Nice plombé puis sauvé par Diouf
-
Foot: Messi reçoit le prix Princesse des Asturies du sport
-
La tempête Austen s'éloigne de la France, 242.000 foyers sans électricité
-
Wall Street clôture en baisse, minée par une nouvelle envolée du pétrole
-
Lycéens, forces de l'ordre : Macron en première ligne avant une nouvelle journée de contestation
-
Tirs meurtriers dans les Yvelines, un "tournant" pour Macron qui dénonce une attaque "raciste"
-
Tirs dans les Yvelines : un mort et plusieurs blessés, Macron dénonce un "attentat terroriste raciste"
-
Tuerie dans les Yvelines : "un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe" (maire de Trappes)
-
La tempête Austen poursuit sa route vers le Nord-est, 242.000 foyers sans électricité
-
Yvelines : Macron dénonce un "attentat terroriste raciste" ayant fait un mort et des blessés
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, la dette française attend Moody's
-
Allemagne: Vincent Kompany, l'entraîneur du Bayern, hospitalisé après un malaise
-
Grand Paris Express : le démarrage de la ligne 18 pourrait être reporté à 2027
-
"Une agression": en Colombie, des indigènes en lutte contre le nouveau président de droite
-
Prix des carburants: les transporteurs routiers italiens cessent leur mouvement de grève
-
Mobilisation du 24 octobre : ce qui est prévu
-
Iran : huit pays d'Europe et du Moyen-Orient plaident pour la paix à Istanbul
-
La tempête Austen poursuit sa route vers le nord, 288.600 foyers sans électricité
-
Meghan "bouleversée" par des accusations visant son père pour détention d'images pédocriminelles
-
Violences urbaines: Darmanin demande à la justice d'informer les "employeurs des pilleurs"
-
Le typhon Champi secoue Taïwan
-
Iran : huit hauts diplomates d'Europe et du Moyen-Orient à Istanbul
-
Tirs dans les Yvelines : un mort et des blessés, le tireur soupçonné de racisme
-
Venezuela : la précarité des quartiers riches au révélateur des séismes
-
En Inde, des écoles françaises mitonnent l'élite de la gastronomie
-
Macron reçoit les lycéens avant de rendre visite aux forces de l'ordre
-
Le premier long métrage généré par IA en Chine sort en salles
-
Wall Street ouvre en baisse, entre questionnements sur l'IA et hausse du pétrole
-
Sept ans après leur "bromance", Trump toque à nouveau à la porte de Kim
-
"Tout le monde s'en fout" : à l'Assemblée, le spleen budgétaire bat des records
-
Tempêtes météo et tempêtes sociales : perturbations dans les transports publics vendredi et ce week-end
-
Safran s'envole avec son moteur phare Leap et muscle ses usines militaires
Colombie: la dissidence des Farc à l'offensive près de Cali, menaces sur la COP16
Péril sur la COP16 ? Après la rupture des négociations de paix, les dissidents de la guérilla des Farc sont à l'offensive dans le sud-ouest de la Colombie, au point d'inquiéter sérieusement les organisateurs de la grande conférence onusienne sur la biodiversité prévue à Cali du 21 octobre au 1er novembre.
L'événement est "en danger" alertent les conseillers municipaux de Cali face à l'escalade de la violence dans les environs de la troisième ville de Colombie.
Le département du Valle del Cauca, dont Cali est la capitale, et le Cauca voisin sont l'épicentre d'un conflit avec la dissidence de l'EMC (Etat-major central), principale faction des Farc qui n'ont pas accepté l'accord de paix de 2016 avec cette guérilla marxiste.
"Le sud-ouest de la Colombie connaît une détérioration brutale de la sécurité sans précédent ces dernières années", constate Elizabeth Dickinson, analyste pour l'International Crisis Group (ICG).
- "Escalade" -
"Attaques à l'explosif, combats et embuscades ont fait des dizaines de morts la semaine dernière (...) Cette détérioration est le résultat d'un mélange détonant de tensions violentes qui se sont toutes entrechoquées en un seul moment", selon Mme Dickinson, faisant état également de "tentatives de recrutement massif d'enfants" par les dissidents.
Récemment, une moto piégée a explosé à Jamundi, à 18 kilomètres de Cali, et à Morales (100 km), un poste de police a été détruit par des tirs et des explosifs. Début avril, la garnison militaire de Pichincha, la plus grande du sud-ouest du pays au centre de Cali, a même été la cible d'un attentat à l'explosif.
Ces scènes de guerre ramènent aux pires moments de la guerre contre les Farc, dans les années 1990 et début 2000.
En réponse, le gouvernement a envoyé quelque 6.000 soldats dans la région avec l'ordre de mener des actions offensives.
L'EMC (constitué en "Fronts") sur la côte pacifique "est désormais le seul groupe armé à attaquer directement l'Etat. Les embuscades tendues à la police pourraient préfigurer d'autres actions à venir. La logique du moment est l'escalade", s'alarme ICG.
Ces violences sont intervenues après la rupture des négociations de paix, entamées en octobre 2023, ordonnée par le président Gustavo Petro devant la mauvaise foi de ce groupe et ses tentatives pour continuer à étendre son influence, selon le chef de l'Etat.
Elles sont aussi un clair avertissement adressé à quelques commandants de l'EMC (dans le nord-est et le sud) qui ont choisi, eux, de continuer les pourparlers de paix avec le gouvernement, alors que le groupe apparaît désormais clairement divisé.
Pour l'analyste Monica Castillo de la Fondation paix et réconciliation (Pares), ces attaques sont un défi lancé à l'Etat: "C'est comme s'ils disaient non seulement +nous ne négocions pas, mais en plus nous allons continuer à croître+".
Bastion de l'EMC, le sud-ouest est l'une de leur principale source de revenus: près de 29.000 hectares de feuilles de coca y sont plantés, selon l'ONU.
Le commandant des forces armées, le général Helder Giraldo, a promis de "ne pas permettre" à "ces groupes terroristes d'accaparer" les Colombiens.
- "Paix avec la nature" -
Malgré la menace latente, le gouvernement de gauche assure qu'il est fermement engagé dans la COP16, à laquelle sont attendus près de 12.000 participants et visiteurs du monde entier.
"Pour l'instant, nous maintenons l'objectif de la COP", a déclaré à l'AFP la ministre de l'Environnement Susana Muhamad. "Mais évidemment nous évaluons la situation de très près et nous espérons que nous pourrons surmonter toutes les situations, nous comprenons que le contexte n'est pas facile", a-t-elle concédé.
Pour les conseillers municipaux de Cali, la future COP16 est "en danger" si "les attaques terroristes enregistrées dans la zone" se poursuivent.
La dissidence "annonçait qu'elle était déjà aux portes de Cali, que son expansion était réelle" et "qu'elle cherchait à atteindre ces territoires urbains", explique à l'AFP Monica Castillo.
Le maire de Cali, Alejandro Eder, reconnaît qu'il s'agit de "niveaux" de violence "jamais vus depuis cinq ou dix ans" et prévoit de demander un renfort de 2.000 hommes en uniforme, au moment même où M. Petro vante Cali comme une ville symbole de la "paix avec la nature".
Pour l'heure, il affirme que la possibilité de retirer la COP16 de Cali "n'a pas été discutée".
G.AbuGhazaleh--SF-PST