-
دبي للخدمات المالية تغرم موديز 2.14 مليون درهم لإخلالها بسرية البيانات
-
Israël : le camp de Netanyahu en tête après les élections mais sans majorité
-
الإمارات تشارك في قمة الغاز: سعيد الهاجري يشارك في قمة منتدى الدول المصدرة للغاز في موسكو
-
جائزة حمدان للتصوير تكرم فيرونيك دو فيغوري عن مسيرتها الصحافية
-
ديلاوير تختبر تسجيل شركات يقودها الذكاء الاصطناعي بالكامل
-
شراكات دولية جديدة: لطيفة بنت محمد تبحث تعزيز التعاون مع عدد من الوزراء والمسؤولين وقادة الشركات الرائدة في كوريا
-
مخاطر سيبرانية متصاعدة: كيف يحوّل الذكاء الاصطناعي القراصنة إلى تهديد للبنية التحتية العالمية؟
-
الديمقراطيون يدخلون الأيام الأخيرة من السباق بتفاؤل حذر
-
Les hôpitaux ruraux américains, victimes collatérales des politiques de Trump
-
Toujours nommée, jamais élue en son nom : le parcours hors normes de Christine Lagarde
-
المؤشرات الأوروبية تصعد قبيل اجتماع المركزي الأوروبي بشأن السياسة النقدية
-
مصر والبرتغال تبحثان توسيع الربط الجوي بين البلدين
-
بنك تايلاند يبقي سعر الفائدة دون تغيير عند 1%
-
Ligue des champions féminine : le PSG tient le choc contre City
-
Le déploiement de milliers de soldats salvadoriens en Haïti, sans doute plus qu'une opération de sauvetage
-
تداولات بورصة البحرين تتجاوز مليون دينار خلال أسبوع
-
بورصة البحرين: المؤشران العام والإسلامي يغلقان على انخفاض
-
Mort de Patrick Stewart, star des sagas "X-Men" et "Star Trek", à 86 ans
-
الرقابة المالية تبحث حوافز جديدة لصناديق الاستثمار في البورصة المصرية
-
Amazon accélère dans l'informatique à distance, mais la facture de l'IA s'alourdit
-
المركزي المصري يرفع أسعار الفائدة 100 نقطة أساس
-
Wall Street clôture en baisse, minée par la glissade d'Alphabet
-
Ardèche: un gynécologue mis en examen pour viols
-
قطر للطاقة تشتري 3 ملايين طن سنويا من الغاز الطبيعي المسال الأمريكي
-
Amazon porté par une nouvelle accélération du "cloud" au 3T, mais chute après la clôture
-
WNBA : Gabby Williams embarquée dans un ultime round pour la couronne
-
مقلب في متجر ينتهي بانهيار عامل بقالة.. وموجة تعاطف تنقلب ضد صناع المحتوى
-
ريال مدريد أمام جدول مزدحم بعد الكلاسيكو
-
Dix franchisés Body Minute demandent une requalification de leur contrat aux prud'hommes
-
Le gouvernement demande à TotalEnergies d'être "exemplaire" et de "répercuter" le déstockage des barils
-
Venezuela : l'opposante Machado remercie Trump d'ouvrir "la porte de la liberté"
-
اعتداءات على مزارعي الزيتون: الاحتلال يواصل حربه على الزيتون
-
Tennis : l'Allemand Alexander Zverev assuré de devenir N.1 mondial dès lundi
-
منظمة الصحة العالمية توثق 9072 قتيلًا ومصابًا في اليمن منذ أغسطس
-
IA: le Canada entre au capital de Cohere pour défendre sa souveraineté
-
مقتل فلسطينيين في غزة مع تواصل غارات الاحتلال وقصفه المدفعي وإطلاق النار
-
TF1: la baisse de la pub pèse sur l'activité et le bénéfice net
-
Manifestations du 31 octobre: 70.000 policiers et gendarmes mobilisés, "un dispositif exceptionnel" reconduit, selon Nuñez
-
الإمارات تشدد على تغليب الحوار والحلول السياسية لاحتواء توترات المنطقة
-
مغادرة لاغارد المبكرة تفتح سباق خلافة البنك المركزي الأوروبي
-
عون ينفي إحراز تقدم وبري يحذر من إنهاء مهمة «يونيفيل»
-
La Bourse de Paris termine en hausse, portée par les résultats d'entreprises
-
Radio France mise en garde après un montage détournant des propos de Mélenchon
-
هجوم أوكراني واسع بالمسيّرات تزامن مع وجود عشرات القادة الأفارقة في موسكو
-
COP17: la science à nouveau remise en cause par plusieurs pays, accusent certaines nations
-
Le "Toyota Building", témoin de la transformation de Dubaï, bientôt démoli
-
Finlande : la seule agence de presse du pays va cesser ses activités d'information
-
BCE: vers une hausse des taux en décembre, pendant que Lagarde prépare sa sortie
-
États-Unis: la croissance flambe avant les élections, les prix aussi
-
Une île des Philippines lutte contre la montée des eaux grâce à la nature, pas au béton
De navire de guerre à chariot de supermarché, coques à la découpe près de Bordeaux
Après avoir écumé les mers, huit ex-navires de guerre français vont achever leur vie près de Bordeaux, où la déconstruction de ces géants d'acier a commencé, un "pincement au cœur" pour la Marine mais la perspective de recycler 30.000 tonnes de matériaux.
À Bassens, en bord de Garonne, l'ancien pétrolier-ravitailleur Meuse a pris place début mars dans la forme de radoub du Grand Port maritime de Bordeaux, une cale sèche de 240 mètres de long.
C'est la première des huit coques à être découpée dans le cadre de ce spectaculaire chantier de 40 mois. Un contrat de "plusieurs millions d'euros" conclu par la Marine nationale avec un groupement d'entreprises, le plus grand marché de ce type en France depuis une décennie.
Minuscules devant l'immense coque de 150 mètres de long, plusieurs ouvriers masqués s'affairaient mardi après-midi, chalumeau à la main, pour retirer les équipements du pont arrière, araser le château au centre et, à la proue, découper l'étrave dans des gerbes d'étincelles.
C'est une "petite séquence émotion", a reconnu auprès de l'AFP le capitaine de vaisseau Grégory Lerenard, directeur adjoint du service de soutien de la flotte de la Marine nationale, à Brest.
"Il y a toujours un petit pincement au cœur quand on voit partir à la retraite des navires sur lesquels on a navigué. Ça fait partie du cycle de vie des navires, on sait qu'après ils vont être recyclés et servir à autre chose", observe-t-il.
- Valoriser 98% des matériaux -
De 1980 à 2015, la Meuse a accompagné en opération les porte-avions Foch, Clemenceau et Charles-de-Gaulle.
Le tonnage de ce pétrolier-ravitailleur, jadis doté d'un hôpital embarqué, de salles d'état-major et d'amples cales, pouvait atteindre 18.000 tonnes une fois chargé en carburant.
À ses côtés, à quai, se trouve l'ancien Suffren, reconnaissable au large radôme (sorte de boule abritant le radar) à son sommet. Cette ex-frégate a servi de 1967 à 2001, avant d'être utilisée comme brise-lames près de Toulon puis remorquée jusqu'à Bordeaux.
Au moment de leur démobilisation, ces anciens navires avaient déjà été dépouillés de leur motorisation, de leurs canons et de nombreux équipements.
Mais il reste entre quatre et huit mois de chantier pour chaque navire, afin de dépolluer les coques puis recycler 98% des matériaux.
"Il y a de l'amiante, des PCB, des FCR (fibres céramiques réfractaires, NDLR), du plomb... Il faut en tenir compte", souligne Nathalie Le Rest, responsable des opérations de déconstruction au sein du service de soutien de la flotte.
"C'est un processus industriel qu'on maîtrise de bout en bout", répond Nicolas Masson, directeur de Cardem, filiale d'Eurovia (groupe Vinci) chargée du démantèlement.
Snadec Environnement (dépollution) et Sirmet (recyclage) complètent le groupement, également chargé de revendre les métaux recyclés à des aciéries désireuses de réduire leur empreinte carbone.
- De "futures voitures ou casseroles" -
"À la fin de la boucle, on a des bateaux qui vont servir à faire des métaux de construction. Peut-être que vous en retrouverez des morceaux dans vos futures voitures ou casseroles", sourit Nicolas Masson.
Ou bien encore dans des chariots de supermarché, car "tout acier peut être recyclé à l'infini", abonde le capitaine de vaisseau Lerenard, qui précise que l'éventuelle rouille des coques est seulement superficielle et facile à décaper.
Avant 2005, les bateaux militaires étaient océanisés, c'est-à-dire coulés au large, parfois après avoir servi de cibles d'exercice. Depuis, cette pratique est interdite et les navires sont déconstruits en France ou à l'étranger après le lancement d'appels d'offres.
Ces dernières années, d'autres prestigieux navires de combat, comme l'ancien croiseur Colbert ou le mythique navire-école Jeanne d'Arc, ont achevé leur vie près de Bordeaux, l'un des 18 sites européens habilités.
Et d'autres chantiers sont en vue pour la Marine nationale. "Sur la décennie à venir on peut comptabiliser une centaine de coques de fort et moyen tonnage à déconstruire, et un peu plus de 300 petits navires et engins nautiques", détaille Nathalie Le Rest.
U.Shaheen--SF-PST